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Afghanistan : explosions à Jalalabad, au moins trois morts

Afghanistan

Trois explosions ont frappé lundi soir le centre de la ville de Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, faisant trois morts et 20 blessés selon un premier bilan, ont indiqué les autorités locales.

"Il y a eu trois explosions consécutives à Talashi Chawk", le centre-ville de la capitale du Nangarhar, "près d'un véhicule de police", a indiqué dans un message à la presse le porte-parole du gouverneur provincial, Attaullah Khogyani.

"La nature de l'explosion n'est pas déterminée. Il pourrait s'agir de bombes artisanales", a-t-il ajouté, faisant part d'un bilan provisoire de trois tués et 20 blessés.

Aucun groupe rebelle présent en Afghanistan n'a pour l'heure revendiqué ces attentats mais le groupe Etat islamique (EI) et les talibans sont tous deux actifs dans l'est du pays.

La ville proche de la frontière pakistanaise avait été épargnée par les attentats ces derniers temps, les combats, essentiellement contre l'EI, se tenaient dans des districts reculés de la province.

Cependant, au moins 16 civils avaient été tués mi-mars dans une attaque-suicide suivie d'échanges de tirs contre une entreprise locale de BTP proche de l'aéroport de Jalalabad.

Les talibans avaient assuré ne pas être impliqués.

Le président afghan Ashraf Ghani a offert à maintes reprises des offres de cessez-le-feu durant le mois de ramadan mais les combats perdurent dans le pays.

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La Corée du Nord demande l'aide de l'ONU pour récupérer un cargo saisi par les Etats-Unis

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

La Corée du Nord a appelé les Nations unies à prendre des "mesures urgentes" pour l'aider à récupérer un cargo saisi récemment par les Etats-Unis, qualifié de "pays gangster".

Les autorités américaines ont annoncé ce mois ci avoir saisi un cargo nord-coréen, le "Wise Honest", accusé d'avoir violé les sanctions internationales en exportant du charbon et en important des machines. Il se trouvait bloqué depuis un an en Indonésie, son capitaine étant poursuivi par les autorités indonésiennes. En juillet, les autorités américaines avaient lancé une procédure de saisie.

Cet épisode intervient après le lancement le 9 mai par Pyongyang de deux missiles de courte portée, le deuxième essai militaire en moins d'une semaine.

Dans une lettre adressée vendredi au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, Kim Song, représentant permanent de Pyongyang à l'Onu, a déclaré que cette saisie était "un acte illégal et scandaleux", selon l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

Cet acte "indique clairement que les États-Unis sont effectivement un pays gangster qui ne se soucie absolument pas des lois internationales", affirme cette lettre.

Le représentant de la Corée du Nord à l'ONU appelle M. Guterres à "prendre des mesures urgentes afin de contribuer à la stabilité de la péninsule coréenne et de prouver l'impartialité de l'ONU".

Cette semaine, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a affirmé que cette saisie était contraire à l'esprit d'une déclaration commune signée par le président américain et le numéro un nord-coréen lors de leur premier sommet en juin 2018 à Singapour.

La reprise par Pyongyang d'essais balistiques est une première depuis un an et demi et la spectaculaire détente sur la péninsule coréenne marquée par l'amorce de négociations avec les Etats-Unis sur les programmes nucléaire et balistique du Nord.

Mais ces négociations sont dans l'impasse depuis l'échec en février du second sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, à Hanoi.

Les deux dirigeants n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les concessions que Pyongyang devrait faire en échange de la levée des sanctions internationales.

La Corée du Nord est sous le coup de nombreuses sanctions votées par le conseil de sécurité de l'Onu pour la contraindre à renoncer à ses programmes balistiques et nucléaires.

Afghanistan : plusieurs policiers tués par erreur dans un bombardement américain

Les militaires américains et ceux de l'OTAN à Kabul en Afghanistan.

Au moins huit policiers qui combattaient les talibans dans le sud de l'Afghanistan ont été tués jeudi soir par erreur lors d'un bombardement aérien américain, ont indiqué vendredi des responsables.

Au cours de combats intenses avec les talibans à Lashkar Gah, dans la province du Helmand, "nos partenaires afghans (...) ont demandé un soutien aérien de précision", a indiqué le porte-parole de l'armée américaine en Afghanistan, le Colonel David Butler.

Il a ensuite expliqué qu'une "unité de coordination afghane" avait "signalé et confirmé que les zones étaient libres de forces amies" mais que "malheureusement elles ne l'étaient pas et un tragique accident s'en est suivi".

"Des forces de sécurité afghanes ainsi que des combattants talibans ont été tués lors de ces frappes", a-t-il ajouté sans avancer de bilan.

"Nous regrettons ces pertes de vies tragiques de nos partenaires" et "examinons le malentendu pour nous assurer qu'il ne se répètera pas", a ajouté le Colonel Butler.

Le bilan exact variait selon les sources entre 8 et 18 policiers tués et une dizaine blessés.

"Je confirme qu'il y a eu un bombardement aérien sur la police afghane et que huit policiers ont été tués et 12 autres blessés", a indiqué à l'AFP le porte-parole du gouverneur de la province du Helmand, Omar Zwak.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Nasrat Rahimi, a fait état dans un message à la presse de huit policiers tués et 11 blessés et indiqué qu'une "délégation conjointe (avait) été nommée pour enquêter".

Ataullah Afghan, chef du conseil provincial du Helmand, a pour sa part donné le bilan de 18 policiers tués et 14 blessés.

Seules les armées de l'air afghane et américaine mènent des opérations aériennes en soutien au troupes au sol. Elles ont intensifié ces derniers mois leurs frappes contre les talibans et le groupe Etat islamique.

Selon l'US Air Force Central Command, les Etats-Unis ont largué 7.362 bombes en Afghanistan en 2018, le nombre le plus élevé depuis au moins 2010.

Dans l'un des plus meurtriers tirs amis, 16 policiers afghans avaient été tués en 2017 cibles par erreur d'une frappe américaine dans le Helmand.

Le nombre de civils tués lors de ces frappes aériennes a lui aussi fortement augmenté cette année, selon l'ONU.

Les Américains bombardent des policiers afghans par erreur

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