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États-Unis

Washington menace de sanctions les juges de la CPI s'ils poursuivent des Américains

Le juge président de la CPI, Robert Fremr, dans la salle d'audience de la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, aux Pays-Bas, le 28 août 2018.

Les Etats-Unis ont menacé lundi de sanctions les juges et procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) s'ils s'en prennent à des Américains, à Israël ou à d'autres alliés de Washington.

"Nous allons interdire à ces juges et procureurs l'entrée aux Etats-Unis. Nous allons prendre des sanctions contre leurs avoirs dans le système financier américain, et nous allons engager des poursuites contre eux dans notre système judiciaire", a mis en garde le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, dans une attaque sans précédent contre la CPI.

Devant la Federalist Society, une organisation conservatrice de Washington, il a accusé la juridiction internationale chargée de juger notamment les crimes de guerre et contre l'humanité, dont Washington n'est pas membre, d'être "inefficace, irresponsable et carrément dangereuse".

Il a dénoncé la possibilité d'une enquête contre des militaires ayant servi en Afghanistan.

Début novembre 2017, la procureure de la CPI Fatou Bensouda avait annoncé qu'elle allait demander aux juges l'autorisation d'ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés commis dans le cadre du conflit afghan, notamment par l'armée américaine. En Afghanistan, les Etats-Unis sont toujours à la tête d'une coalition militaire qui a renversé le régime des talibans fin 2001.

"A tout moment, la CPI pourrait annoncer l'ouverture d'une enquête formelle contre ces patriotes américains", a expliqué le conseiller de Donald Trump.

"Aujourd'hui, à la veille du 11 septembre" et de l'anniversaire des attentats de 2001 qui avaient déclenché l'opération en Afghanistan, "je veux adresser un message clair et sans ambiguïté de la part du président des Etats-Unis: les Etats-Unis utiliseront tous les moyens nécessaires pour protéger nos concitoyens et ceux de nos alliés de poursuites injustes de la part de cette cour illégitime", a-t-il martelé.

"Nous n'allons pas coopérer avec la CPI, nous n'allons pas lui fournir d'assistance, nous n'allons pas adhérer à la CPI. Nous allons laisser la CPI mourir de sa belle mort" car "pour nous, la CPI est déjà morte", a-t-il insisté.

Il a aussi mis en garde contre d'éventuelles enquêtes visant Israël à l'instigation de l'Autorité palestinienne.

"Si la Cour s'en prend à nous, à Israël ou à d'autres alliés des Américains, nous n'allons pas rester silencieux", a prévenu John Bolton, annonçant une série de mesures de rétorsion possibles, dont les sanctions contre le personnel de la CPI.

Avec AFP

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Boeing 737 MAX: un homme qui a perdu sa famille accuse le constructeur

Un Canadien qui a perdu sa famille dans l'accident d'un Boeing 737 MAX de la compagnie Ethiopian Airlines a accusé mercredi le constructeur américain d'avoir cherché à occulter les défauts de l'avion.

Paul Njoroge a perdu son épouse, ses trois enfants et sa belle-mère lorsque le 737 MAX d'Ethiopian Airlines s'est écrasé au sol en Ethiopie le 10 mars dernier peu après son décollage, tuant ses 157 occupants.

Il témoignait mercredi à Washington devant une sous-commission de la Chambre des représentants, pendant une audition sur la sécurité aérienne.

"Trois semaines après la mort de ma famille, de manière honteuse, d'après ce que j'ai appris depuis", a dit M. Njoroge, "Boeing a détourné son attention des causes fondamentales du crash, qui sont les défauts de conception du 737 MAX et du MCAS, et a commencé à parler d'+erreur d'un pilote étranger+".

Les deux catastrophes survenues à des 737 MAX, en Ethiopie et en Indonésie, ont fait 346 morts. Le MCAS, un système anti-décrochage, est mis en cause.

Pour M. Njoroge, l'attitude de Boeing a détourné l'attention de la nécessité de "corriger les vraies causes des accidents" et constitue "une insulte envers l'humanité".

En juin, un politicien américain a évoqué une responsabilité de l'équipage dans le crash survenu en Ethiopie, une accusation que le président d'Ethiopian Airlines a rejetée comme "sérieusement mal informée".

"Boeing et ceux qui le défendent veulent détourner l'attention de leur recherche obstinée de profits à court terme et non de la sécurité, et ils la mettent sur des pilotes étrangers", a estimé M. Njoroge.

"On ne devrait pas permettre à Boeing d'agir comme une simple compagnie d'investissement recherchant des bénéfices pour gonfler les dividendes des actionnaires aux dépens de la sécurité et de la qualité", a-t-il encore déclaré.

Au moment du crash d'Ethiopian Airlines, les pilotes étaient déjà inquiets du niveau de sécurité du 737 MAX après l'accident survenu en octobre 2018 en Indonésie à un appareil de ce type appartenant à la compagnie Lion Air, qui avait fait 189 morts.

Avec AFP

Le Congrès américain bloque une vente d'armes à Ryad, un revers pour Trump

Les résolutions bloquant ces ventes d'armes sont déjà passées au mois de juin par le Sénat, contrôlé par les républicains, et doivent maintenant aller à la Maison Blanche.

La Chambre des représentants des Etats-Unis a approuvé mercredi le blocage d'une vente d'armes d'une valeur de plus de 8 milliards de dollars à l'Arabie saoudite et à d'autres alliés, un revers pour le président Donald Trump qui devrait maintenant utiliser son droit de veto.

Les élus, dont beaucoup se sont dits horrifiés par l'assassinat l'an dernier du journaliste saoudien Jamal Khashoggi par des agents de son pays, ainsi que par le conflit au Yémen, ont voté pour une série de mesures visant à empêcher la vente controversée.

"Quand on voit ce qui se passe au Yémen, il est important que les Etats-Unis prennent position", a déclaré Eliot Engel, élu démocrate à la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

Les résolutions bloquant ces ventes d'armes sont déjà passées au mois de juin par le Sénat, contrôlé par les républicains, et doivent maintenant aller à la Maison Blanche.

Le président Trump devrait y apposer un veto, le troisième de sa présidence. Il faudrait alors aux deux chambres du Congrès une écrasante majorité des deux tiers pour outrepasser ce veto.

La vente d'armes avait été autorisée fin mai par l'administration Trump, qui avait contourné le Congrès en invoquant une situation d'urgence provoquée par l'Iran.

Avec l'AFP

Rejet au Congrès d'une motion appelant à une procédure de destitution contre Trump

Une majorité des 235 élus démocrates s'est alliée aux républicains pour reporter l'examen de cette motion à une date indéterminée.

La Chambre des représentants des Etats-Unis a rejeté mercredi une motion appelant au lancement d'une procédure de destitution contre le président Donald Trump, invoquée en raison de ses attaques contre quatre élues démocrates issues de minorités.

Le texte, présenté par le démocrate Al Green, a été rejeté à une large majorité (332 pour et 95 contre), illustrant la division régnant sur cette question chez les démocrates, maîtres de la chambre basse du Congrès.

Une majorité des 235 élus démocrates s'est alliée aux républicains pour reporter l'examen de cette motion à une date indéterminée.

C'est la première fois que la Chambre était appelée à se prononcer sur la destitution du milliardaire républicain depuis son élection en 2016.

Le lancement de cette procédure était soutenu par l'aile gauche du parti démocrate, ulcérée par les attaques considérées comme racistes de M. Trump contre quatre élues démocrates. Il est à l'origine depuis dimanche d'une violente polémique pour leur avoir conseillé de "retourner" dans leur pays d'origine puis les avoir accusées de "détester" l'Amérique.

La présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, et les responsables du parti sont très réticents à se lancer sur la voie de la destitution, impopulaire auprès des électeurs.

Une motion de destitution serait aussi vouée à l'échec devant un Sénat contrôlé par les républicains, offrant à Donald Trump l'occasion de se déclarer blanchi juste avant les élections de 2020.

Plusieurs enquêtes parlementaires sur M. Trump et son entourage sont actuellement menées par plusieurs commissions parlementaires contrôlées par des démocrates.

Avec AFP

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