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Gabon : nouvel appel au dialogue pour des législatives "apaisées", refus de l'opposition


Le président gabonais Ali Bongo Ondimba à Libreville, Gabon, 24 septembre 2016.

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba à Libreville, Gabon, 24 septembre 2016.

Le gouvernement a lancé mardi un nouvel appel au dialogue politique au Gabon pour que les élections législatives se tiennent dans un climat "apaisé", suscitant un refus catégorique des partisans de l'opposant Jean Ping qui conteste la réélection du président Ali Bongo Ondimba.

"Même les guerres ouvertes se terminent autour d'une table", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, lors d'une conférence de presse, alors que les législatives doivent se tenir au plus tard fin janvier.

"Il nous est apparu de bon sens de commencer d'abord par réunir les conditions du dialogue pour une élection législative apaisée", a-t-il dit. "Il se trouve que certains estiment qu'ils ne peuvent pas dialoguer avec Ali Bongo Ondimba et qu'ils vont organiser leur propre dialogue".

"On n'ira pas au dialogue", a déclaré à l'AFP Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de Jean Ping, qui se proclame le "président élu".

"Il faut dire au porte-parole (du gouvernement) que les législatives sont inscrites dans la Constitution, pas le dialogue", a-t-il développé.

Les élections législatives doivent avoir lieu au plus tard fin janvier, date à laquelle le Gabon va accueillir la coupe d'Afrique des Nations de football (14 janvier-5 février).

En effet, selon la Constitution, l'Assemblée élue pour cinq ans se renouvelle "un mois au moins et deux mois au plus avant l'expiration de la législature en cours", le mandat des députés terminant cinq ans après "l'élection des membres du bureau".

Cette élection du bureau a eu lieu fin février 2012, le 25 février, selon l'ancien président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, qui a rejoint l'opposition et Jean Ping.

Joint par l'AFP, M. Nzouba Ndama a jugé "prématuré" l'appel au dialogue après les morts qui ont eu lieu au cours des troubles post-électoraux de septembre, considérant lui aussi que Jean Ping "est le président élu".

Boycottées par l'opposition, les précédentes élections législatives avaient eu lieu en décembre 2011 avec une écrasante victoire du Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir (114 députés sur 120).

Avec AFP

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