Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

L'armée américaine teste à son tour un vaccin contre le Zika

L'Institut de recherche de l'Armée américaine basé à l'hôpital Walter Reed (WRAIR), près de Washington, a mis au point un vaccin contre le virus du Zika qui s'est montré parfaitement efficace lors des premiers tests sur des animaux, a-t-il annoncé jeudi.

Dans ces travaux publiés dans le magazine Science, le WRAIR explique avoir testé son vaccin avec succès sur des souris, puis sur des macaques rhésus, dont la réponse immunitaire après vaccination se rapproche beaucoup de celle des humains.

Une première phase d'essais cliniques de ce vaccin sur l'homme doit être conduite d'ici la fin de l'année.

Le virus du Zika, transmis principalement par des moustiques, peut causer des malformations du foetus et il se propage activement en Amérique du Sud et en Amérique centrale. Les Etats-Unis ont relevé les premiers cas autochtones de Zika il y a quelques jours à Miami, dans le sud-est du pays.

Les essais menés par les médecins militaires du WRAIR, en collaboration notamment avec l'école médicale de Harvard et avec le Beth Israel Deaconess Medical Center, ont permis de solidement renforcer le système immunitaire des animaux vaccinés.

Les premiers résultats ont été constatés deux semaines après injection d'une première dose, et la protection contre le virus était totale après une seconde injection.

Les macaques vaccinés, exposés au Zika, ont ainsi été complètement protégés contre des souches brésilienne et porto-ricaine du virus: aucune trace du Zika n'était visible ni dans leur sang, ni dans leur urine ni dans leurs sécrétions après l'exposition.

"Les résultats de ces tests à la fois sur des souris et sur des primates sont encourageants et soutiennent la décision de poursuivre notre travail avec le gouvernement américain, les industriels et les régulateurs, en effectuant des tests sur l'homme", a indiqué le colonel Stephen Thomas, physicien et vaccinologue spécialisé dans les flavivirus, comme la dengue, la fièvre jaune ou le Zika.

"Notre vaccin a été mis au point en nous appuyant sur des technologies développées et appliquées avec succès pour d'autres flavivirus. On espère qu'en se servant de ces techniques éprouvées nous augmentons nos chances de développer un vaccin sûr et efficace contre le Zika", a-t-il ajouté.

Les autorités sanitaires américaines ont de leur côté déjà lancé des essais cliniques sur l'homme pour deux candidats vaccins contre le Zika, dont les premiers résultats ne sont pas attendus avant janvier 2017.

Il n'existe aucun traitement actuellement contre le Zika qui, dans quatre cas sur cinq, n'entraîne pas de symptômes et passe inaperçu. Il ne peut infecter deux fois la même personne.

Mais si une femme enceinte est contaminée, il peut causer de graves malformations congénitales chez son foetus, en particulier la microcéphalie.

Avec AFP

Toutes les actualités

Le Sénat vote pour confirmer la juge nommée par Trump à la Cour suprême

La juge Amy Coney Barrett, candidate du président Donald Trump, à Capitol Hill, à Washington, DC, le 21 octobre 2020. Leigh Vogel/Pool via REUTERS

Le Sénat américain devrait confirmer définitivement lundi la nomination à la Cour suprême d'une juge choisie par Donald Trump, qui aura, à huit jours de la présidentielle, durablement consolidé la majorité conservatrice au sein de cette institution-clé.

Le président républicain avait désigné la magistrate Amy Coney Barrett, une fervente catholique conservatrice de 48 ans, pour succéder à l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg après son décès.

Le président républicain compte sur ce vote rondement mené pour satisfaire sa base électorale. Il aura au cours de son mandat nommé trois juges conservateurs au sein du temple du droit américain.

Les démocrates dénoncent de leur côté sa volonté de faire aboutir une nomination aussi capitale, d'une juge choisie à vie, aussi près du scrutin du 3 novembre, mais disposent de peu de leviers pour s'y opposer.

Car les républicains sont majoritaires au Sénat, au moins jusqu'aux élections du 3 novembre puisqu'outre leur président, les Américains renouvelleront aussi partiellement le Congrès.

Réunis exceptionnellement un week-end, les sénateurs ont surmonté dimanche, par 51 voix contre 48, un dernier obstacle procédural pour limiter la durée des débats.

Cela ouvre la voie à un vote solennel en séance plénière lundi sur le nom d'Amy Coney Barrett, déjà validé en commission. La majorité simple de 51 voix, aux mains des républicains, suffira.

"Nous allons donner à cette candidate les votes qu'elle mérite pas plus tard que lundi", avait lancé dès vendredi, à l'ouverture des débats, le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell, balayant les appels démocrates à attendre le résultat des élections.

Six contre trois

Les républicains "supervisent le processus le plus partisan, le plus hypocrite et le moins légitime de l'histoire" des confirmations à la Cour suprême, avait répondu son alter ego démocrate Chuck Schumer, rappelant que le même Mitch McConnell avait refusé, en 2016, d'auditionner un juge nommé par le président de l'époque, Barack Obama, sous prétexte que les élections étaient trop proches.

Le camp présidentiel a globalement fait bloc derrière le choix de Donald Trump. Si deux sénatrices républicaines avaient manifesté leur opposition à ce processus précipité, l'une d'elles, Lisa Murkowski, a prévenu ce week-end que ça ne l'empêcherait pas de voter en faveur de la juge.

"J'ai perdu la bataille de procédure", mais "je n'ai rien contre elle en tant que personne", a-t-elle dit.

L'arrivée de la juge Barrett modifiera considérablement l'équilibre au sein de la haute juridiction, avec une majorité conservatrice de six juges contre trois plus progressistes.

Cette mère de sept enfants opposée à l'avortement pourra, sauf surprise, participer à sa première audience dès le 2 novembre, la veille de l'élection présidentielle.

Elle siègera donc théoriquement en cas d'examen d'éventuels recours contre les résultats du scrutin.

Surtout, la Cour suprême tranche aux Etats-Unis les débats de société les plus épineux, de l'avortement au port d'armes en passant par les droits des minorités sexuelles.

Les démocrates, à court d'options pour faire barrage à cette nomination, ont tenté de transformer les débats, retransmis en partie sur les chaînes de télévision, en une tribune sur l'avenir de l'assurance santé Obamacare, que Donald Trump veut abroger.

La haute cour doit en effet examiner le 10 novembre un recours contre cette loi emblématique de l'ex-président démocrate, sur laquelle la juge a exprimé des réserves dans le passé.

La vie dans la réserve indienne de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud

La vie dans la réserve indienne de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:05:01 0:00

Le président américain Donald Trump a voté par anticipation en Floride

Le président américain Donald Trump salue les spectateurs après avoir voté lors de l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, Floride, États-Unis, le 24 octobre 2020.

C’est dans l’État charnière de Floride que le président américain Donald Trump a voté par anticipation samedi, selon la presse locale.

"C'est en personne que Donald Trump a voté pour Donald Trump", précise le quotidien Miami Herald.

M. Trump, 74 ans, est candidat à un second et dernier mandat à la tête des États-Unis. C’est l’année dernière qu’il a choisi de changer officiellement son État de résidence, quittant New York pour la Floride.

Le président américain a voté dans la ville de West Palm Beach, proche de sa station balnéaire de Mar-a-Lago, où il avait passé la nuit.

"JE VIENS DE VOTER. Un grand honneur !", a confirmé le président sortant dans un tweet.

Après s’être acquitté de son devoir de citoyen tôt dans la matinée, M. Trump, porte-étendard du parti républicain, a prévu de se rendre dans trois autres États pour battre campagne. Il s’agit de la Caroline du Nord, de l'Ohio, et du Wisconsin.

Pour sa part, son principal adversaire, l’ancien vice-président démocrate Joe Biden, a choisi de se concentrer ce samedi sur l'État clé de la Pennsylvanie.

M. Biden, 77 ans, est représenté ce samedi en Floride par l'ancien président Barack Obama. Ce dernier, avec qui ils ont remporté les présidentielles de 2008 et de 2012, y organise des meetings en voiture dans le nord de Miami.

Plus de 52 millions d’Américains ont déjà voté par anticipation. Selon les projections, environ 100 millions d’électeurs additionnels le feront d’ici le 3 novembre, date butoir pour la présidentielle.

Le président américain Donald Trump portant un masque facial part après avoir voté à l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, aux États-Unis, le 24 octobre 2020.
Le président américain Donald Trump portant un masque facial part après avoir voté à l'élection présidentielle de 2020 à la bibliothèque du comté de Palm Beach à West Palm Beach, aux États-Unis, le 24 octobre 2020.

Pour Herman Cohen, Joe Biden a le vent en poupe

Pour Herman Cohen, Joe Biden a le vent en poupe
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:00 0:00

Le président Donald Trump et son challenger Joe Biden ont croisé le fer à Nashville

Le président Donald Trump et son challenger Joe Biden ont croisé le fer à Nashville
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:35 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG