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Possible enlèvement de masse avant la fin de l’année par Boko Haram, prévient un ministre nigérian


Des manifestants réclament la libération des lycéennes de Chibok enlevées par le groupe Boko Haram, au Nigeria

Des manifestants réclament la libération des lycéennes de Chibok enlevées par le groupe Boko Haram, au Nigeria

Selon le ministre de l'Information et de la Culture, Lai Mohammed, le groupe islamique Boko Haram essaie de perpétrer à nouveau un enlèvement de masse à l’image de celui de Chibok en 2014. Le risque pèse également sur les étrangers.

"Le kidnapping des filles de Chibok en 2014, qui a attiré l'attention du monde sur le groupe terroriste, est ce qu'il essaie désormais de refaire", a déclaré dans un communiqué M. Mohammed.

Le ministre faisait allusion à l'enlèvement de 276 lycéennes dans la ville du nord-est du pays le 14 avril 2014 qui avait provoqué une vague d'indignation dans le monde. Environ 200 d'entre elles sont toujours retenues par Boko Haram.

Le risque pèse également sur les étrangers, a indiqué le ministre, demandant aux écoles du pays de "renforcer leur sécurité".

Le président Buhari a donné à l'armée jusqu'à fin décembre pour venir à bout de l'insurrection islamiste, qui a fait au moins 17.000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés depuis 2009, avant de préciser que cette date n'était qu'"indicative" et concernait les principales opérations de Boko Haram.

Selon les analystes en sécurité, l'armée a obtenu de réels succès contre les rebelles depuis le début de l'année, parvenant à reconquérir une grande partie des territoires du nord-est du pays dont ils s'étaient emparés et sur lesquels ils avaient proclamé un "califat". Et les capacités d'attaque de Boko Haram ont été réduites.

Mais les islamistes ont adopté une stratégie de guerre asymétrique, multipliant les attentats-suicide et les attaques de village aussi bien dans le nord du Nigeria que dans les pays frontaliers, Niger, Tchad et Cameroun.

Avec AFP

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