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Washington veut sanctionner la RDC pour le retard des élections

Le président Joseph Kabila de la RDC, 3 avril 2017.

"Les retards sur les élections ne peuvent pas continuer", a déclaré l'ambassadrice américaine adjointe Michele Sison lors d'une réunion du Conseil sur la crise en RDC.

Les Etats-Unis ont menacé mardi la République démocratique du Congo (RDC) de sanctions si les élections ne se déroulaient pas comme prévu cette année et ont exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à punir les responsables des violences.

Un accord conclu l'année dernière, soutenu par le Conseil de sécurité, autorise le président Joseph Kabila à rester au pouvoir au-delà de son mandat --achevé le 20 décembre 2016-- jusqu'à la tenue d'élections d'ici fin 2017.

Mais l'inquiétude grandit sur un possible effondrement de cet accord après les propos du chef de la commission électorale qui a déclaré la semaine dernière que le vote n'aurait probablement pas lieu cette année.

"Les retards sur les élections ne peuvent pas continuer", a déclaré l'ambassadrice américaine adjointe Michele Sison lors d'une réunion du Conseil sur la crise en RDC.

"La communauté internationale doit prendre les devants et intensifier la pression non seulement sur le président Kabila et son gouvernement, mais aussi sur la commission électorale nationale indépendante", a-t-elle déclaré.

La diplomate américaine a exigé que cette commission publie "immédiatement" un calendrier électoral et spécifie précisément une date pour l'élection présidentielle censée mettre en place la première transition démocratique du pouvoir en RDC.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont imposé des sanctions contre plusieurs responsables proches du président Kabila pour les retards dans l'organisation des élections et les violations des droits de l'homme, en particulier dans la région du Kasaï.

"Nous sommes prêts à prendre des mesures supplémentaires pour sanctionner ceux qui tentent d'entraver la première transition démocratique en RDC", a martelé Mme Sison.

"Le Conseil de sécurité devrait également envisager des sanctions ciblées pour réduire la violence en RDC et aider à faire pression sur toutes les parties pour qu'elles jouent un rôle plus constructif dans l'avancée du pays", a-t-elle ajouté.

La France et le Royaume-Uni ont également demandé l'annonce d'une date pour l'élection présidentielle et souligné qu'il n'y avait pas d'alternative à l'accord du 31 décembre 2016 pour mettre fin à la crise politique.

Le chef des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a dénoncé devant le Conseil l'aggravation de la violence et cité "des informations inquiétantes concernant des exécutions sommaires et des viols, y compris de civils par les forces de sécurité" et l'existence "de dizaines de fosses communes" dans la province de Kasaï.

Avec AFP

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Soudan : la police disperse des manifestants en tirant du gaz lacrymogène

Le général Jamal Omar, membre du Conseil militaire de transition du Soudan, à la télévision soudanaise le 11 juillet 2019.

La police soudanaise a dispersé lundi, par des tirs de gaz lacrymogène, des manifestants rassemblés dans le centre de Khartoum après la mort la veille d'un homme tué par des paramilitaires dans une ville du sud-est du Soudan.

"La police a tiré du gaz lacrymogène pour nous disperser. Mais nous sommes revenus", a expliqué à l'AFP un des manifestants présents à la gare routière dans le centre de la capitale. Des rassemblements spontanés ont eu lieu lundi dans plusieurs quartiers de Khartoum, selon des témoins.

Dimanche, des paramilitaires soudanais ont tué par balle un civil et blessé sept autres personnes dans la ville d'Al-Souk, dans l'Etat de Sennar (sud-est), après un rassemblement d'habitants réclamant le départ de leur ville des Forces de soutien rapide (RSF), un groupe redouté de paramilitaires, ont raconté des témoins à l'AFP.

Scandant "régime civil, régime civil", environ 200 manifestants étaient encore présents dans le centre de Khartoum à la tombée de la nuit. Ils ont essuyé de nouveaux tirs de gaz lacrymogène, a constaté une journaliste de l'AFP.

De nombreux policiers antiémeutes étaient déployés. Des protestataires, dont certains ont reçu des coups de matraque, ont été emmenés dans des fourgons de police.

Dans la nuit, des hommes et des femmes manifestaient encore, agitant des drapeaux soudanais et scandant des slogans révolutionnaires, dans un quartier de l'est de Khartoum, celui de Burri, en présence d'unités de la police.

Ces rassemblements surviennent alors qu'un accord est attendu entre les militaires au pouvoir au Soudan depuis la chute en avril de l'ex-président Omar el-Béchir et les meneurs du mouvement de contestation qui secoue ce pays depuis plusieurs mois.

Cet accord doit formaliser le principe d'un partage du pouvoir entre les deux parties pendant une période de transition d'environ trois ans. Mais les négociations, qui ne sont pas encore achevées, ont été reportées à deux reprises la semaine dernière, à la demande des contestataires. Une nouvelle rencontre est prévue pour mardi.

Avec AFP

11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Finale CAN-2019: 28 avions pour transporter les fans algériens

Un Boeing Boeing 737-8D6 immatriculé 7T-VKQ d'Air Algérie débarque à l'aéroport de Genève, le 20 novembre 2017.

Les autorités algériennes ont annoncé lundi avoir mobilisé 28 avions afin de transporter, via un pont aérien, 4.800 fans des "Fennecs" pour assister à la finale de la CAN-2019 face au Sénégal, vendredi au Caire.

Selon des sources concordantes, il y aura 13 avions d'Air Algérie, six de Tassili Airlines et neuf avions militaires. Ces avions décolleront des quatre coins du pays.

Le ministère algérien de la Défense avait annoncé dimanche par communiqué qu'il allait mettre à disposition neuf avions de transport militaire au profit de 870 supporters algériens.

La décision du pont aérien a été prise par le Premier Ministre, Noureddine Bédoui, lors d'un conseil du gouvernement tenu lundi.

Le pays est secoué depuis le 22 février d'un mouvement de contestation qui demande la fin du régime en place. Le Premier ministre fait partie des personnes dont le départ est réclamé par la rue.

Depuis le début de la CAN, 2.275 supporters sont partis d'Algérie. Plus de 1.200 d'entre eux sont restés au Caire pour assister jusqu'au bout aux matchs des verts, selon des sources concordantes.

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