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Guinée Équatoriale

Le plus haut magistrat équato-guinéen limogé pour des pots-de-vin présumés

ARCHIVES - Le Président de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo lors du 26e sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, Ethiopie, 31 janvier 2016.

Le président de la Guinée équatoriale a annoncé samedi avoir démis de ses fonctions le plus haut magistrat du pays après que celui-ci a avoué avoir reçu des pots-de-vin d'une enseigne commerciale condamnée dans un vaste scandale sanitaire.

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui dirige ce Etat pétrolier d'Afrique centrale depuis près de 43 ans, a destitué David Nguema Obiang Eyang, président de la Cour suprême de justice depuis 2018, "puisqu'il assume la responsabilité des irrégularités commises dans l'exercice de ses hautes fonctions", selon un décret présidentiel lu à la radio et à la télévision d'Etat TVGE.

Le magistrat a "reconnu avoir reçu un pot-de-vin de 100 millions de francs CFA (environ 153.000 euros) de Comercial Santy", a tweeté Teodoro Nguema Obiang Mangue, le tout-puissant vice-président et fils du chef de l'Etat, dont il est présenté comme le "dauphin".

Ni le décret, ni le tweet ne précisent le sort judiciaire du magistrat, et les autorités, quelles qu'elles soient, ne répondent jamais aux sollicitations directes des journalistes, réservant les informations officielles aux médias d'Etat.

Mi-juin, Comercial Santy, une des plus grosses enseignes de supermarchés et de pharmacies du pays, avait été condamnée pour "délit contre la santé publique" par un tribunal pour avoir notamment changé les dates de péremption de produits alimentaires et vendu des produits pharmaceutiques non autorisés.

Comercial Santy, un groupe familial espagnol né en 1960 en Guinée équatoriale huit ans avant son indépendance de l'Espagne, avait été condamnée mi-juin à une amende de 411 millions de francs CFA, environ 625.000 euros, ses machines servant à changer les dates de péremption avaient été confisquées et tous ses produits dont les dates avaient été altérées saisis pour être détruits.

Les supermarchés et les pharmacies Santy avaient également été fermées, mais elles avaient ensuite rouvert, manifestement sans autorisation.

Cinq autres magistrats ont été placés en garde à vue dans le cadre de cette affaire car ils ont avoué avoir reçu de l'argent pour permettre la réouverture de ces enseignes, selon la TVGE.

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L’Afrique centrale avance à grands pas vers l’intégration régionale

ARCHIVES - Des personnes attendent de traverser la frontière avec la Guinée équatoriale en voiture et à pied à Kye-Ossi, au Cameroun, le 23 mai 2015.

Les ministres de l’Intégration ont adopté à Yaoundé le principe d’une fusion des différentes communautés économiques régionales et cela dès l’année prochaine.

L’Afrique centrale débarrassée de ces multiples Communautés économiques régionales (CER) en 2023 ? Les autorités veulent en tout cas y croire après la récente réunion du Comité de pilotage de la Rationalisation des Communautés Économiques Régionales en Afrique Centrale, COPIL/CER-AC.

Lors de sa dernière rencontre qui s’est tenue du 11 au 12 août 2022 dans la capitale camerounaise, cet organe technique a, en effet, validé le projet de rapprochement des espaces économiques régionaux d’ici la fin de l’année 2023.

Cette décision suppose notamment la disparition à terme de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), celle de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ainsi que la Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) au profit d’une seule et unique organisation.

Fragmentation de communautés

Des propositions de dénomination existent déjà pour ce projet qui répond aux recommandations de l’Union africaine (UA) pour une meilleure intégration des différentes régions du continent, et qui attend l’avis favorable du chef de l’État camerounais Paul Biya, en charge de la rationalisation des CER-AC.

Sur les huit communautés régionales reconnues par l’UA, la zone d’Afrique centrale en compte à elle seule trois, dont la CEEAC avec 11 membres, la CEMAC composée de six membres et la CEPGL regroupant quatre membres. Une fragmentation qui mine les efforts d’intégration entre les pays au niveau institutionnel en particulier.

Alors que le brassage des peuples est bien une réalité malgré les stigmates de la balkanisation, il est parfois plus rapide et plus sûr d’importer à Brazzaville ou à Kinshasa des marchandises provenant de villes bien plus lointaines, que d’effectuer des échanges commerciaux entre ces deux capitales pourtant uniquement séparées par un fleuve.

Goulots d’étranglement

Le manque d’infrastructures transfrontalières de qualité, les procédures de visa, les exigences douanières et les autres contraintes administratives, sans oublier les nombreux conflits parfois sur fond de rivalités entre États, constituent autant de freins à la pleine exploitation du potentiel de cette région.

Selon les chiffres de l’UA sur l’intégration régionale, le commerce intrarégional est estimé à 5,4% seulement au sein de la CEEAC pourtant riche d’un PIB en 2019 de 204 milliards de dollars. En comparaison, la région ouest-africaine (CEDEAO) tourne autour de 13,8% de commerce intrarégional.

Les dirigeants africains espèrent l’élimination prochaine de tous ces goulots d’étranglement grâce à la rationalisation des CER. Cette initiative s’insère dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et le Traité d’Abuja, deux programmes visant « une intégration plus élargie et plus élaborée » du continent africain.

Les autorités équato-guinéennes arraisonnent un navire pirate

ARCHIVES - Les forces spéciales nigérianes interceptent des pirates lors d'un exercice conjoint entre les personnels de la marine nigériane et marocaine au large de Lagos, le 20 mars 2019.

C'est à Luba, à 45 kilomètres au sud de Malabo, la capitale, que les autorités retiennent le bateau et son équipage.

Les autorités équato-guinéennes ont saisi un navire soupçonné de piraterie et de transport illicite de marchandises de contrebande, a-t-on appris de source officielle.

Selon les autorités, le navire transportait du pétrole brut et naviguait sans autorisation et sans drapeau d'identification dans les eaux équato-guinéennes. Ses 25 membres d'équipage sont retenus dans ce pays côtier qui longe le golfe de Guinée, théâtre d'actes de piraterie et voie de transit du trafic de drogue.

C'est à Luba, à 45 kilomètres au sud de Malabo, la capitale, que les autorités retiennent le bateau et son équipage.

"Le navire est retenu pour avoir navigué dans nos eaux sans une autorisation de navigation et sans drapeau pour identifier son pays", a déclaré mardi à la télévision d'État Anatalio Zang Nguema, le procureur général de la République.

Le transporteur du brut arraisonné par la marine équato-guinéenne le 13 août au large de l'îlot d'Annobon, appartenant à la Guinée équatoriale, situé à 700 km au nord de Malabo, compte parmi son équipage 16 Indiens, un Philippin, 7 Sri Lankais et un Polonais.

Alarme nigériane

Selon les autorités, le navire Heroic Edun a été arraisonné suite à une alarme internationale et quelque temps après sa fuite du Nigeria où il est soupçonné d'être impliqué dans le trafic du pétrole.

Les autorités équato-guinéennes ont indiqué qu'elles pourraient remettre le bateau au Nigeria après les enquêtes.

Les autorités équato-guinéennes se disent profondément préoccupées par la piraterie maritime qui est devenue fréquente dans le golfe de Guinée ces dernières années. En mai, le conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l’unanimité de ses 15 membres une résolution qui condamne les actes de piraterie, les vols en haute mer, les enlèvements et les prises d’otage dans le golfe de Guinée.

L'ONU demande à tous les États de la région d’ériger ces actes en infractions pénales dans leur droit interne et d’ouvrir des enquêtes sur leurs auteurs, de les poursuivre et de les extrader au besoin.

Limogeage du chef de la justice équato-guinéenne: "poudre de perlimpinpin"

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Nouvelle taxe pour les opérateurs de télécommunications en RDC; condamnation de Comercial Santy

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