L'Afrique à son tour au chevet de la Libye à Brazzaville

Les participants à la réunion de Brazzaville sur la Libye ont appelé à un dialogue politique 30 janvier 2020 (VOA/Arsène Séverin).

L'apport de l'Afrique à la résolution de la crise libyenne est le processus politique dont la clé de voûte est l'organisation d'un dialogue inter libyen.

La réunion de Brazzaville a ainsi adopté le principe de mise en place d'une commission préparatioire de ce forum de réconciliation.

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L'Afrique à son tour au chevet de la Libye à Brazzaville


Jean-Claude Gakosso, ministre congolais des Affaires étrangères, a lu le communiqué final des travaux. "Le Comité a décidé de créer une commission préparatoire inclusive de ladite conférence. Celle-ci doit être ouverte à toutes les parties prenantes libyennes, y compris les chefs de tribus, les femmes, les jeunes et toutes les autres forces politiques et sociales, afin de promouvoir une solution durable au conflit".

"En outre, le comité a adopté une feuille de route fixant les principales étapes de ce processus. Le comité a pris note de l'offre de l'Algérie d'abriter le forum de réconciliation nationale, tout en rappelant la décision prise précédemment par la conférence des chefs d'Etat d'organiser ce forum à Addis Abebas", a-t-il poursuivi.

Le président mauritanien Mohamed Ould El Gazahouan et le Djiboutien Ismaïl Omar Guelleh ont pris part, aux côtés de Denis Sassou Nguesso, à cette réunion de haut niveau qui a regroupé le Premier ministre libyen, les représentants du général Haftar, le président du parlement libyen ainsi que quelques chefs de tribu.

Lire aussi : Libye: projet de résolution discuté au Conseil de sécurité de l'ONU

Pour Denis Sassou N'Guesso, l'hôte du sommet, on ne peut plus espérer régler la crise libyenne sans compter avec la voix de l'Afrique. "Nous pensons que face à la situation en Libye, les dirigeants africains au sommet se hisseront au niveau de l'événement. Nous sommes à la croisée des chemins, l'Afrique saura prendre ses responsabilités", a-t-il affirmé.

Sur place en Libye, les Nations Unies notent la persistance des combats dûe au réarmement des protagonistes. Pour Gassama, l'envoyé spécial de l'ONU en Libye, "toutes ces nouvelles ne sont pas bonnes, parce qu'elles indiquent que le conflit libyen est devenu un aimant pour l'ingérence extérieure pour les combattants non-libyens et l'envoi de nouveaux équipements militaires".

"Je me suis adressé une bonne quinzaine de fois au Conseil de sécurité des Nations unies y compris cet après-midi à Brazzaville", s'est inquiété le diplomate onusien.

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Réunion des cinq pays voisins de la Libye

L'Allemagne, qui a abrité le dernier sommet sur la Libye, s'est montrée disposée à accompagner les efforts des Africains. "L'Allemagne a déjà dit à Berlin, une fois que ce forum sera un peu plus concret, nous sommes prêts à apporter une assistance en financements ou en personnels, selon la demande de l'Union africaine. Même si notre ministre des Affaires étrangères a renoncé à venir à la dernière minute, mais nous restons au cœur des travaux", a assuré Klaus Peter Schick, ambassadeur de l'Allemagne à Brazzaville.

Par ailleurs, dans la capitale congolaise, plusieurs opposants appellent à l'implication personnelle du chef de l'Etat pour la tenue d'un dialogue inclusif avant la tenue du scrutin présidentiel congolais de 2021.