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Washington annonce son souhait de voir la fin des bombardements sur Alep avant l'arrivée de Kerry à Genève

De la fumée sort des ruines après un bombardement aérien sur la ville-rebelle d'Alep le 29 avril 2016 en Syrie.

Les Etats-Unis ont appelé à la fin des bombardements sur la ville ravagée d'Alep et au rétablissement du cessez-le-feu dans toute la Syrie, avant l'arrivée dimanche à Genève du secrétaire d'Etat John Kerry pour des entretiens en urgence sur le conflit.

Après des bombardements nocturnes menés aussi bien par le régime que par les rebelles, un calme précaire régnait dimanche matin à Alep (nord), mais les habitants sont restés terrés chez eux de crainte d'une reprise des violences, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Des dizaines d'habitants des secteurs contrôlés par les rebelles avaient fui samedi les raids aériens intensifs et sanglants du régime dans la deuxième ville du pays qui est devenue le principal champ de bataille d'une guerre civile entrée dans sa sixième année.

Alors que le processus de paix ne tient qu'à un fil, M. Kerry est attendu à Genève pour discuter avec l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura et ses homologues saoudien et jordanien du cessez-le-feu et de la transition politique pour tenter de mettre fin à une guerre qui a fait plus de 270.000 morts depuis 2011.

Initiée par Washington et Moscou, qui soutiennent les camps adverses en Syrie, cette trêve entrée en vigueur le 27 février, a volé en éclats avec les raids acharnés du régime du président Bachar al-Assad sur Alep depuis le 22 avril.

M. Kerry s'est entretenu vendredi et samedi au téléphone avec M. de Mistura et le coordinateur de l'opposition syrienne Riad Hijab et leur a dit "clairement que la fin des violences à Alep et le retour au bout du compte à une cessation durable (des hostilités) étaient la première des priorités".

Préparer une offensive contre Alep

Il a de nouveau demandé à la Russie "de prendre des mesures pour arrêter les violations du régime, notamment les attaques aveugles sur Alep".

Quelques heures plus tôt, la Russie, allié indéfectible de M. Assad qui combat à ses côtés rebelles et jihadistes, affirmait qu'elle ne lui demanderait pas de cesser ses bombardements sur Alep, en parlant "d'une lutte contre la menace terroriste".

Samedi, une trentaine de raids du régime ont touché les quartiers rebelles faisant dix morts dont deux enfants selon la défense civile dans la partie rebelle d'Alep où résideraient encore quelque 200.000 habitants.

Le même jour, un grand nombre de familles ont fui le quartier de Boustane al-Qasr, violemment bombardé depuis plusieurs jours. Certaines se réfugient dans des quartiers plus sûrs, d'autres quittent la ville par la route du Castello, seule sortie pour eux. Mais cette voie est très dangereuse en raison des tireurs embusqués.

Depuis le 22 avril, plus de 246 civils ont péri dans les bombardements et les tirs de l'armée et des rebelles.

Le régime Assad s'acharne contre Alep "car il veut pousser à l'exode ses habitants en vue d'une offensive militaire" pour reprendre les quartiers rebelles, estime l'OSDH.

"#AleppoIsburning"

Dimanche matin, aucun raid n'a été mené sur les quartiers rebelles, selon un correspondant de l'AFP sur place. Mais les rues étaient désertes, nul n'osant s'aventurer à l'extérieur de peur de nouvelles frappes.

Des raids ont été néanmoins signalés à Layramoun, banlieue rebelle à la périphérie nord de la ville.

Face à la tragédie d'Alep, le hashtag "#AleppoIsburning" a été relayé massivement sur les réseaux sociaux et appelle à des manifestations de solidarité dans plusieurs pays du 30 avril au 7 mai.

Pour le chef de la Coalition nationale syrienne, principal groupe d'opposition en exil, les chances d'une solution politique sont en danger à moins que la communauté internationale ne fasse pression sur le régime pour qu'il cesse ses raids sur Alep.

"Le régime n'est intéressé ni par une solution politique ni par une cessation des hostilités", a déclaré à Istanbul Anas al-Abdeh, en estimant qu'il revenait aux Etats-Unis de sauver le processus de paix de Genève dans l'impasse.

Aucune date précise n'a été fixée pour un prochain round de pourparlers, mais l'espoir d'un règlement de ce conflit très complexe est quasi inexistant tant les divergences sont profondes.

Déclenché par la répression sanglante de manifestations réclamant la démocratie, le conflit s'est transformé en une guerre impliquant une multitude d'acteurs, syriens et étrangers. Outre les centaines de milliers de victimes, il a déplacé plus de la moitié de la population et provoqué un désastre humanitaire.

La communauté internationale est notamment soucieuse d'en finir avec la menace des groupes jihadistes qui occupent de vastes territoires en Syrie et en Irak voisin et de freiner la fuite des Syriens arrivés aux portes de l'Europe.

Avec AFP

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Primaires démocrates dans le Nevada : Bernie Sanders favori

Timothy Boytor, chef de bureau de vote au lycée Cheyenne High School, dirige les électeurs lors du caucus du Nevada, à North Las Vegas, le 22 février 2020. (REUTERS/Shannon Stapleton)

Troisième scrutin des primaires démocrates, le vote du Nevada pourrait encore accroître la dynamique du sénateur socialiste ou bien renforcer l'un des candidats plus modérés pour enrayer son ascension.

Bernie Sanders réussira-t-il à transformer l'essai ? Les électeurs démocrates du Nevada, où se trouvent les célèbres casinos de Las Vegas au milieu du désert, sont appelés samedi à choisir leur candidat pour défier Donald Trump lors de la présidentielle de novembre.

Troisième scrutin des primaires démocrates, le vote du Nevada pourrait encore accroître la dynamique du sénateur socialiste ou bien renforcer l'un des candidats plus modérés pour enrayer son ascension, avant l'avalanche du "Super Tuesday" le 3 mars lorsque quatorze Etats voteront.

"Il s'agit de faire en sorte que tous les habitants de la nation la plus riche de l'Histoire puissent vivre dans la sécurité et la dignité. Ce n'est pas trop en demander", a tweeté M. Sanders quelques heures avant le début du scrutin.

La course est encore longue jusqu'à l'investiture du candidat qui portera les couleurs démocrates face au républicain Donald Trump lors de l'élection présidentielle du 3 novembre.

Mais l'élan pris dans le Nevada puis en Caroline du Sud (29 février) pourrait être déterminant.

Contrairement à l'Iowa et au New Hampshire, cet Etat désertique a une population cosmopolite, avec un tiers d'habitants hispaniques. Une différence qui pourrait affecter les candidats modérés Pete Buttigieg et Amy Klobuchar, qui arrivent avec le vent en poupe mais qui sont moins populaires chez les minorités.

"Nevada, c'est le jour J !" L'ancien vice-président Joe Biden, deuxième dans les sondages du Nevada et à l'échelle nationale espère bénéficier samedi de son plus grand soutien chez les minorités, après deux résultats humiliants.

La sénatrice progressiste Elizabeth Warren a repris pied dans la course grâce à une bonne performance lors d'un débat mercredi à Las Vegas.

Comme l'Iowa, le Nevada organise des "caucus" pour ses primaires, des assemblées d'électeurs qui exprimeront publiquement leur choix de candidat à partir de midi (20H00 GMT) sur quelque 2.000 sites.

Eviter le chaos

Après le chaos dans la publication des résultats en Iowa début février, les démocrates du Nevada cherchent à tout prix à éviter un même fiasco en simplifiant le mode de recensement des scores.

Plus de 75.000 électeurs ont déjà voté lors de scrutins anticipés dans cet Etat, selon le parti démocrate, dont une majorité participait pour la première fois à ces primaires ce qui pourrait présager une forte mobilisation.

Mais à qui profiterait-elle?

Fort de ses deux excellents résultats dans l'Iowa et le New Hampshire, Bernie Sanders, très populaire chez les jeunes séduits par son programme résolument à gauche, martèle qu'une bonne mobilisation le favorise.

Les révélations embarrassantes publiées vendredi soir sur une ingérence de la Russie en sa faveur pourraient contrarier sa candidature.

"Mon message (au président russe Vladimir) Poutine est clair: restez à l'écart des élections américaines et lorsque je serai président, je m'en assurerai", a réagi le sénateur indépendant.

Bernie Sanders "ne veut pas d'ingérence... Trump en veut, Trump s'en félicite", a abondé Brenda Bolton, vétéran de 67 ans lors de son dernier meeting de campagne à Las Vegas vendredi.

M. Sanders a confirmé avoir été informé par les services de renseignement américains d'une ingérence russe dans le processus électoral de novembre mais n'a pas fait allusion au soutien spécifique à sa candidature rapporté par le Washington Post.

De son côté, Donald Trump est furieux après d'autres informations selon lesquelles les Russes cherchaient spécifiquement à l'aider à remporter la présidentielle. Une "mascarade" alimentée par les démocrates "radicaux" a-t-il accusé.

Dans un tweet au ton moqueur samedi, il a appelé les électeurs du Nevada à "faire attention à la Russie, la Russie, la Russie".

Comme un pied de nez à ses rivaux, le milliardaire républicain a tenu un meeting électoral à Las Vegas à la veille du scrutin.

Bloomberg absent

Le multi-milliardaire Michael Bloomberg a quant à lui fait l'impasse sur les premiers Etats pour entrer en lice lors du "Super Tuesday".

Malgré cela, la fortune de l'ancien maire de New York lui a permis de se hisser à la troisième place dans la moyenne des sondages nationaux, à coups de spots publicitaires financés avec déjà plus de 360 millions de dollars depuis novembre.

Ses rivaux l'accusent sans relâche de vouloir "acheter" l'élection.

Déjà plombé par des accusations polémiques, cet ex-républicain essuie aussi des critiques nourries depuis sa piètre performance lors de son premier débat mercredi.

"Si cela se passe comme ça pour un débat démocrate, il est assez probable que Trump n'en fera qu'une bouchée", a jugé Bernie Sanders sur la chaîne CBS.

Le Panafrican Film Festival s’achève à Los Angeles

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Troisième primaire démocrate ce samedi au Nevada

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Shopify rejoint le projet de monnaie numérique Libra de Facebook

Le logo de Facebook bien visible lors d'une conference à San José (Californie), le 30 avril 2019.

Après plusieurs désistements de poids, le projet de monnaie numérique Libra de Facebook a gagné un nouveau partenaire: la plateforme de commerce en ligne Shopify, basée au Canada, a indiqué vendredi avoir rejoint l'aventure.

"Nous passons beaucoup de temps à imaginer comment améliorer le commerce dans certaines parties du monde où les infrastructures bancaires pourraient être meilleures", a déclaré Shopify dans un communiqué en ligne. "Nous sommes très contents de faire partie de l'association Libra".

La Libra sera en théorie gérée par une association indépendante composée d'entreprises et organisations à but non lucratif, basée à Genève. Mais le projet du géant des réseaux sociaux, censé voir le jour en 2020, est abondamment contesté.

Début octobre, les services de paiement PayPal, puis Stripe (ainsi que Visa, Mastercard et d'autres) se sont retirés du projet, sous la pression croissante des régulateurs américains et étrangers.

"Nous sommes très fiers d'accueillir Shopify", a réagi Dante Disparte, directeur de la Communication et des Règlements de l'association Libra. "Avec plus d'un million d'entreprises (présentes sur la plateforme) dans environ 175 pays, Shopify apporte des trésors de connaissances et d'expertise au projet Libra".

Facebook veut offrir un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané, de n'importe quel endroit.

"Shopify rejoint un groupe actif de membres de l'association Libra déterminés à mettre en place un système de paiement mondial qui soit sûr, transparent et facile d'utilisation, et qui casse les barrières financières pour des milliards de personnes", a ajouté Dante Disparte.

Mais les régulateurs, qui ont fait fuir PayPal, Visa et d'autres, s'inquiètent de potentielles utilisations malveillantes de la monnaie, et pointent la mauvaise réputation du géant californien d'internet en matière de confidentialité et de protection des données personnelles.

Les Etats et Banques centrales redoutent aussi de perdre leur souveraineté: ils sont pour le moment les seuls à avoir le droit de battre monnaie.

Depuis l'automne, Facebook tente d'amadouer les différentes autorités. Mark Zuckerberg a répété à plusieurs reprises que la Libra ne serait pas lancée avant d'avoir obtenu tous les feux verts nécessaires des régulateurs.

"L'objectif de la Libra c'est d'abord de construire un système de paiement mondial, plus qu'une monnaie", avait-il insisté lors d'une audience devant des élus américains de la Commission parlementaire des services financiers, en octobre.

Fin décembre, le ministre suisse des Finances Ueli Maurer a déclaré dans une interview à la chaîne SRF que le projet Libra avait "échoué dans sa forme actuelle".

Les Etats-Unis et les talibans signeront un accord le 29 février

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