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États-Unis

Washington, en émoi, face à l'affaire Petraeus

La démission de David Petraeus a stupéfié la classe politique
La démission du directeur de l’Agence centrale de renseignement (CIA), David Petraeus, continue de défrayer la chronique. Des parlementaires influents exigent d’en savoir plus sur l’enquête du FBI, qui a mené au départ du général Petraeus. Ce dernier, qui était à la tête de la CIA depuis l’année dernière, a préféré démissionner après la révélation d’une aventure extraconjugale avec sa biographe Paula Broadwell.

La présidente de la Commission sénatoriale du renseignement, Diane Feinstein, a dit à FOX News Sunday qu’elle aurait dû, tout comme ses vis-à-vis de la Chambre des représentants, être informée de l’enquête de la police fédérale.

« Il s’agit-là de quelque chose qui pourrait avoir un effet sur la sécurité nationale. Je crois qu’on aurait dû nous informer. Il y a des moyens de le faire. Et il suffit d’informer le président et le vice-président des 2 commissions compétentes. Ce n’est pas nouveau, pas les mêmes et précises choses, mais aucun des 4 n’a jamais trahi le secret », a fait valoir Mme Feinstein.

Les relations entre Petraeus et Broadwell ont été découvertes après que le FBI eut commencé à enquêter sur des courriels, perçus comme du harcèlement, et envoyés par Broadwell à une autre femme, identifiée comme une amie de M. Petraeus et de son épouse.

De son côté, dans une interview à CNN State of the Union, le président de la Commission de la sécurité intérieure, le député républicain Peter King, s’est insurgé contre la manière dont le FBI a conduit son enquête. « Pour moi, le directeur du FBI a l’obligation d’avertir le président ou le Conseil national de sécurité le plus tôt possible. Il me semble que ceci durait depuis plusieurs mois, et pourtant ils semblent dire maintenant que le FBI n’avait pas réalisé avant l’élection du 6 novembre que le général Petraeus était impliqué. Cela n’a pas de sens. Que vous ayez ce genre d’enquête, que le FBI enquête sur ces courriels, des courriels qui mènent au directeur de la CIA, et que ça prenne 4 mois pour découvrir que le directeur de la CIA était impliqué ? » s’indigne M. King.

M. Petraeus devait déposer cette semaine devant le Congrès sur l’attaque du 11 septembre dernier contre le consulat américain à Benghazi, en Libye, une attaque qui a coûté la vie à l’ambassadeur Christopher Stevens et à 3 de ses collaborateurs.
Son adjoint, Michael Morell, qui assure l’intérim à la CIA, le fera à sa place. Mais les parlementaires américains n’excluent pas, à ce sujet, une prochaine convocation de M. Petraeus devant leur commission.

M. Petraeus est un général à la retraite. Il est vénéré aux Etats-Unis pour son travail à la tête des forces américaines en Irak, puis en Afghanistan, et aussi pour sa stratégie de lutte contre les éléments extrémistes en Irak.

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Correspondant VOA: manifestations à la Maison Blanche

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Affaire George Floyd: des critiques de tous les coins du monde

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Affaire George Floyd: l'État du Minnesota aggrave les chefs d'accusation contre le principal accusé

Le procureur général du Minnesota, Keith Ellison, lors d'une conférence de presse à St Paul (Minnesota) sur l'enquête relative à la mort de George Floyd. (Photo: AP)

Le procureur général de l'État du Minnesota, Keith Ellison, a augmenté mercredi les charges pénales contre l'ancien policier de Minneapolis accusé d’avoir causé la mort de George Floyd.

Ainsi Derek Chauvin, l’ex-policier en question, est désormais accusé de meurtre au second degré ; par ailleurs, les trois autres policiers présents sur les lieux — Tou Thao, J. Alexander Kueng and Thomas Lane — ont été inculpés de complicité de meurtre.

La nouvelle a été révélée lors d'une conférence de presse durant laquelle M. Ellison, qui est lui-même Afro-Américain, a expliqué son raisonnement.

"Nous croyons fermement que ces développements sont dans l'intérêt de la justice pour M. Floyd, sa famille, cette communauté et notre État", a-t-il déclaré. "George Floyd est important. Il était aimé, c’était un être cher pour sa famille et sa vie avait de la valeur", a ajouté M. Ellison.

Ces charges supplémentaires sont autorisées par la jurisprudence américaine car, pour tout crime présumé, plusieurs autorités peuvent se déclarer compétentes.

À l'origine, M. Chauvin n'avait été inculpé que par le procureur du comté. Désormais, le procureur général de l'État, qui est élu séparément du gouverneur, a ajouté ses propres chefs d’accusations. Une enquête fédérale est également en cours, bien qu'elle ne porte que sur les éventuelles violations des droits civils.

Selon Pioneer Press, le procureur général démocrate a pris l'affaire en main il y a seulement deux jours, à la demande du gouverneur Tim Walz, qui est aussi du parti démocrate.

M. Ellison, 56 ans, est un avocat de formation. Il a pris le poste de procureur général du Minnesota en 2019 après avoir servi pendant 12 ans comme membre élu du Congrès fédéral. Homme pieux qui souscrit à la foi musulmane, M. Ellison a également occupé les fonctions de vice-président du parti démocrate de 2017 à 2018.

Rallye Black Lives Matter au Cap

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Mort de Georges Floyd: l'auto-critique de l'ambassadeur américain en RDC

Mike Hammer, ambassadeur des États-Unis à Kinshasa, RDC, le 24 décembre 2018. (Facebook/Henri Mova)

"Le racisme est inacceptable, nous devons faire mieux" a écrit mercredi l'ambassadeur des États-Unis en République démocratique du Congo, Mike Hammer, dans une longue déclaration sur la mort de George Floyd où il cite Martin Luther King.

"Le système a échoué à protéger un de nos citoyens comme il l'a trop souvent fait à l'égard de tant d'Afro-Américains", ajoute l'ambassadeur dans sa déclaration sur son compte Twitter, reprise sur le compte de l'ambassade américaine.

"Je partage votre peine, je partage votre colère, je partage votre indignation concernant cette mort et je partage votre désir de justice", ajoute-t-il aux nombreux Congolais choqués qui l'ont interpellé sur les réseaux sociaux.

"Une injustice où qu'elle soit menace la justice partout", poursuit-t-il, affirmant citer le leader des droits civiques Martin Luther King, assassiné en 1968.

"Quand nous, en tant qu'Américains, dévions des idéaux de liberté et d'égalité qui ont fondé notre nation, nous devons nous engager (...) à identifier nos failles, à corriger notre trajectoire", ajoute le représentant de Donald Trump, qui plaide régulièrement pour la lutte contre l'impunité et la corruption en RDC.

"Alors que nous nous efforçons de parfaire notre démocratie américaine et d'atteindre nos idéaux, nous continuerons de rechercher le même engagement de la part de nos amis et de nos partenaires dans le monde entier", conclut ce fervent soutien des réformes amorcées par le nouveau président congolais Félix Tshisekedi.

George Floyd, un homme noir de 46 ans, est décédé le 25 mai à Minneapolis (États-Unis) en répétant "I can't breathe" ("Je ne peux pas respirer"), gisant par terre, menotté et avec le cou sous le genou d'un policier dont les collègues sont restés passifs. Les autopsies ont confirmé que la mort était due à la pression au niveau de son cou.

Depuis lors, un mouvement de colère contre le racisme et les brutalités policières s'est propagé à travers les États-Unis et le monde.

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