Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Visite surprise de Trump en Irak

Le président Donald Trump et son épouse, Melania, à la base militaire Al Asad en Irak le 26 décembre 2018 (Photo AP / Andrew Harnik)

Donald Trump s'est rendu mercredi en Irak pour une visite surprise de quelques heures à la rencontre de soldats américains, et a profité de ce premier déplacement en zone de conflit depuis son élection il y a deux ans pour justifier sa décision de retirer les troupes américaines de Syrie.

"Les États-Unis ne peuvent pas continuer à être le gendarme du monde. C'est injuste quand le fardeau est entièrement sur nous", a-t-il déclaré sur la base aérienne d'Al-Assad, à environ 160 kilomètres à l'ouest de Bagdad, où il a atterri à 19H16 locales (16H16 GMT) en compagnie notamment de son épouse Melania.

Le président et la Première dame s'étaient "envolés pour l'Irak tard le soir de Noël pour rendre visite à nos troupes et à nos commandants militaires afin de les remercier pour leur engagement, leur succès et leur sacrifice, et pour leur souhaiter Joyeux Noël", a tweeté Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, également du déplacement.

Donald Trump devait initialement rencontrer le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi, "mais une divergence de points de vue quant à l'organisation de la rencontre a conduit à la remplacer par une conversation téléphonique", au cours de laquelle les deux hommes ont notamment évoqué le dossier syrien, selon un communiqué du gouvernement irakien.

Selon Sarah Sanders, pour des raisons de sécurité les autorités irakiennes n'ont été prévenues que deux heures avant l'heure programmée par les Américains pour la rencontre. Or M. Mahdi était trop loin pour y participer.

Ce dernier, a poursuivi le communiqué irakien, "a invité le président américain à se rendre à Bagdad" et "M. Trump a également demandé au Premier ministre de venir à Washington", ce que ce dernier a accepté, a fait savoir la Maison Blanche.

La porte-parole de l'exécutif américain a fait savoir dans la soirée que le secrétaire d'État Mike Pompeo devait se rendre à Bagdad le 11 janvier.

Répondant à des journalistes pendant sa visite, Donald Trump a assuré qu'il ne prévoyait "pas du tout" de retirer les troupes américaines d'Irak, voyant "au contraire" la possibilité d'utiliser ce pays "comme une base si nous devions intervenir en Syrie".

"Si nous voyons l'EI (groupe Etat islamique, NDLR) faire quelque chose qui nous déplaît, nous pourrions les frapper si vite et si fort qu'ils ne réaliseraient même pas ce qui leur arrive", a-t-il précisé, sans exclure de "revenir aider" en Syrie "à un moment donné" si les circonstances le nécessitaient.

"Plongé dans le noir"

C'est la première fois depuis son élection en novembre 2016 que Donald Trump, souvent critiqué pour ne pas l'avoir fait plus tôt, va à la rencontre de militaires américains en zone de conflit.

Il a reconnu mercredi avoir eu des inquiétudes sur la sécurité de cette visite surprise, estimant qu'il était "assez triste" d'être contraint à autant de confidentialité.

"C'est sûr. Quand j'ai entendu tout ce par quoi il faut passer", a répondu le milliardaire lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il avait eu des appréhensions avant ce déplacement. "Pas pour moi-même personnellement. J'avais des inquiétudes pour la Première dame, je peux le dire".

"Si vous aviez vu tout ce que nous avons dû subir, l'avion plongé dans le noir avec tous les hublots fermés et aucune lumière nulle part. Le noir complet", a-t-il ajouté.

M. Trump a par ailleurs effectué sur le chemin du retour une brève escale à la base aérienne de Ramstein, dans l'ouest de l'Allemagne, où il a rencontré les troupes américaines stationnées sur place. Il en a décollé vers 3h30 (2h30 GMT), direction Washington.

"Partager le fardeau"

En plus de l'opération de communication et des photos aux côtés de soldats en uniforme, M. Trump a défendu en Irak sa décision de retirer les troupes américaines de Syrie, arguant de nouveau que l'EI était "presque totalement vaincu".

"Nous sommes éparpillés à travers le monde. Nous sommes dans des pays dont la majorité des gens n'ont même pas entendu parler. Franchement, c'est ridicule", a-t-il lancé.

"En Syrie, (le président turc Recep Tayyip) Erdogan a dit qu'il voulait éliminer l'EI, ce qu'il en reste. Et l'Arabie saoudite vient de dire qu'elle allait payer pour du développement économique. Ce qui est formidable, ça veut dire que nous ne devrons pas payer", a-t-il poursuivi.

Cette visite, gardée secrète pour des raisons de sécurité, a eu lieu une semaine après l'annonce par M. Trump du retrait des troupes américaines de Syrie.

La décision avait provoqué un premier séisme: la démission du ministre de la Défense Jim Mattis, qui était en désaccord avec lui sur le dossier syrien.

Le président a aussi annoncé une réduction des troupes en Afghanistan, ce qui a suscité de nombreuses interrogations sur la nouvelle stratégie militaire et la politique étrangère menée par Washington.

Le départ de Jim Mattis a été suivi vendredi par celui de l'émissaire des États-Unis pour la coalition internationale antijihadistes, Brett McGurk. Selon plusieurs médias américains, il avait décidé de quitter son poste en février, mais a avancé cette échéance après les derniers rebondissements.

Ces décisions ont pris par surprise les alliés des États-Unis car le président tourne ainsi le dos à des décennies de doctrine d'intervention américaine au Moyen-Orient et en Afghanistan.

Toutes les actualités

Washington sanctionne une société chinoise accusée de soutenir la censure au Venezuela

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, montre lors d'une apparition télévisée des équipements saisis, Caracas, 4 mai 2020.

Les États-Unis ont annoncé lundi des sanctions contre une grande société publique chinoise spécialisée dans l'électronique, accusée d'aider le Venezuela à censurer les détracteurs du pouvoir sur internet.

Le Trésor américain va geler les éventuels avoirs aux États-Unis de la China National Electronics Import and Export Corporation (CEIEC) et de toute entreprise dont la compagnie d'État détiendrait au moins 50% du capital. Ces sanctions leur bloquent aussi l'accès au système financier américain.

Selon Washington, la CEIEC apporte son expertise à l'entreprise publique de télécommunications du Venezuela, qui a bloqué des médias indépendants ainsi que des retransmissions en streaming du chef de l'opposition Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par le gouvernement américain et de nombreux autres pays européens et sud-américains.

La société chinoise offre, d'après le Trésor américain, une "version commerciale du +Great Firewall+ de Pékin" -- jeu de mots sur la Grande Muraille de Chine (Great Wall) et le pare-feu (firewall) pour décrire le filtre mis en place par le pouvoir communiste afin d'éviter tout accès des Chinois à des informations qu'il juge politiquement sensibles.

"Les États-Unis n'hésiteront pas à viser tous ceux qui étouffent la volonté démocratique des Vénézuéliens et d'autres à travers le monde", a prévenu le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué.

La Chine est un des principaux soutiens et partenaires commerciaux du Venezuela du président Nicolas Maduro, qui résiste à la pression économique de Washington pour le chasser du pouvoir.

Caracas organise dimanche des élections législatives à l'occasion desquelles le dirigeant socialiste espère reprendre le contrôle de l'Assemblée nationale, seule institution contrôlée par l'opposition.

Juan Guaido appelle au boycott de ce qu'il considère, à l'instar de nombreux observateurs internationaux, comme un processus truqué.

Selon le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, la CEIEC "soutient les efforts vicieux du régime Maduro pour réprimer la contestation politique et saper les processus démocratiques depuis 2017".

"Les tentatives désespérées de Maduro pour manipuler les processus démocratiques montrent sans l'ombre d'un doute que toute élection organisée par un régime illégitime ne sera ni libre ni juste, à commencer par les élections parlementaires du 6 décembre", a-t-il affirmé dans un communiqué.

Le président élu Joe Biden continue de bâtir son équipe

Le président élu Joe Biden continue de bâtir son équipe
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:05 0:00

Les États-Unis se préparent à faire face à une nouvelle flambée de cas de covid-19

Les États-Unis se préparent à faire face à une nouvelle flambée de cas de covid-19
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:41 0:00

Biden choisit Janet Yellen pour le Trésor

Conférence de presse de la présidente sortante de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, à Washington, le 13 décembre 2017. (Reuters)

Le président américain élu Joe Biden a confirmé lundi qu'il allait nommer à la tête du Trésor Janet Yellen, ex-présidente de la Banque centrale.

Janet Yellen, dont la nomination doit encore être confirmée par le Sénat, devrait devenir la première femme à diriger le Trésor après avoir été la première femme à la tête de la Réserve fédérale (Fed).

M. Biden a également annoncé la nomination de Wally Adeyemo au poste de secrétaire adjoint du Trésor, qui est d'origine nigériane. M. Adeyemo a été directeur adjoint du Conseil économique national, conseiller à la sécurité nationale et chef de cabinet au Bureau de la protection financière des consommateurs.

"S'il est confirmé, M. Adeyemo serait le premier secrétaire adjoint au Trésor afro-américain", a en outre souligné M. Biden.

Le président élu démocrate a également nommé Neera Tanden comme directrice du Bureau de la gestion et du budget. C'est aussi une première pour une femme d'origine indienne à ce poste.

Parmi les autres nominations, à noter celle de Cecilia Rouse, qui doit prendre la tête du Conseil économique du président.

Là encore, une nomination inédite, relève M. Biden: "Elle deviendra la première Afro-Américaine et seulement la quatrième femme à diriger ce Conseil en 74 ans d'existence".

M. Biden sera également entouré de Jared Bernstein, un proche de longue date puisque celui-ci avait été son propre économiste en chef au cours des premières années de l'administration de l'ancien président Barack Obama. M. Bernstein sera membre du Conseil économique.

Heather Boushey, cofondatrice du Washington Center for Equitable Growth, qualifiée d'"économiste éminente" dont les travaux de recherches ont été centrés sur les inégalités économiques, sera également membre du Conseil.

Joe Biden nomme une équipe de communication à la Maison Blanche entièrement féminine

La porte-parole du département d'État, Jen Psaki, participe à une réunion à Washington, le 27 février 2015.

Le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, a annoncé dimanche la composition de son équipe de communication à la Maison Blanche, qui sera exclusivement féminine, ce que son entourage a qualifié de première dans l'histoire du pays.

Parmi les personnes désignées figure Jen Psaki, qui occupera le poste très en vue d'attachée de presse de la Maison Blanche.

Jen Psaki, 41 ans, a occupé plusieurs postes haut placés, dont celui de directrice de la communication de la Maison Blanche sous l'administration Obama-Biden.

"Honorée de travailler à nouveau pour @JoeBiden, un homme pour lequel j'ai travaillé sous l'administration Obama-Biden lorsqu'il a contribué à diriger la reprise économique, reconstruit nos relations avec nos partenaires (ce qui se révèle une bonne pratique) et a apporté de l'empathie et de l'humanité dans presque toutes les réunions auxquelles j'ai assisté", a réagi Jen Psaki sur Twitter.

Joe Biden et la vice-présidente élue Kamala Harris cherchent à mettre l'accent sur la diversité dans les nominations annoncées jusqu'à présent, avant de prêter serment le 20 janvier.

"Je suis fier de présenter aujourd'hui la première équipe de communication pour la Maison Blanche composée exclusivement de femmes", a indiqué M. Biden dans un communiqué.

"Ces professionnelles de la communication, qualifiées et expérimentées, apportent des perspectives variées à leur travail et partagent le même engagement pour reconstruire ce pays", a-t-il ajouté.

Postes économiques

En plus de Mme Psaki, six autres femmes ont été nommées.

Parmi elles, Kate Bedingfield, directrice adjointe de campagne de M. Biden, a été nommée directrice de la communication de la Maison Blanche. Mme Bedingfield a déjà officié en tant que directrice de la communication de Biden alors qu'il était vice-président.

Ashley Etienne deviendra directrice de la communication de Kamala Harris et Symone Sanders est propulsée conseillère et porte-parole de la vice-présidente.

Pili Tobar a été nommée directrice adjointe à la communication de la Maison Blanche et Karine Jean Pierre, attachée de presse adjointe.

Elizabeth Alexander sera la directrice de communication de la future Première dame Jill Biden.

Ces nominations ne nécessitent pas la confirmation du Sénat, contrairement à la plupart des postes du cabinet.

D'autres nominations devraient intervenir dans la semaine. Selon le New York Times, elles comprendront celle de Cecilia Rouse à la tête du Cercle des conseillers économiques du président, première femme noire à ce poste.

Neera Tanden prendrait la direction du Bureau de la gestion et du budget, première Indienne Américaine à cette position.

Cela fait suite à la nomination attendue de Janet Yellen, l'ancienne présidente de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine, pour devenir la première femme secrétaire au Trésor, si elle est confirmée par le Sénat.

Voir plus

XS
SM
MD
LG