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Venezuela: Guaido appelle à manifester pour faire basculer l'armée

Le chef de l'opposition vénézuélienne et président autoproclamé par intérim, Juan Guaido, accompagné de son épouse Fabiana Rosales, s'adresse aux médias après une messe à Caracas (Venezuela), le 27 janvier 2019. REUTERS / Carlos Garcia Rawlins

Le président autoproclamé du Venezuela, Juan Guaido, a appelé à deux nouvelles manifestations, mercredi et samedi, pour faire basculer l'armée, principal soutien du président élu Nicolas Maduro, et accompagner l'ultimatum européen en faveur d'élections libres.

"Mercredi de midi à 14h, partout au Venezuela nous descendrons dans les rues (...) pour exiger des forces armées qu'elles se mettent du côté du peuple, et samedi (nous appelons à) une grande mobilisation dans tout le Venezuela et le monde pour accompagner le soutien de l'Union européenne et l'ultimatum", a déclaré dimanche soir le député de droite de 35 ans, chef du Parlement.

Six pays européens (Espagne, France, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Pays-Bas) ont donné samedi à Nicolas Maduro huit jours pour convoquer des élections, faute de quoi ils reconnaîtront Juan Guaido comme président. L'ultimatum expirera dimanche.

L'Union européenne a brandi pour sa part une menace plus floue: elle "prendra des mesures" si des élections ne sont pas convoquées "dans les prochains jours", y compris concernant "la reconnaissance du leadership" dans le pays.

Samedi, "nous célébrerons ce soutien inédit du monde entier à notre cause, mais aussi en comptant sur le fait que sera sur le point d'expirer l'ultimatum de l'Union européenne (sic), pour parvenir à la fin de l'usurpation, au gouvernement de transition et à la convocation d'élections libres", s'est félicité Juan Guaido.

Jusqu'à présent, Nicolas Maduro se montre inflexible. "Personne ne peut nous donner d'ultimatum", a-t-il déclaré à la chaîne CNN Turk.

- "Pas le moment d'avoir peur" -

Encouragé par le soutien international, Juan Guaido cherche à fissurer la loyauté de l'armée, essentielle au maintien au pouvoir de Nicolas Maduro depuis 2013.

Il offre donc l'amnistie aux fonctionnaires et militaires acceptant de le soutenir, dans une loi que ses partisans se sont chargés de distribuer dimanche aux centres de police et de l'armée du pays.

"Aujourd'hui, nous sommes allés tendre la main (...) Soldat du Venezuela, nous plaçons nos espoirs en toi et en ton engagement envers notre Constitution", a-t-il déclaré. "Ce n'est pas le moment d'avoir peur".

Face aux opposants qui leur remettaient le texte de loi, certains soldats ont toutefois brûlé ou déchiré le document, qui offre "toutes les garanties constitutionnelles" aux militaires et civils qui "collaborent à la restitution de la démocratie".

"L'armée est avec notre commandant en chef, Nicolas Maduro", a déclaré l'un d'eux.

- "Traîtres jamais, loyaux toujours!" -

Pendant ce temps, Nicolas Maduro supervisait des exercices militaires au Fort Paramacay, dans le nord du Venezuela.

"Genou à terre pour combattre le coup d'Etat, je le dis à toutes les forces armées bolivariennes: union maximale, discipline maximale, cohésion maximale", a-t-il lancé aux troupes.

Il les a aussi mises en garde: "Etes-vous des putschistes ou respectez-vous la Constitution? (...) Traîtres jamais, loyaux toujours!"

Des dissensions commencent en effet à apparaître. Attaché militaire du Venezuela à Washington, le colonel José Luis Silva a annoncé samedi ne plus reconnaître M. Maduro comme président légitime et a exhorté ses "frères militaires" à faire de même.

"Soldat du Venezuela, je te donne un ordre: ne réprime pas les manifestations pacifiques (...), ne tire pas sur le peuple", a lancé Juan Guaido, après une semaine de mobilisations qui s'est soldée par 29 morts et plus de 350 arrestations.

Le pape François a, lui, souhaité dimanche une "solution juste et pacifique pour surmonter la crise, en respectant les droits de l'Homme".

Lors d'une réunion de l'ONU samedi consacrée à la crise vénézuélienne, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a demandé à tous les pays d'"être aux côtés des forces de liberté".

Dimanche, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, a averti que "toute violence et intimidation" contre l'opposition et le personnel diplomatique américain sur place entraînerait une "réponse significative".

- Caracas garde des amis -

La liste des soutiens internationaux de M. Guaido ne cesse de s'allonger: après Israël, c'est l'Australie qui a annoncé dimanche le reconnaître comme président par intérim "jusqu'à ce que des élections se tiennent".

Mais Caracas garde des amis à l'étranger, notamment la Russie, qui a exigé "la fin" d'"une ingérence cynique et non-dissimulée dans les affaires d'un Etat souverain".

Dans son camp se trouvent aussi la Chine, la Corée du Nord, la Turquie, le Nicaragua et Cuba notamment.

A Paris, le chef de file de La France insoumise (gauche radicale), Jean-Luc Mélenchon, a déclaré dimanche souhaiter que M. Maduro "tienne".

Ce dernier continue d'accuser Washington d'agir en coulisses de ce qu'il considère comme un coup d'Etat et a rompu les relations diplomatiques.

Mais il veut garder un minimum de relations avec celui qui lui achète un tiers de son pétrole chaque année et négocie l'ouverture de "sections d'intérêts" dans chaque pays, a-t-il annoncé alors qu'expirait le délai de 72 heures qu'il avait donné au personnel de l'ambassade américaine pour quitter le Venezuela.

Interrogé par l'AFP, le département d'Etat américain n'a pas confirmé ces discussions. Dimanche, Mike Pompeo a annoncé que l'opposant Carlos Vecchio serait le nouveau chargé d'affaires du Venezuela aux Etats-Unis.

Avec AFP

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Lourd bilan au Nicaragua après le passage de deux ouragans

Une femme dans sa maison inondée lors du passage de l'ouragan Iota à Siuna, au Nicaragua, le 17 novembre 2020 (AP)

Les ouragans Eta et Iota, qui ont dévasté les régions du nord-est du Nicaragua, ont touché plus de trois millions de personnes, soit la moitié de la population, et provoqué 742 millions de dollars de dommages, selon le gouvernement de Managua.

Le premier ouragan, Eta, a provoqué des dommages pour quelque 178 millions de dollars dans le nord-est du pays, mais Iota, d'ampleur nationale, a provoqué des destructions dont le coût est estimé à 564 millions de dollars, a précisé le ministre des Finances Ivan Acosta.

Eta, ouragan de catégorie 4 sur une échelle de 5, a touché le nord-est du pays le 3 novembre avant que Iota n'atteigne le Nicaragua le 16 du même mois, avec une violence encore plus grande, de niveau 5, soit le maximum pour un ouragan.

Plus de trois millions de personnes ont également été touchées par ces deux ouragans sur une population totale de 6,2 millions d'habitants, a encore dit le ministre lors d'une visioconférence.

Iota "est l'événement (météorologique) le plus puissant qui ait jamais touché le Nicaragua, non seulement pour la violence avec laquelle il a frappé le pays, mais aussi pour son amplitude", a indiqué Guillermo Gonzalez, directeur du Système national de Prévention des désastres.

Le passage de Iota a fait 44 morts en Amérique centrale, dont 21 au Nicaragua, en raison d'inondations et de glissements de terrain.

Le pays a besoin d'une aide humanitaire d'urgence de quelque 4 millions de dollars, a également annoncé le gouvernement.

Un million d'élèves ont arrêté l'école au Honduras

Photo d'illustration (Reuters)

Près d'un million d'enfants et d'adolescents ont quitté l'école cette année au Honduras, du fait de la suspension des cours et du confinement imposés pour tenter de contenir la pandémie de Covid-19, selon une étude de l'ONG Casa Alianza.

L'organisation non gouvernementale Casa Alianza, qui se consacre à la protection des mineurs en Amérique latine, avertit dans ce rapport que sur près de 1,8 million d'enfants et adolescents inscrits, "quasiment un million ont abandonné le système scolaire national cette année" depuis l'instauration du couvre-feu sanitaire en mars.

Ces abandons concernent particulièrement les écoles et les collèges publics des zones défavorisées, mais touchent également les écoles privées parce que de nombreux parents ont perdu leur emploi à cause de la pandémie et ne peuvent financer une éducation virtuelle à distance, selon cette étude.

L'abandon scolaire est d'autant plus grave que les mineurs sont exposés à l'exclusion sociale et risquent d'être recrutés par des gangs, alerte l'Ong.

Le Honduras présente un taux d'homicides parmi les plus élevés du monde avec le Guatemala et le Salvador, où des gangs violents sèment la terreur dans les grandes villes.

Le Mexique veut en finir avec le "machisme qui tue"

Des femmes placent des croix dans les rues de Mexico pour dénoncer les fémicides lors de la Journée internationale de la femme, le 9 mars 2020. Environ 3.800 femmes sont assassinées chaque année dans le pays (AP/Marco Ugarte)

"Le machisme tue, détruit la vie des femmes et limite le développement de notre pays", a déclaré la ministre de l'intérieur Olga Sanchez à l'occasion de la Journée mondiale pour l'élimination de la violence contre les femmes et les filles.

"Nous avons une dette historique envers les femmes, en particulier les victimes de la violence, et nous ne pouvons pas permettre l'impunité", a martelé Olga Sanchez, insistant sur la nécessité de "ne plus reproduire le système culturel machiste et patriarcal" très ancré au Mexique.

Selon les chiffres de l'Institut national des statistiques, environ 3.800 femmes sont assassinées chaque année et six femmes sur dix ont subi une agression au cours des dix dernières années au Mexique.

Les statistiques montrent également qu'en moyenne 32 filles de 10 à 14 ans contractent des grossesses précoces chaque jour à la suite d'abus sexuels, et qu'une sur quatre a subi des violences en milieu scolaire.

Seule la moitié des auteurs de fémicides sont condamnés et dans certains États l'impunité atteint 98%, selon un rapport présenté lors de la conférence quotidienne du président Andrés Manuel López Obrador.

Des défilés d'organisations féministes étaient prévus dans tout le pays, sous protection des autorités et des organisateurs.

Le 9 novembre, la police de Cancun a tiré des coups de feu en l'air alors que des manifestants, pour la plupart des femmes, protestaient devant l'hôtel de ville après le meurtre brutal d'une jeune femme. Cet incident avait suscité de nombreuses critiques dans le pays ainsi qu'à l'étranger.

Diego Maradona, légendaire star du football mondial, est mort

L'entraîneur de l'Argentine Diego Maradona réagit lors du quart de finale de la Coupe du monde 2010 Argentine - Allemagne au stade Green Point du Cap, en Afrique du Sud, le 03 juillet 2010.

La légende du football mondial, Diego Armando Maradona, est décédée mercredi à l'âge de 60 ans.

M. Maradona, un fier Argentin, a succombé à une insuffisance respiratoire, selon le quotidien espagnol El País. D’après l’Agence France Presse, il serait plutôt mort d’une crise cardiaque.

Le légendaire numéro 10 de la sélection albicéleste avait captivé les fans de football du monde entier dans les années 1980 et 1990.

D’après El País, Diego Maradona est né deux fois : d’abord juridiquement le 30 octobre 1960 dans la banlieue de Buenos Aires, puis le 22 juillet 1986 à Mexico lorsqu’il marqua ce qui reste connu dans les annales du football comme “le but magique” face à l’Angleterre.

Idole de millions de férus du ballon rond, Maradona captive l’attention du monde tant par ses prouesses sur les stades que par ses excès en dehors : drogues, maladies, obésité et un cœur défaillant.

La mort du Pibe de Oro, l’enfant d’or, pourtant retraité depuis 1997, laisse un vide dans le monde du football.

Un deuil national de trois jours a été décrété en Argentine.

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