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Les démocrates accusent Trump de plonger les Etats-Unis "dans le chaos"

Nancy Pelosi, chef des démocrates à la Chambre des représentants, et Chuck Schumer, son homologue au Sénat, à la Maison Blanche à Washington, le 11 décembre 2018.(AP Photo/Andrew Harnik)

Les démocrates ont accusé lundi Donald Trump d'avoir plongé les Etats-Unis dans "le chaos" à la veille de Noël, alors qu'aucune issue immédiate au "shutdown" ne se dessinait.

Depuis vendredi minuit, républicains et démocrates se rejettent la responsabilité de l'impasse budgétaire ou "shutdown", qui a provoqué la fermeture partielle des administrations.

La pierre d'achoppement: le financement d'un mur à la frontière mexicaine que promet Donald Trump depuis sa campagne présidentielle en 2016 et auquel s'opposent farouchement les démocrates.

"C'est la veille de Noël et le président Trump plonge le pays dans le chaos", ont accusé Nancy Pelosi, chef des démocrates à la Chambre des représentants, et Chuck Schumer, son homologue au Sénat.

"La Bourse plonge tandis que le président mène une guerre personnelle contre la Réserve fédérale, juste après avoir limogé son ministre de la Défense", ont-ils asséné dans un communiqué commun.

Lundi soir, le président Trump a confirmé que rien n'avait pour l'heure changé concernant la paralysie partielle des administrations fédérales.

"Rien de nouveau sur le shutdown. Nous avons besoin de davantage de sécurité à la frontière", a-t-il dit à la Maison Blanche.

"Nous sommes déjà en train de construire et de rénover plusieurs kilomètres de mur, dont certains sont achevés. Les démocrates doivent mettre fin au shutdown et achever le financement!", avait-il plus tôt tonné sur Twitter.

M. Trump a décidé à cause du "shutdown" de rester à Washington plutôt que de passer les fêtes comme prévu dans sa résidence ensoleillée de Floride, publiant une avalanche de tweets pour justifier sa politique.

Alors que l'incertitude pèse sur les perspectives de croissance de la première économie du monde et que Wall Street a encore chuté lundi, il a notamment épinglé la Banque centrale américaine (Fed), "seul problème" de l'économie des Etats-Unis, selon lui.

Le président a également évoqué le départ de son ministre de la Défense, le général Jim Mattis, dont l'annonce en fin de semaine dernière, après celle du retrait prochain des troupes américaines en Syrie, a secoué les alliés des Etats-Unis.

"L'AMERIQUE EST DE NOUVEAU RESPECTEE", a proclamé Donald Trump.

"Guidé" par les ultra-conservateurs

En attendant son épouse Melania, qui a fini par le rejoindre pour Noël après être d'abord partie sans lui en Floride, Donald Trump a aussi ironisé sur les médias parlant de son isolement.

"Je suis tout seul (pauvre de moi) à la Maison Blanche en attendant que les démocrates reviennent et passent un accord sur la Sécurité à la Frontière dont on a désespérément besoin", a-t-il tweeté.

Les démocrates ont proposé de renouveler, dans le budget 2019, une enveloppe de plus d'un milliard de dollars pour financer des barrières et d'autres mesures de contrôle à la frontière avec le Mexique. Mais pas question d'allouer cinq milliards au "mur" uniquement voulu par Donald Trump pour satisfaire, affirment-ils, sa base.

"Tant que le président est guidé" par les ultra-conservateurs, "il est dur de voir comment il pourrait présenter une solution qui pourrait passer à la fois la Chambre et le Sénat", ont souligné Nancy Pelosi et Chuck Schumer.

Les républicains détiennent jusqu'au 3 janvier la majorité au Congrès américain, mais ils ont besoin de 60 voix --et donc de votes démocrates-- au Sénat pour passer les lois budgétaires. Or tout compromis doit au final être validé par Donald Trump.

Face à l'impasse, les parlementaires sont partis fêter Noël dans leurs circonscriptions. Pour l'instant, aucun vote n'est prévu jeudi, lorsque les sénateurs doivent rentrer à Washington.

Depuis ses fenêtres, Donald Trump pouvait sans doute constater lundi les effets du "shutdown", qui affecte de nombreux ministères et quelque 800.000 fonctionnaires.

Ce blocage touche la Sécurité intérieure --qui gère justement les frontières--, la police fédérale, les Transports, le Trésor mais aussi l'Intérieur, qui supervise les parcs nationaux.

C'est le cas du Mall, grande étendue verte au coeur de Washington, où des poubelles débordaient lundi.

L'enclos où s'élève, devant la Maison Blanche, le "sapin de Noël national", a été fermé ce week-end "pour cause d'interruption des budgets fédéraux", mais l'arbre pourra bientôt de nouveau scintiller grâce à des financements privés selon des médias américains.

Lunettes aux couleurs du drapeau américain, Andrea Leoncini et son épouse Roberta sont venus de Rome pour leur lune de miel mais n'ont pas pu visiter certains monuments.

"Nous partons ce soir pour New York (...) et espérons voir tout ce que nous avions prévu", confie Roberta.

Bonne nouvelle pour eux: la Statue de la Liberté doit rester ouverte grâce au financement de l'Etat de New York.

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Facebook se lance dans l'arène des cryptomonnaies avec "Libra"

Facebook fera-t-il entrer les cryptomonnaies dans le quotidien de ses quelque 2,7 milliards d'usagers? C'est en tout cas son intention avec "Libra", une monnaie virtuelle censée permettre d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané.

En s'attaquant, dix ans après le bitcoin, au sulfureux domaine des cryptomonnaies, régulièrement sous le feu des projecteurs du fait de piratages et d'accusations de blanchiment d'argent, Facebook se lance un défi de taille, tant il fait lui-même l'objet d'une grave crise de confiance après une série de scandales autour de sa gestion des données personnelles.

Libra doit offrir à partir du premier semestre 2020 un nouveau moyen de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels: elle se veut la pierre angulaire d'un tout nouveau écosystème financier sans la barrière des différentes devises, un outil susceptible d'intéresser notamment les exclus du système bancaire, dans les pays émergents par exemple.

Les usagers disposeront sur leur smartphone d'un porte-monnaie numérique, "Calibra" --directement intégré par Facebook à ses services Messenger et WhatsApp--, pour faire leurs achats, envoyer ou recevoir de l'argent, ont expliqué à l'AFP des responsables du projet.

Mais Libra est un système "ouvert": son code informatique est libre de droits, ce qui signifie que tout développeur, entreprise ou institution peut l'intégrer à ses services.

L'arrivée de Facebook dans cette arène bouillonnante que sont les cryptomonnaies pourrait être un "tournant" pour ce secteur, selon Lou Kerner, investisseur et spécialiste reconnu des cryptomonnaies, car cela pourrait les populariser auprès du grand public.

Elle illustre aussi la volonté du réseau social de se diversifier au-delà de la publicité en ligne, la base de son modèle économique, lui-même fondé sur les données personnelles: "Ce pourrait être une des décisions les plus importantes de l'histoire de Facebook" pour trouver des nouveaux relais de croissance, selon les analystes de RBC.

Bien conscient d'être attendu au tournant, le groupe américain a aussi décidé de confier la gestion de Libra à une entité indépendante, basée à Genève (Suisse) et composée d'entreprises comme les émetteurs de cartes bancaires Mastercard et Visa, les services de paiement Stripe et PayPal, les entreprises de réservation de voitures Lyft et Uber, ou encore le réseau Women's World Banking, qui aide des femmes défavorisées de pays émergents à avoir accès aux services financiers.

Cela servira aussi à garantir la stabilité de cette nouvelle monnaie virtuelle, de façon à ce qu'elle échappe aux énormes fluctuations ayant contribué à ternir l'image de cryptomonnaies, comme le bitcoin.

- "Stabilité" -

Ce projet peut potentiellement permettre à plus d'un milliard de personnes "exclues du système bancaire" d'accéder au commerce en ligne et aux services financiers, assure Dante Disparte, de l'association Libra.

"Envoyer de l'argent à un ami ne devrait pas être plus difficile que de commander un Uber", abonde Peter Hazlehurst, responsable des activités "paiements" au sein d'Uber.

En confiant la gestion à une entité distincte, Facebook cherche à rassurer sur deux fronts: il ne sera pas aux manettes et tout sera fait pour que Libra ne soit pas victime des mêmes errements que le bitcoin, qui a attiré spéculateurs et criminels.

Les informations financières stockées dans Calibra seront strictement séparées des données personnelles détenues par Facebook et ne seront pas utilisées pour cibler de la publicité, a assuré Kevin Weil, un des responsables de Calibra.

Les devises utilisées pour acheter des Libra serviront de réserve et de garantie à la monnaie virtuelle, dont la valeur sera indexée sur un panier de monnaies traditionnelles.

Mais, du côté des Etats, on commence à s'interroger. Libra ne doit pas se transformer en projet de "monnaie souveraine", a mis en garde mardi le ministre français des Finances Bruno Le Maire, jugeant nécessaire que le géant américain présente des "garanties" à ce sujet. Le ministre a indiqué avoir demandé aux gouverneurs des banques centrales du G7 de plancher sur le sujet.

Comme les autres monnaies virtuelles, Libra repose sur la technologie de la "blockchain" (chaîne de blocs), sorte d'immense registre public et infalsifiable qui rend le transfert de devises virtuelles rapide, anonyme et sécurisé.

"Il se s'agit pas de faire confiance à Facebook, c'est de faire concrètement confiance aux entreprises fondatrices de l'association, qui est indépendante et démocratique", souligne Dante Disparte.

Libra est aussi un pari sur l'avenir de Facebook: le groupe ne gagnera pas directement d'argent avec Libra. Mais, à long terme, cela peut lui servir à attirer des utilisateurs et des annonceurs sur ses plateformes, ou à garder les actuels, et donc à renforcer ou créer des services payants ou financés par la publicité.

A Wall Street, Facebook gagnait un peu moins de 1,5% à 14H00 GMT.

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Des vidéos montrent l'arrestation violente d'une famille noire en Arizona

Un enquêteur s'entretient avec des policiers du complexe d'appartements à Autumn Ridge, qui avait été fouillé par des enquêteurs à Phoenix, en Arizona, le 4 mai 2015.

La maire de Phoenix, dans l'Arizona, a présenté dimanche ses excuses après l'apparition de vidéos montrant l'arrestation violente par la police de cette ville d'une famille noire avec de jeunes enfants.

Sur ces vidéos, prises lors d'une arrestation qui a eu lieu il y a un mois dans un parking à Phoenix, on voit les policiers ordonner à la famille de sortir de sa voiture, en hurlant et en employant un langage grossier, et la menacer d'ouvrir le feu.

Puis une femme sort du véhicule avec deux jeunes enfants, elle les remet à une personne qui se trouve là avant d'être arrêtée. On voit ensuite un policier donner des coups de pied dans les jambes d'un homme qu'il est en train de menotter contre une voiture de police.

"Comme beaucoup d'autres, je suis dégoutée de ce que j'ai vu dans la vidéo montrant l'interaction de la police de Phoenix avec une famille et de jeunes enfants", a déclaré la maire, Claire Gallego, dans un communiqué posté sur Twitter.

Les actions de ces policiers sont "inappropriées" et "clairement non professionnelles", a écrit l'élue. "Il n'existe aucune situation où un tel comportement pourrait être un tant soit peu acceptable".

"Je suis profondément désolée de ce que cette famille a subi, et je présente mes excuses à la communauté", a déclaré Mme Gallego.

Intervenant sur la télévision locale affiliée au réseau ABC, la cheffe de la police de Phoenix, Jeri Williams, a déclaré que les policiers intervenaient à la suite d'une alerte sur un cambriolage lorsqu'ils sont tombés sur cette famille.

"Je suis désolée que cet incident ait eu lieu", a-t-elle dit, indiquant qu'une enquête était en cours.

Selon ABC, la famille a engagé une action en justice pour violation de ses droits et réclame 10 millions de dollars à la municipalité de Phoenix.

La sénatrice de Californie Kamala Harris, candidate à l'investiture démocrate pour la présidentielle, a estimé que les actes des policiers étaient "indéfendables".

Cet incident survient dans un contexte où l'attitude des forces de l'ordre est un sujet sensible aux Etats-Unis après une série de violences mortelles de policiers contre des Africains-Américains.

Des mesures ont été prises en réaction à ces faits à travers le pays, comme le port obligatoire par les policiers de mini-caméras filmant leurs interventions. Claire Gallego a indiqué qu'elle allait accélérer la mise en place de cette mesure dans la ville à la suite de l'incident.

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