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Washington dénonce la mort "évitable" d'un Américain détenu en Egypte

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi, au palais présidentiel Ittihadiya au Caire, en Égypte, le 26 mai 2017.

Un ressortissant américain incarcéré depuis 2013 en Egypte, Moustapha Kassem, dont le cas avait été soulevé à plusieurs reprises par Washington, est décédé lundi en prison, une mort jugée "inutile, tragique et évitable" par les Etats-Unis.

"La cause immédiate du décès semble être une défaillance cardiaque", écrivent les organisations non gouvernementales Pretrial Rights International et The Freedom initiative, qui représentent sa famille, dans un communiqué.

Elles accusent toutefois les autorités égyptiennes de "négligence" dans le suivi médical de Moustapha Kassem, un Egypto-Américain de 64 ans qui souffrait de diabète et de problèmes cardiaques.

Selon la presse égyptienne, Kassem avait entamé une grève de la faim depuis une cinquantaine de jours, ne s'alimentant que de liquides. Il a cessé de prendre des liquides la semaine dernière, avant d'être transféré à l'hôpital où il est décédé, selon la même source.

Au Caire mardi, les autorités judiciaires ont annoncé qu'une autopsie serait pratiquée pour déterminer les causes de la mort.

Pour sa part, le ministère de l'Intérieur égyptien a estimé que Kassem avait été placé à l'hôpital de la prison pour y recevoir un traitement pour son diabète. "Son état de santé s'est détérioré (...) et il est mort le 13 janvier", selon un communiqué du ministère.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait évoqué son cas début décembre avec son homologue égyptien Sameh Choukry.

Son adjoint chargé du Moyen-Orient, David Schenker, s'est dit lundi "attristé".

"Sa mort en détention était inutile, tragique et évitable", a-t-il affirmé devant des journalistes au département d'Etat, en présentant les condoléances de la diplomatie américaine à la veuve et aux deux enfants de Moustapha Kassem. "Nous continuerons de souligner à chaque occasion nos inquiétudes au sujet des droits humains et des détenus américains."

Cet Egyptien naturalisé américain après avoir émigré aux Etats-Unis avait été arrêté à l'été 2013 alors qu'il se trouvait au Caire en vacances. "Il était allé changer de l'argent dans un centre commercial", quand des soldats lui ont demandé ses papiers et l'ont "battu et interpellé" à la vue de son passeport américain, selon les ONG.

Il a été condamné en 2018 à quinze ans de prison pour participation à des manifestations contre le pouvoir, mais sa défense assure qu'aucune preuve le concernant personnellement n'a jamais été présentée à son encontre lors d'un procès visant plus de 700 prévenus.

Washington a récemment haussé le ton à l'égard du gouvernement égyptien, malgré l'amitié régulièrement affichée par le président américain Donald Trump et son homologue Abdel Fattah al-Sissi.

Mike Pompeo a ainsi évoqué ces derniers mois ses "inquiétudes" au sujet "de la liberté de la presse et de la situation des droits humains" en Egypte, en réaction à une série d'arrestations de journalistes, intellectuels et militants politiques après de rares manifestations en septembre contre le président al-Sissi.

Avec AFP

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Barrage sur le Nil: le risque d'un conflit ouvert se dessine davantage

Le chef du Conseil militaire de transition du Soudan, le lieutenant-général Abdel Fattah Al-Burhan, avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed lors de la signature de l'accord de partage du pouvoir, à Khartoum, Soudan, le 17 août 2019. REUTERS / Mohamed Nureldin Abdallah

Le Soudan a averti jeudi que des millions de personnes seraient confrontées à un "grand risque" si l'Ethiopie procédait au remplissage du réservoir du méga-barrage controversé qu'elle construit sur le Nil, en l'absence d'un accord avec Le Caire et Khartoum.

La tension monte entre le Soudan, l'Ethiopie et l'Egypte alors que l'Ethiopie a annoncé son intention de procéder au remplissage du réservoir du Grand barrage de la Renaissance (Gerd), malgré l'échec des négociations tripartites.

Dans un communiqué, le ministre soudanais de l'Irrigation, Yasser Abbas, a annoncé que son pays avait envoyé une lettre au Conseil de sécurité de l'ONU pour l'appeler à "empêcher toutes les parties de prendre des mesures unilatérales, y compris le remplissage du réservoir", avant un accord.

Remplir le réservoir unilatéralement "va compromettre la sécurité du barrage soudanais de Roseires et par conséquent exposer des millions de personnes à un grand risque", a prévenu M. Abbas sans autre explication.

La lettre appelle également le Conseil de sécurité à "inviter les dirigeants des trois pays à montrer de la volonté politique et de l'engagement pour résoudre les quelques difficultés restantes". Khartoum avait proposé de porter les discussions au niveau des Premiers ministres.

L'Egypte, qui considère ce projet comme une menace "existentielle", a appelé elle la semaine dernière le Conseil de sécurité à intervenir.

Dans une lettre au Conseil de sécurité, Le Caire affirme que l'Éthiopie constitue "une menace pour la paix et la sécurité au niveau international", selon le site d'informations Sudan Tribune.

Si l'Ethiopie voit le barrage de 145 mètres haut comme essentiel à son développement et électrification, le Soudan et l'Egypte craignent qu'il ne restreigne leur accès à l'eau.

Le Nil qui coule sur quelque 6.000 km, est une source d'approvisionnement en eau et en électricité essentielle pour une dizaine de pays d'Afrique de l'Est. L'Egypte tire 97% de ses besoins en eau de ce fleuve.

Mercredi, le ministre égyptien de l'Irrigation Mohamed Abdelati a fait état d'un accord "sur certaines questions techniques" lors des derniers échanges entre les trois pays, mais affirmé que "de profonds désaccords juridiques" persistaient.

Selon lui, parmi les principaux désaccords figurent "les moyens d'atténuer la sécheresse et les pénuries d'eau pendant les années sèches".

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Amnesty dénonce "l'oppression" du pouvoir égyptien aprés le suicide d'une militante LGBT

Fin 2017 en Egypte, médias et autorités ont jeté l'opprobre sur la communauté LGBT, sur fond de chasse à l'homme menée par la police.

Sara Hegazy, qui s'est suicidée en exil au Canada, a "vécu une dure expérience en prison en 2017" en Egypte, a tweeté Amnesty international, déplorant "l'oppression" subie par la militante "en raison de ses opinions politiques et de son militantisme en faveur des LGBT".

Amnesty a cité les derniers mots laissés par la jeune femme avant son suicide dimanche: "L'expérience était sévère et je suis plus faible qu'il ne faut pour résister. Pardonnez moi".

Sara Hegazy avait été arrêtée au Caire après avoir brandi un drapeau arc-en-ciel lors d'un concert de Mashrou Leila en octobre 2017, dont le chanteur Ahmed Sinno milite aussi en faveur des LGTB.

Elle a passé trois mois en prison avant d'être relâchée et de s'exiler au Canada en 2018. Victime de stress post-traumatique, elle aurait été torturée pendant sa détention, subissant des violences sexuelles, selon plusieurs militants.

Les réactions indignées se sont multipliées sur les réseaux sociaux. "Le régime égyptien a emprisonné et torturé Sara Hegazy pour cette photo", a écrit dimanche la militante féministe Mona Eltahawy en postant cette photo de Sara Hegazy.

La directrice Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch, Sarah Leah Whitson, qui avait rencontré récemment Sara Hegazy, a parlé sur Twitter d'une jeune femme "clairement en souffrance, traumatisée par sa torture".

En 2017, les autorités avaient interdit aux médias "de montrer des homosexuels ou de promouvoir leurs slogans". Si l'homosexualité n'est pas expressément prohibée en Egypte, la communauté LGBT est régulièrement prise pour cible par les forces de sécurité.

Tripoli dénonce les menaces égyptiennes de s'impliquer en Libye

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Plus de 50.000 cas confirmés de coronavirus en Égypte

Des masques de protection lors d'une cérémonie de mariage à Qalyub, au nord du Caire, en Égypte, le 16 avril 2020. (REUTERS/Rania Gomaa)

L'Egypte a déclaré avoir enregistré 1.218 nouveaux cas du nouveau coronavirus jeudi, ce qui porte le nombre total de cas à plus de 50.000, quinze jours seulement avant l’assouplissement des restrictions.

Le pays en entré en confinement en mars pour freiner la propagation de la maladie, en fermant les écoles, les restaurants et en interrompant presque tous les vols internationaux.

La pandémie a paralysé l'industrie touristique vitale de l'Egypte, qui, selon les analystes, pourrait représenter jusqu'à 15 % de l'économie.

Le pays espère pouvoir accueillir à nouveau des touristes pour la saison estivale et a déclaré qu'il prévoyait de rouvrir ses aéroports aux vols internationaux réguliers à partir du 1er juillet.

Le ministère de la santé a déclaré jeudi avoir enregistré un total de 50.437 cas de coronavirus et 1.938 décès.

Le nombre réel de cas pourrait être jusqu'à cinq fois plus élevé que le chiffre rapporté, selon une étude.

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