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Washington propose un nouveau plan pour sauver l'accord de paix au Soudan du Sud


Le président Salva Kiir et son rival Riek Machar, le vice-président, à Juba, Soudan du Sud, 29 avril 2016.

Le plane représente "la dernière chance" pour Juba, a déclaré 'ambassadrice adjointe américaine auprès des Nations unies, Michele Sison.

Les Etats-Unis ont prévenu jeudi le Soudan du Sud qu'un nouveau plan de paix, visant à consolider l'accord de paix non respecté de 2015, représentait "la dernière chance" pour Juba de mettre fin à la guerre civile qui déchire le pays depuis quatre ans.

Michele Sison, a indiqué aux membres du Conseil de sécurité que Washington réévaluerait son soutien à l'accord de paix signé il y a deux ans, mais qui a depuis volé en éclats, par le président Salva Kiir et son rival Riek Machar, si le nouveau plan n'était pas respecté.

Washington commence à s'impatienter du manque de résultats des dirigeants sud-soudanais, qui ont obtenu leur indépendance du Soudan il y a six ans, fortement soutenus par les Etats-Unis.

"L'heure est à l'action", a dit Michele Sison devant le Conseil de sécurité.

Ce plan, validé par l'Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD), est "la dernière chance de sauver l'accord de paix", a-t-elle ajouté.

L'IGAD est tombé d'accord ce mois-ci pour mettre en place un "forum de revitalisation" visant à mettre en place un cessez-le-feu permanent et à relancer les négociations pour mettre fin au conflit, comme le réclament les différents dirigeants régionaux.

"Si les dirigeants du Soudan du Sud ne participent pas à ce forum, de bonne foi, les Etats-Unis devront réévaluer leur position et leur soutien à l'accord de paix et à ses organes d'exécution", a prévenu Michele Sison.

Tekeda Alemu, l'ambassadeur d'Ethiopie - pays membre de l'IGAD - à l'ONU, a confirmé que la région s'exprimait "d'une seule voix" à propos du Soudan du Sud, et qu'il n'existait "aucune alternative viable" à ce plan.

Les Etats-Unis ont appelé à plusieurs reprises à un embargo sur les armes et souhaitent sanctionner les acteurs qui ne respectent pas les accords de paix au Soudan du Sud.

"Le Conseil de sécurité attend et attend, mais rien ne change au Soudan du Sud", a regretté Michele Sison.

3,5 millions de personnes ont été déplacées, et des dizaines de milliers d'autres ont été tuées à cause de ce conflit, qui a réveillé des rivalités ethniques entre Dinka et Nuer et d'autres populations.

Avec AFP

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