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Sénégal

A Dakar, les prix des denrées en hausse pour le ramadan

Une vendeuse de légumes au marché Castor de Dakar, le 25 janvier 2019.

En ce début du mois de Ramadan, les prix des produits de première nécessité sont en hausse. Une situation qui n’est pas du goût des clients.

Au marché grand Yoff, bondé de monde en ce début du mois de ramadan, l'heure est aux courses car les garde-manger doivent être bien fournis.

"Les prix des denrées sont en hausse. Surtout les légumes et le poisson. Ils ont attendu le ramadan pour revoir à la hausse les prix. C'est inadmissible!", peste une Sénégalaise.

Un autre marché, une même situation. Au marché Castor, les prix des denrées sont aussi chers comme le confie Mariame Diouf. Elle demande aux commerçants d’être sensibles à la précarité des ménages et de revoir les prix à la baisse en cette période de ramadan.

"Franchement tout est cher. J'implore le Tout-Puissant qu'il nous aide par la grâce du ramadan de nous permettre d'avoir de quoi nous nourrir. Le riz et l'huile coûtent très chers", dit-elle d’un air désolé.

Aucune raison ne semble justifier une hausse des prix.

Pour sa part, l’Association nationale des commerçants "Unacois yessal" exhorte ses membres à faire preuve de plus de compassion et de responsabilité en cette période de ramadan.

Cheikhou Cissé, le président de la structure, affirme qu’ils ont demandé aux membres de "ne pas augmenter les prix des denrées alimentaires en cette période de préparatif du Ramadan. Ils ne doivent pas aussi vendre de la marchandise périmée ou encore de la fraude. Nous savons que le marché sera bien approvisionné, c'est une assurance des autorités et donc il n’y a pas de raison d'augmenter les prix", explique-t-il.

Des propos confirmés par Oumar Diallo, directeur du commerce intérieur, qui indique que les autorités ont fait le nécessaire pour la stabilité des prix. Selon lui, il y aura assez de denrées de première nécessité pendant et après le Ramadan.

"Nous pouvons vous assurer qu'il n’y aura pas de pénurie de denrées de première nécessité durant le ramadan et même après", a-t-il précisé.

Un Ramadan dans l'amertume avec la hausse des prix des aliments
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L'ONU souhaite une approche combinant humanitaire, développement et sécurité du Sahel

Un groupe de filles du Niger attend l'arrivée d'un convoi des Nations Unies dans le village de Sabon Machi, dans la région de Maradi, au Niger, le 16 août 2018.

La région du Sahel, où l'opération française Barkhane va céder la place à une coalition internationale, requiert une approche coordonnée combinant humanitaire, développement et sécurité, a indiqué le chef de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé le 10 juin une réduction de la présence militaire française au Sahel, marquée par la fermeture de bases et une réarticulation de la lutte antijihadiste autour d'une "alliance internationale" associant des Européens.

Selon le dernier rapport du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) sur les déplacements dans le monde publié vendredi, environ 750.000 personnes ont été nouvellement déplacées au Sahel, "dans ce qui est peut-être la crise régionale la plus complexe au monde".

"La dynamique de la crise est donc négative", a déclaré le Haut Commissaire Filippo Grandi, dans un entretien à l'AFP.

"Regardez ce qui se passe au Nigeria par exemple; le Tchad traverse une transition politique difficile; le Mali continue d'être instable; le Burkina Faso et le Niger sont fragiles", a-t-il égrené.

Soulignant l'importance stratégique de cette région africaine pour l'Europe, M. Grandi a dit espérer qu'une "approche stratégique qui combine tout - l'humanitaire, le développement, l'investissement dans l'éducation et dans la prospérité économique, et le volet sécurité - pourra se faire de manière plus coordonnée."

"Ce qu'il faut au Sahel, c'est une combinaison de plusieurs interventions", a-t-il insisté.

Fin de l'opération Barkhane et exemple d'Afghanistan

Après huit ans de présence ininterrompue au Sahel, où sont aujourd'hui déployés 5.100 de ses militaires, la France veut désormais passer d'un statut de force en première ligne contre les jihadistes à celui de force d'accompagnement et d'appui (renseignement, drones, avions de chasse...).

La décroissance des effectifs militaires français s'opérera progressivement, avec un jalon à environ 3.500 hommes d'ici un an puis 2.500 personnes d'ici 2023, selon une source familière du dossier. Les commandos d'élite de la task force française "Sabre" devraient être maintenus pour poursuivre la traque des chefs jihadistes qui sévissent dans la région.

"Il est certain que les opérations militaires internationales visant à faire face à ces types de crises, comme l'opération française Barkhane ou les troupes américaines en Afghanistan, ne peuvent pas être maintenues éternellement. Je comprends cela", a affirmé Filippo Grandi.

"Le problème est que si, pendant que ces troupes sont présentes, les investissements appropriés ne sont pas faits pour répondre à tous les aspects de la crise, alors lorsque l'on retire les troupes, les causes de la crise sont toujours présentes et la crise peut repartir", a-t-il développé.

Et de conclure: "Ce qui signifie qu'après quelque années, d'autres troupes doivent être envoyées. C'est certainement ce qui nous préoccupe en Afghanistan", d'où les forces américaines vont se retirer.

Le président des Etats-Unis Joe Biden a décidé de retirer tous les soldats américains au plus tard le 11 septembre 2001, pour le vingtième anniversaire des attentats à New York et Washington, qui avaient provoqué l'intervention en Afghanistan.

Pour M. Grandi, le retrait américain risque de provoquer une augmentation de la violence dans le pays: "Nous nous y préparons".

Selon le HCR, 2,6 millions d'Afghans ayant fui leur pays vivaient fin 2020 à l'étranger.

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