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Afghanistan : les Etats-Unis poussent pour la tenue de la présidentielle en septembre

Afghanistan

La commission responsable de l'organisation de l'élection présidentielle prévue fin septembre en Afghanistan doit faire davantage pour s'assurer de la tenue en bon ordre du scrutin, a estimé jeudi l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul dans un communiqué.

La date du vote, initialement prévu le 20 avril 2019, a été repoussée à deux reprises, au 20 juillet puis au 28 septembre.

La Commission électorale indépendante (CEI), empêtrée dans des contestations multiples à l'issue des élections législatives d'octobre 2018, ne pouvait pas se consacrer à l'organisation du scrutin présidentiel.

Les résultats complets, incluant ceux de la province de Kaboul, longtemps contestés par des candidats recalés, n'ont été officialisés que cette semaine.

L'ambassade des Etats-Unis a exhorté la CEI et les autorités afghanes à désormais "jouer leur rôle pour prendre les décisions et les mesures nécessaires afin que le peuple afghan puisse se faire entendre aux urnes cette année".

Parmi ses recommandations, l'ambassade américaine souligne que la CEI doit "présenter une demande de budget alignée sur un plan opérationnel approprié, embaucher et former suffisamment de personnel pour mener à bien l'inscription des électeurs et les préparatifs, et assurer la coordination avec les ministères chargés de la sécurité".

"Le peuple afghan mérite d'avoir la possibilité de choisir ses prochains dirigeants grâce à des élections transparentes" note la représentation américaine qui se dit "prêt(e) à continuer de soutenir ce processus".

Ce communiqué est rendu public à l'issue de la visite à Kaboul de l'émissaire des Etats-Unis pour l'Asie du Sud, Alice Wells, qui a elle aussi insisté sur l'importance de la tenue des élections de septembre.

Le mandat du président afghan Ashraf Ghani expire techniquement le 22 mai, et ses opposants ont appelé à la mise en place d'un gouvernement intérimaire jusqu'à la tenue des prochaines élections.

La Cour suprême a toutefois jugé qu'il pouvait rester au pouvoir jusqu'à la tenue du prochain scrutin.

Le report du vote avait été annoncé alors que des pourparlers de paix sont en cours depuis des mois entre les Etats-unis et les talibans et certains y ont vu une tentative de laisser davantage de temps aux négociateurs.

Une sixième série de pourparlers s'est achevée la semaine dernière à Doha, mais les deux parties ne semblent progresser que lentement sur plusieurs dossiers clés.

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Trump reçoit le Premier ministre pakistanais avec l'Afghanistan en tête

Le Premier ministre du Pakistan Imran Khan.

Le président américain Donald Trump reçoit lundi le Premier ministre du Pakistan Imran Khan pour une rencontre centrée l'Afghanistan, au moment où Washington cherche à se désengager de ce pays après 18 ans d'intervention militaire.

Pour sa première visite à la Maison Blanche depuis son arrivée au pouvoir, l'ancien champion de cricket peut s'attendre à une série de demandes de la part du milliardaire républicain qui a, par le passé, accusé Islamabad de "mensonges" et de "duplicité".

L'objectif est "de pousser pour une coopération concrète du Pakistan sur le processus de paix afghan", et "d'encourager le Pakistan à accentuer ses efforts récents contre les terroristes sur son territoire", résume un responsable américain sous couvert d'anonymat.

Les Etats-Unis mettent les bouchées doubles pour arracher un accord politique avec les talibans avant l'élection présidentielle afghane, prévue fin septembre, ce qui ouvrirait la voie à un retrait des troupes américaines.

Washington et Kaboul accusent Islamabad de soutenir des groupes extrémistes armés comme le réseau Haqqani, allié des talibans, en lui fournissant des refuges dans ses régions frontalières avec l'Afghanistan.

Le Pakistan nie un tel soutien, arguant à l'inverse des énormes sacrifices humains et financiers consentis dans sa lutte contre le terrorisme.

"Ce n'est pas un secret: nous sommes préoccupés par les liens entre certains groupes (terroristes) et l'armée et les services de renseignement pakistanais", résume un responsable américain.

Du côté pakistanais, on insiste sur la nécessité d'une "relance les relations bilatérales" après des années tumultueuses.

"L'un des éléments frappants de cette rencontre Trump-Khan à venir est le décalage énorme des attentes", souligne Michael Kugelman du Wilson Center à Washington.

"Le Pakistan espère que cette rencontre permettra aux deux pays de repartir sur de bonnes bases. Les Etats-Unis ont un objectif beaucoup plus précis: s'assurer d'une grande coopération du Pakistan sur le processus de paix afghan", ajoute-t-il.

Les interactions entre les deux dirigeants aux parcours atypiques seront aussi scrutées à la loupe.

Avant d'être élu, Imran Khan avait considéré la perspective d'une rencontre avec le président américain comme une "pilule amère" à avaler.

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