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Von der Leyen élue présidente de la Commission européenne

L'Allemande Ursula von der Leyen s'adresse aux membres du Parlement européen après avoir été élue à la présidence de la Commission européenne à Strasbourg, dans l'est de la France, le 16 juillet 2019.

La démocrate-chrétienne Allemande Ursula von der Leyen a été élue mardi présidente de la Commission européenne par le Parlement européen à une courte majorité, par 383 voix contre 327, après avoir donné des gages à la gauche pour obtenir son soutien.

Elle devait en obtenir 374, soit la majorité des 747 membres actuellement élus à Strasbourg.

Son prédécesseur, Jean-Claude Juncker, issu comme elle du Parti populaire européen (PPE, conservateur), le groupe le plus important du Parlement, avait recueilli 422 voix sur les 376 nécessaires en juillet 2014.

Actuelle ministre de la Défense d’Angela Merkel, Ursula von der Leyen est née à Bruxelles il y a soixante ans alors que son père, Ernst Albrecht, travaillait à la Commission européenne. Elle devient la première femme à en assumer la présidence.

Sa candidature, fruit d’un compromis franco-allemand, avait été fraîchement accueillie par le Parlement, vexé que les candidats proposés par ses principaux groupes politiques aient été écartés par les chefs d’Etat et de gouvernement.

Le PPE et Renaissance, le groupe centriste où siège La République en marche, l’ont toutefois assurée de leur soutien. Le groupe des sociaux-démocrates, plus divisé, s’est in fine prononcé en sa faveur par une majorité des deux tiers, au vu de l’inflexion donnée par la candidate à son programme.

La délégation française est de celles qui ont voté contre sa nomination, aux côtés des Verts, de la gauche radicale et de l’extrême droite.

Mère de sept enfants et médecin de profession, Ursula von der Leyen est néanmoins créditée d’une fibre sociale et d’une approche libérale sur les sujets de société.

GAGES SUR LE SOCIAL ET L’ECOLOGIE

Dans un discours devant le Parlement, mardi matin, elle s’est efforcée de donner des gages à la gauche et aux écologistes sur l’Europe sociale et la lutte contre le réchauffement climatique.

Elle s’est engagée à ce que l’UE devienne “le premier continent neutre sur le plan climatique à l’horizon 2050” et à fixer un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre “de 50, voire 55% d’ici 2030” au lieu des 40% actuellement prévus.

Pour soutenir les investissements nécessaires, elle a proposé la transformation d’une partie de la Banque européenne d’investissement en “banque du climat” dotée d’une capacité d’investissement d’un milliard d’euros sur les dix prochaines d’années, une proposition d’Emmanuel Macron dans la campagne.

Elle s’est prononcée pour la création d’un “fonds de transition destiné à soutenir ceux qui sont le plus touchés” par les mesures en faveur du climat et pour une taxe carbone aux frontières, serpent de mer que ses partisans, dont les présidents français successifs depuis Nicolas Sarkozy, n’ont jamais réussi à imposer à leurs partenaires.

La chrétienne-démocrate, qui a rappelé qu’elle avait été ministre des Affaires familiales avant de s’occuper des Armées, s’est engagée à défendre “la dimension sociale” de l’UE comme corollaire de l’économie de marché.

Elle s’est prononcée pour un salaire minimum dans tous les pays de l’UE et pour un “fonds de réassurance chômage” destiné à soutenir les économies des pays touchés par un “choc extérieur”.

RESPECT DE L’ETAT DE DROIT

Elle s’est efforcée de rassurer les sociaux-démocrates, amers d’avoir vu leur candidat à la tête de la Commission, le Néerlandais Frans Timmermans, en être écarté du fait de l’opposition des gouvernements hongrois et polonais dont il avait combattu les écarts vis-à-vis des règles démocratiques.

“On se saurait transiger lorsqu’il est question de respecter l’Etat de droit”, a-t-elle dit en promettant l’instauration d’un mécanisme de contrôle supplémentaire du respect des règles.

Sur la question hautement inflammable de l’immigration, elle s’est engagée à “réduire les migrations irrégulières, lutter contre les passeurs, améliorer le droit d’asile et aider les réfugiés”, tout en appelant à plus de “solidarité avec les pays les plus exposés”, à savoir ceux du bassin méditerranéen.

Ursula von der Leyen a également confirmé sa promesse d’améliorer le système des “Spitzenkandidaten”, par lequel le groupe politique arrivé en tête des élections européennes place à la présidence de la Commission le candidat désigné par avance.

Elle a promis d’organiser dès 2020, comme le souhaitait Emmanuel Macron, une “conférence pour l’avenir de l’Europe” destinée à relancer le projet européen avec les citoyens.

Sociaux-démocrates et Renaissance ont obtenu que Frans Timmermans pour les premiers et la Danoise Margrethe Vestager, qui était la candidate des seconds pour la présidence de la Commission, en deviennent les deux vice-présidents exécutifs.

Le collège de 28 commissaires (dont elle-même, soit un par Etat membre) qu’elle va devoir constituer, sur la base des candidats proposés par les Etats, fera l’objet d’un second vote du Parlement, à l’automne, après que les eurodéputés auront auditionné chacun des postulants.

Avec Reuters

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Poutine s'offre 16 années supplémentaires à la tête de la Russie

Russian President Vladimir Putin shows his passport to a member of an election commission as he arrives to take part in voting at a polling station in Moscow, Russia, July 1, 2020.

La Russie a adopté la vaste révision constitutionnelle autorisant Vladimir Poutine à se maintenir au Kremlin jusqu'en 2036, un référendum dénoncé par l'opposition qui y voit une manoeuvre pour perpétuer sa mainmise sur le pays.

Les Russes ont validé à 74,1% ce bloc d'amendements qui, outre la question des mandats du président en exercice, introduisent aussi ses principes conservateurs dans la Constitution, selon des résultats portant sur près de 30% des bureaux de vote répartis sur l'immense territoire russe et diffusés mercredi par la Commission électorale centrale.

La participation tournait, quant à elle, autour de 65%.

Le doute n'a jamais pesé quant à l'issue du scrutin : la réforme a été approuvée par le législateur en début d'année et le nouveau texte de la Constitution est déjà en vente dans les librairies.

Vladimir Poutine avait, pour sa part, demandé mardi aux Russes de garantir "la stabilité, la sécurité et la prospérité" de la Russie, qu'il se targue d'avoir sortie du chaos post-soviétique.

Le scrutin, prévu à l'origine pour avril, a été repoussé à cause de la pandémie de Covid-19. Pour éviter une trop forte affluence dans les bureaux de vote, il s'est déroulé sur une semaine et les électeurs devaient se munir de masques de protection et de gants.

Amendement le plus controversé : celui accordant à Vladimir Poutine l'option de deux mandats supplémentaires à l'issue de l'actuel en 2024. Une nécessité selon lui, car la classe politique ne doit pas se perdre dans "une quête de successeurs potentiels".

- Dieu, mariage, retraite -

Ce changement lui permettrait de rester au Kremlin jusqu'en 2036, l'année de ses 84 ans. D'autres amendements renforcent certaines prérogatives présidentielles.

La révision introduit aussi dans la Constitution des principes conservateurs chers au président - foi en Dieu, mariage réservé aux hétérosexuels, enseignement patriotique -, ainsi que des garanties sociales, comme l'indexation des retraites.

Ioulia Zabolotova, une retraitée de 83 ans, était enthousiaste dans un bureau de vote moscovite mercredi : "Il faut soutenir Poutine, jamais je n'ai vécu aussi bien qu'avec lui. Il a relevé le pays du chaos !".

Les détracteurs de M. Poutine, notamment l'opposant Alexeï Navalny, jugent quant à eux que le référendum n'a d'autre but que de lui garantir "une présidence à vie" et que les autres mesures ont visé à faire aller les Russes aux urnes.

Sergueï Lepnoukhov, un juriste moscovite de 47 ans, ne décolérait pas. "Il ne faut pas toucher à la Constitution, elle doit être inaliénable (...) mais (Poutine) veut s'accaparer le pouvoir, alors il s'est trouvé une porte dérobée. C'est honteux et malheureux".

Un petit groupe de Moscovites a manifesté son mécontentement place Pouchkine, dans le centre de Moscou, et en début de soirée mercredi, sans être dispersé par la police présente en nombre et malgré l'interdiction des rassemblements imposée à cause du nouveau coronavirus, selon des journalistes de l'AFP.

- Succès sur-mesure -

Le vote est intervenu sur fond de baisse de la popularité de M. Poutine à cause d'une réforme des retraites décriée et de la crise du Covid-19. De mai 2018 à juin 2020, le taux d'approbation de sa politique mesuré par l'institut indépendant Levada est descendu de 79% à 60%.

Selon les critiques du Kremlin, le pouvoir a multiplié les ruses pour s'assurer un succès retentissant et une participation électorale forte au scrutin.

L'aspect le plus insolite aura été l'installation de lieux de vote de fortune en extérieur, dans les cours ou sur des terrains de jeux, sans grand respect du secret du vote ni surveillance adéquate des urnes.

Le but de la manoeuvre, d'après l'opposition, n'était pas de protéger l'électorat du nouveau coronavirus mais de se fabriquer un résultat sur-mesure.

L'ONG Golos, spécialisée dans l'observation des élections et honnie des autorités, a en outre dénoncé des pressions hiérarchiques sur les fonctionnaires et les salariés pour qu'ils aillent voter.

La commission électorale russe n'a constaté pour sa part "aucune infraction sérieuse" pendant le scrutin.

Football: le Real Madrid féminin est enfin né

La police patrouille à cheval devant le stade Santiago Bernabeu, Espagne, le 3 juin 2017.

Enfin: après 118 années d'existence, le Real Madrid s'est doté de la première équipe féminine professionnelle de son histoire en absorbant officiellement mercredi le CD Tacon, lançant son projet "galactique" au féminin.

C'est une petite révolution. Le Real Madrid, élu meilleur club du XXe siècle par la Fifa, était une des rares formations parmi les géants du foot à ne pas disposer d'une équipe féminine professionnelle. Ce manque est désormais réparé avec l'annexion du CD Tacon, jeune club madrilène créé en 2014 et promu en première division en 2019, qui s'apprête à changer d'ère.

Ratifié lors d'une assemblée générale extraordinaire des "socios" (supporters-actionnaires) le 15 septembre 2019, le rachat du CD Tacon pour 300.000 euros a pris effet mercredi, date de début du projet galactique du Real Madrid féminin...

Même si "la fédération espagnole nous a annoncé que la documentation (relative à l'absorption du Tacon) est correcte, mais que la fusion sera effective quand la saison 2019-2020 sera terminée", a indiqué le Real Madrid dans un communiqué ce mercredi. Le championnat féminin a été définitivement interrompu le 6 mai, titrant le FC Barcelone, mais la Liga masculine a repris le 11 juin et devrait se poursuivre jusqu'au 19 juillet.

Et l'ouverture de cette nouvelle ère devrait se ressentir sur le mercato. Selon la presse espagnole, la "Maison blanche" a d'abord jeté son dévolu sur les talents du football espagnol pour renforcer cette nouvelle équipe, et les premières recrues devrait affluer dans la capitale espagnole dans les prochains jours.

D'après le journal espagnol As, le club merengue a ciblé Maite Oroz (Athletic Bilbao) et Teresa Abelleira (Deportivo La Corogne), et serait proche d'obtenir un accord pour faire venir Olga Carmona (Séville FC), Damaris (Athletic Bilbao), Eva Navarro et Ivana Andrés (Levante) ainsi que Marta Cardona et Nahikari Garcia (Real Sociedad).

- Rivaliser avec le Barça -

Cette politique de renforts intervient un an après une première vague de recrues, plus internationales cette fois: les Suédoises Kosovare Asllani et Sofia Jakobsson, nommées pour le Ballon d'Or féminin 2019, la Française Aurélie Kaci (7 sélections)...

L'objectif de ce recrutement galactique pour le Real Madrid féminin ? En finir avec la lutte pour le maintien dans laquelle était engagé le Tacon, dixième (sur 16) du Championnat avant l'interruption à cause de la pandémie, et viser plutôt le haut du tableau national et continental...

Avec l'envie de lutter à armes égales avec l'éternel rival: le FC Barcelone, dont l'équipe féminine, finaliste de la Ligue des champions dames en 2019, a corrigé deux fois le Tacon cette saison pour les deux premiers "clasicos" de l'histoire du foot féminin espagnol. Les Catalanes ont gagné 9-1 en septembre, puis 6-0 en janvier.

"Ils ne veulent pas s'appeler Real Madrid pour terminer deuxièmes ou troisièmes", résumait Aurélie Kaci l'an dernier sur RMC Sports, étayant les ambitions de Ligue des champions du club merengue.

- "Ça aiguillonne tout le monde" -

"Le moment est venu de construire une équipe de laquelle vous serez tous très fiers", avait promis le président du Real Madrid Florentino Pérez lors de la ratification de "la fusion par absorption du club" du Tacon par le Real "à compter du 1er juillet 2020" durant l'assemblée générale extraordinaire des socios, en septembre.

Un investissement salué par de grandes figures du football féminin, comme la Ballon d'Or 2018 Ada Hegerberg: "C'est extrêmement positif, j'espère qu'ils pérenniseront leur investissement à long terme", a-t-elle déclaré à l'AFP en avril. "Et cela envoie un message aux autres clubs: ça aiguillonne tout le monde quand un club comme le Real Madrid crée une équipe."

En tout cas, les 12 mois écoulés ont permis au modeste Tacon ("talon", en espagnol) de changer progressivement de dimension.

Dès septembre 2019, l'équipe entraînée par David Aznar a commencé à jouer ses matches à domicile sur le terrain N.11 de Valdebebas, à quelques mètres du stade d'entraînement des Karim Benzema, Sergio Ramos, Gareth Bale et autres Eden Hazard.

Ce devrait être encore le cas la saison prochaine, même si la direction du club n'écarte pas, pour les grandes affiches, la possibilité d'ouvrir aux dames les portes du stade d'entraînement Alfredo Di Stéfano (6.000 places), qui accueille habituellement la réserve masculine (le Real Madrid Castilla), et est utilisé actuellement par l'équipe de Zinédine Zidane pendant les travaux du stade Santiago-Bernabeu.

Le budget, les infrastructures, les recrues... Le Tacon a même déjà adopté depuis un an la tenue blanche immaculée du grand Real. Il ne manque plus que le jeu et les victoires pour faire changer cette équipe de galaxie.

Les autorités gabonaises interdisent aux voyageurs européens d'entrer sur leur territoire, par "réciprocité"

Le ministre gabonais des affaires étrangères Alain Claude Bilie By Nze au Palais présidentiel le 7 mai 2018 à Libreville, au Gabon. (Photo by Steeve Jordan / AFP)

Le gouvernement du Gabon a annoncé mercredi qu'il ne permettrait plus aux voyageurs européens d'entrer sur son territoire.

Une décision qui intervient 24 heures seulement après que l'Union européenne (UE) ait refusé d'inclure cette nation d'Afrique centrale dans la liste des pays qu'elle considère comme sûrs, à cause du coronavirus.

Libreville affirme que sa décision, qui s’applique aux touristes et aux hommes d'affaires, est basée sur "le principe de réciprocité", selon la circulaire envoyées aux missions diplomatiques dont une copie a été publiée par le ministre gabonais des affaires étrangères, Alain Claude Bilie By Nzé, sur son compte Facebook.

Le Gabon a rouvert ses frontières mercredi.

Difficile de savoir pour l’instant quel impact cette décision aura sur la compagnie aérienne Air France, qui a annoncé en début de semaine qu'elle licencierait des milliers de travailleurs en raison de problèmes financiers. Avant le début de la pandémie, la compagnie effectuait plusieurs vols entre Libreville et de nombreuses autres destinations.

Seuls 14 pays figurent sur la liste verte de l’UE, dont quatre en Afrique : l'Algérie, le Maroc, le Rwanda et la Tunisie.

La liste de l'UE exclut aussi les États-Unis, la Russie, le Brésil et la Turquie.

A ce jour, le Gabon a enregistré 5 394 cas de coronavirus, dont 42 décès, soit l'un des taux les plus élevés d'Afrique centrale.

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