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Malgré la pandémie, la foire des cadeaux redonne le sourire à Lomé

Des visiteurs dans une allée à la foire aux cadeaux. Lomé, 19 décembre 2020.

La 6ème édition de la foire des cadeaux s’est tenue à Lomé, du 18 au 20 décembre 2020. Une des rares fêtes foraines à se tenir au Togo en cette fin d’année, à cause des restrictions imposées par la pandémie de Covid-19.

A l’entrée du site de la foire aux cadeaux, une décoration annonce un évènement en couleur. Il s’agit d’un photo-call fait de fleurs naturelles, agrémenté d’une balançoire. Une fois la grande porte de la salle où se tient l’évènement poussée, de jolis tableaux d’art vous émerveillent à l’instar du portrait grandeur nature de l’international togolais de football, Emmanuel Adébayor Shéyi, peint avec un stylo noir.

Produits vestimentaires, cosmétiques, alimentaires, des jouets, des fleurs, des meubles, des bouquins… Toutes les idées cadeau regroupées en un seul lieu. Telle est la vision de Déladem Sodatonou, directrice de Anaïs concept en initiant la foire aux cadeaux.

Déladem Sodatonou, Directrice de Anaïs Concept, Promotrice de la Foire aux cadeaux. Lomé, 18 décembre 2020.
Déladem Sodatonou, Directrice de Anaïs Concept, Promotrice de la Foire aux cadeaux. Lomé, 18 décembre 2020.

"A la veille des fêtes, les clients nous appellent pour nous demander quoi offrir, donc on essaie de nous promener de site en site, pour rassembler en fait les cadeaux que les clients désirent. Finalement, on s’est dit pourquoi ne pas mettre tous ces gens-là sur un même site et que le client se déplace lui-même", confie-t-elle.

La pandémie de Covid-19 n’a pas eu raison de la foire aux cadeaux. Au contraire, avec son lot de mauvaises nouvelles, le coronavirus souligne l'impératif d’offrir des cadeaux aux proches même si le contexte n’est pas aussi festif.

"Malgré le Covid, on peut quand même fêter Noël. Il y a beaucoup de choses à peu près à tous les prix, donc on n’a pas besoin d’avoir beaucoup d’argent pour pouvoir offrir des cadeaux. On peut se faire plaisir et offrir de belles choses", explique la directrice.

Pour cette édition, Anaïs concept a limité le nombre de participants avec une cinquantaine d’exposants, des articles aussi divers que variés. Un stand assez particulier attire notre attention, celui de MIREV Librairie qui propose des livres.

"Offrir un livre comme cadeau, c'est très important. En fait, la lecture est très précieuse pour corriger notre langage et pour nous instruire aussi. A cette foire, nous proposons des livres comme cadeaux pour enfants, pour adultes et pour toute sorte de personne", souligne Carole Ahiakou, ambassadrice de MIREV Librairie.​

Tous ces cadeaux se retrouveront au pied du sapin pour une Noël sous couvre-feu au Togo.

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L’Assemblée togolaise adopte un nouveau code du travail

L’Assemblée togolaise adopte un nouveau code du travail
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Le nouveau code du travail togolais met l'accent sur la protection sociale

Façade de siège du parlement togolais, à Lomé, le 8 janvier 2019. (VOA/Kayi Lawson)

L’assemblée nationale togolaise a voté le 29 décembre 2020, un nouveau code du travail, en remplacement de l’ancien vieux de 14 ans. Le nouveau texte, salué par les syndicalistes, met un accent particulier sur la protection sociale.

Le code du travail de 2006 dans son application a démontré un certain nombre d’insuffisances et de faiblesses. Ainsi, les autorités togolaises ont jugé utile de procéder à une amélioration de l’environnement de travail, en conformité avec les réformes socio-économiques engagées dans le pays. Le nouveau code du travail voté, il y a quelques jours par les parlementaires, fait de l’emploi décent une priorité.

"La réforme du code du travail vise à favoriser la création d’emplois décents pour les populations togolaises. Il y a un souci légitime de la part des travailleurs, de voir les conditions de travail, de voir les mesures de sécurité et de protection sociales être améliorées et renforcées. Un travailleur bien rémunéré, c’est un travailleur beaucoup plus productif", a expliqué Gilbert Bawara, ministre togolais de la fonction publique, du travail et de la réforme administrative.

Les syndicalistes se disent soulagés. Interrogé par VOA Afrique, Ephrem Tsikplonou, porte-parole de la coordination des centrales syndicales du Togo, a poussé un "ouf" de soulagement.

"Nous avons longtemps attendu ce moment. Beaucoup de choses sont devenues caduques dans l’ancien code qui vient d’être remplacé. Et il fallait de nouveau texte afin de bénéficier des textes plus adaptés à la période dans laquelle nous sommes actuellement", a estimé le Secrétaire général de la Confédération générale de cadre du Togo (CGCT).

En matière de protection sociale, le Togo n’est pas un bon élève.

A part l’administration publique, dans beaucoup d’entreprises du privé, l’assurance maladie est presque inexistante et les travailleurs ne sont pas déclarés à la caisse de sécurité sociale. Pour les quelques rares employés qui sont déclarés, leurs cotisations ne sont pas payées. Des manquements qui seront désormais sanctionnés, prévient le gouvernement togolais.

"Les dispositions du nouveau code de travail sanctionnent la non déclaration des travailleurs à la caisse nationale de sécurité sociale et la non diligence à l’obligation de souscription d’une assurance maladie en faveur des travailleurs", a averti le ministre Gilbert Bawara. "Avec des risques de pénalités", a-t-il ajouté.

Dès sa promulgation par le président de la république, le nouveau code du travail entrera en vigueur.

Concernant l’obligation de souscription à l’assurance maladie, les entreprises du secteur privé disposeront d’un moratoire d’un an pour s’y conformer. Pour ce qui est de la revalorisation du SMIG, le Salaire minimum interprofessionnel garanti, qui est de 35.000 francs CFA depuis 2012, les discussions continuent entre le gouvernement, le patronat et les syndicats.

Pour les Togolais, 2020 a été l'année du 4ème mandat

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Le 4e mandat et une femme cheffe de gouvernement ont marqué l'actualité au Togo

Faure Gnassingbé prêtant serment à Lomé, 3 mai 2020. (VOA/Kayi Lawson)

2020 a été une année électorale au Togo avec la réélection de Faure Gnassingbé pour un 4e mandat. Retour sur une année électorale controversée.

La réélection de Faure Gnassingbé

Le 7 janvier, le président Faure Gnassingbé avait été désigné par son parti pour être candidat. Ils étaient 6 opposants dont les deux ténors que sont Jean pierre Fabre et Agbéyomé Kodjo, à faire face au président sortant.

A l'issue du scrutin le 22 février, Faure Gnassingbé est réélu avec plus de 70% des suffrages exprimés, selon les résultats officiels. Il est suivi d’Agbéyomé Kodjo, crédité de 19% des voix. La douche froide a été prise par Jean pierre Fabre, qui s’est vu accorder à peine 4%.

Arrivé en deuxième position, le candidat Agbéyomé Kodjo, porté par la Dynamique Monseigneur Kpodzro, n’a jamais reconnu la victoire de Faure Gnassingbé. S’en suivra une contestation sur laquelle revient Ghislain Nyaku, directeur exécutif du collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT).

"Dans le cadre de ces contestations, il y a eu plusieurs arrestations, dont celle du Dr Agbéyomé Kodjo, porté par la dynamique de Monseigneur Kpodzro, qui revendiquait aussi la victoire de cette élection. Il y en a eu encore d’autres notamment, récemment l’arrestation de Brigitte Adjamagbo et d’un autre de la Dynamique Kpodzro, qui ont été libérés par la suite", se souvient M. Nyakou. Il relève que les revendications portées par la Dynamique ne s’arrêtait pas seulement aux questions des élections, mais incluent aussi les revendications sociales et les questions de corruption.

Après la proclamation des résultats définitifs par la cour constitutionnelle le 3 mars, il faudra attendre deux mois pour que le président-élu prête serment le 3 mai, en comité restreint, à cause de la pandémie de Covid-19.

Victoire Dogbé Tomegah, première femme à la primature

Ce n’est que le 28 septembre que le chef du gouvernement sera nommé, en la personne de Victoire Dogbé Tomegah. Une femme à la primature, c’est une première au Togo. Un événement qui ne peut pas passer sous silence, a estimé Sonia Mokpokpo Dosseh, directrice exécutive de l’ONG Cercle d’aide femmes et enfants (CAFE).

"Quand on parle du chef de gouvernement, et que c’est une femme qui est là, ça prouve combien de fois on veut montrer le leadership de la femme. Ce que la femme est capable de pouvoir faire. C’est un évènement pour le Togo et ça prouve combien le Togo a grandi une fois", a-t-elle commenté.

Cette défenseure des droits des femmes a salué la teinte plus féminine du nouveau gouvernement. "Nous exhortons ces femmes de faire encore un peu plus de preuves pour qu’elles montrent que vraiment avec les femmes, nous pouvons aller loin", a-t-elle dit, sous forme d’un appel.

En 2020, des évènements, tels que l’assassinat du Colonel Bitala Madjoulba, Commandant du 1er Bataillon d’intervention rapide (BIR), le procès relatif au détournement de fonds dans le secteur des hydrocarbures, baptisé dans le pays Pétrole-Gate, les bastonnades de population lors du couvre-feu, ont marqué l’actualité au Togo.

Les voeux des Togolais pour 2021

"Pour 2021, le souhait d’abord c’est le renforcement de la cohésion sociale, dans le pays à travers une meilleure organisation des institutions de la république et à travers une meilleure distribution de biens publics", explique cet étudiant en droit.

La directrice exécutive de l’ONG CAFE mise sur l’autonomisation des femmes. "Nous souhaitons que cette année de 2021, soit une année d’autonomisation économique de toutes les femmes. Parce que sans l’autonomisation économique, c’est très difficile de pouvoir jouir de ses droits", indiqué Sonia Dosseh.

"La question de la lutte contre l’impunité, les actes de violation des droits de l’homme et de corruption, qui doit concourir au développement du pays, est nécessaire à prendre en compte sérieusement en 2021", a souhaité Ghislain Nyaku du CACIT.

"A notre cher pays le Togo, je souhaite le progrès sur tous les plans. En priorité sur le plan démocratique, car c’est le seul gage pour un partage équitable des richesses du pays et un développement harmonieux", a laissé entendre Alfred Attipoe, président de Synergie Togo.

Les événements qui ont marqué l’année 2020 au Togo

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