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Zuma menacé par une nouvelle motion de défiance en Afrique du Sud


Le président sud-africain Jacob Zuma lors des célébrations du 106e anniversaire du Congrès national africain (ANC) à East London, Afrique du Sud, 13 janvier 2018.

Les députés sud-africains sont appelés à se prononcer le 22 février sur une nouvelle motion de défiance visant le très controversé président Jacob Zuma, pressé au sein-même de son propre parti à démissionner au plus vite.

Mis en cause dans plusieurs affaires de corruption, le chef de l'Etat a réussi jusque-là à repousser plusieurs votes de défiance.

Mais ses soutiens ont fondu depuis l'élection en décembre à la tête du Congrès national africain (ANC) au pouvoir du vice-président Cyril Ramaphosa, dont les partisans plaident pour un départ de M. Zuma avant la fin de son mandat en 2019.

>> Lire aussi : L'ANC discutera cette semaine de l'avenir de Jacob Zuma

Le chef de l'Etat doit prononcer le 8 février devant le Parlement son discours annuel sur l'état de la Nation.

La nouvelle motion de défiance qui le vise a été déposée par le parti d'opposition des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale).

L'un de ses dirigeants, Floyd Shivambu, a toutefois regretté que le vote ait été programmé après le discours prévu de M. Zuma. "Pourquoi écouter Jacob Zuma le 8 alors qu'il partira le 22 ?", s'est interrogé M. Shivambu devant la presse.

Le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), s'est elle aussi prononcée pour le report de son discours. "Les Sud-Africains ne peuvent tout simplement pas se soir imposer un discours prononcé par un président discrédité", a plaidé le chef de son groupe parlementaire, John Steenhuisen.

>> Lire aussi : Le pouvoir du président Jacob Zuma ne tient plus qu'à un fil en Afrique du Sud

Selon la chaîne de télévision publique SABC, la direction de l'ANC doit se retrouver dimanche pour discuter, une nouvelle fois, d'un départ anticipé du président.

Contacté par l'AFP, l'ANC n'a pas commenté cette réunion.

Le mandat du chef de l'Etat peut être écourté par sa démission, un vote de défiance au Parlement ou une procédure de destitution. Il peut aussi être rappelé par son parti.

Avec AFP

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