Donald Trump marque le "Labor Day" en critiquant le dirigeant du principal syndicat national

Richard Trumka, président de la centrale syndicale AFL-CIO au National Press Club de Washington ( 4 avril 2017)

Donald Trump a commencé son jour férié du "Labor Day" (Fête du travail américaine) lundi par des critiques contre le responsable du principal syndicat du pays, coupable, à ses yeux, d'avoir critiqué ses menaces contre le Canada, dans le cadre de la renégociation de l'Aléna.

Dimanche soir sur Fox News, la chaîne préférée du président Trump, Richard Trumka, président de la principale centrale du pays, l'AFL-CIO, a dénoncé les propos du président républicain qui avait menacé pendant le week-end d'expulser le Canada de l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), au lendemain de la suspension de difficiles négociations commerciales.

"Je vois mal comment ça pourrait marcher sans inclure le Canada dans l'accord", a jugé M. Trumka.

La réponse du président américain, qui ne voit pas "de nécessité politique" à garder le Canada dans un nouvel Aléna, ne s'est pas faite attendre lundi matin.

"Certaines des choses qu'il dit vont contre les travailleurs et les travailleuses de ce pays et le succès-même des Etats-Unis, c'est facile de comprendre pourquoi les syndicats vont si mal", a tweeté M. Trump.

Quelques minutes plus tard, empruntant un ton plus jovial, M. Trump a écrit: "Joyeuse Fête du travail!".

"Le travailleur aux Etats-Unis se porte mieux que jamais. Célébrons la Fête du travail!".

L'AFL-CIO compte 12,5 millions de membres à travers le pays.

Avec AFP