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USA: le républicain Paul Ryan favori pour l'élection du président de la Chambre

Le républicain Paul Ryan (R-WI) à Washington, 20 octobre 2015. (REUTERS/Yuri Gripas)

Le représentant républicain Paul Ryan, 45 ans, a renforcé mercredi sa position de favori à une semaine de l'élection du prochain président de la Chambre des représentants américaine, après qu'une partie des frondeurs conservateurs du parti lui ont apporté leur soutien.

Les parlementaires de la Chambre éliront le prochain président de l'institution le 29 octobre, a annoncé l'actuel titulaire du poste, John Boehner, poussé à la démission par la faction ultra-conservatrice du parti républicain.

Le groupe républicain désignera son candidat lors d'une élection interne le 28 octobre, et les 435 membres de la Chambre --188 démocrates et 247 républicains-- voteront le 29 octobre, à moins qu'un nouveau coup de théâtre ne bouleverse à nouveau le calendrier.

La majorité républicaine de la Chambre est sans leader depuis que John Boehner a annoncé son départ prochain à la retraite, et que son numéro deux, Kevin McCarthy, a renoncé le 8 octobre à se présenter en raison de l'hostilité de la faction ultra-conservatrice du groupe, issue du Tea Party.

Le retrait de la course de Kevin McCarthy avait plongé le groupe républicain dans la confusion, faute de personnalité capable de rassembler un parti profondément déchiré entre les modérés et les intransigeants du Tea Party. La fracture reste ouverte depuis 2010.

Le "speaker" est le troisième personnage des Etats-Unis après le président et le vice-président.

Très courtisé, Paul Ryan a fini par poser mardi ses conditions pour accepter le poste: il sera candidat seulement si tous les courants républicains, notamment les ultra-conservateurs du "Freedom Caucus" (groupe de la liberté), le soutiennent d'ici à vendredi.

Cette faction d'environ 40 élus a voté à une forte majorité en faveur de Paul Ryan mercredi soir à huis clos, sans toutefois parvenir à un consensus.

Mais Paul Ryan s'est félicité d'une "étape positive vers une équipe républicaine unie". D'autres sous-groupes doivent se prononcer jeudi ou vendredi.

Ultra-libéral spécialiste du budget, élu d'une circonscription du Wisconsin depuis 1999, il fut le colistier de Mitt Romney, candidat républicain à la Maison Blanche en 2012, et préside actuellement la commission chargée des impôts, après avoir présidé celle du budget.

Pour les démocrates, Paul Ryan est avant tout celui qui a proposé dans le passé des budgets d'austérité qui auraient considérablement réduit l'Etat-Providence américain.

Avec AFP

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Deutsche Bank a étouffé des soupçons de blanchiment impliquant Trump

La Deutsche Bank allemande à Francfort, en Allemagne, le 30 septembre 2016.

La direction de Deutsche Bank a étouffé des soupçons de blanchiment émis en interne et impliquant le président américain Donald Trump et son gendre, selon le New York Times, ce que la banque allemande a démenti lundi.

Selon le quotidien américain, une poignée de salariés de Deutsche Bank spécialisés dans la détection d'opérations de blanchiment d'argent ont recommandé en 2016 et 2017 que de multiples transactions impliquant des entités juridiques contrôlées par M. Trump et par Jared Kushner soient signalées au ministère américain du Trésor, qui chapeaute la lutte contre les délits financiers.

Mais les dirigeants de la banque allemande, établissement ayant prêté "des milliards de dollars" aux sociétés contrôlées par les deux hommes "ont rejeté les recommandations de leurs employés", affirme le NYT, ajoutant que "la nature des transactions n'était pas claire" mais qu'il s'agissait d'argent faisant de multiples allers-retours entre des entités et des personnes à l'étranger.

Le journal a relevé que des promoteurs immobiliers comme le milliardaire et son gendre faisaient parfois des opérations importantes, totalement en liquide, y compris hors des Etats-Unis. Ces opérations sont particulièrement scrutées par les services anti-blanchiment des banques.

"A aucun moment, un enquêteur (interne) n'a été empêché de faire remonter une activité potentiellement suspecte", a riposté un porte-parole de la banque, dans un communiqué.

En outre, "l'allégation selon laquelle quiconque aurait été muté ou licencié dans le but d'étouffer les soucis relatifs à un client est totalement fausse", a-t-il ajouté.

Dans une série matinale de tweets, le président américain a semblé réagir à l'article du New York Times en accusant le journal et d'autres médias d'écrire des "histoires bidon sur le fait que je n'ai pas utilisé beaucoup de banques parce qu'elles ne voulaient pas faire affaire avec moi".

"Faux ! C'est parce que je n'avais pas besoin d'argent. Très vieux jeu mais vrai", a-t-il poursuivi, sans pour autant évoquer les soupçons de blanchiment mentionnés par le journal.

"Deutsche Bank a été très bien et a été hautement professionnel dans les relations d'affaire --et si, pour une quelconque raison, je ne les avais pas aimés, je serais allé ailleurs. Il y a toujours eu plein d'argent et de banques parmi lesquelles choisir", a-t-il relevé.

La banque francfortoise a affirmé avoir renforcé ces dernières années ses effectifs en matière de contrôle et de lutte contre la délinquance financière, un domaine placé depuis l'été 2014 sous la responsabilité de la Française Sylvie Mathérat, membre du directoire de l'établissement allemand.

Ces équipes, en grande partie des enquêteurs de terrain, comptaient environ 3.000 personnes dans le monde en 2018 réparties entre Francfort, Hong Kong, Singapour, Londres et New York.

Mais, estimant que les choses n'allaient pas assez vite, le superviseur allemand a pris la décision inédite en septembre de demander au cabinet KPMG d'évaluer les progrès de la principale banque allemande dans la lutte contre l'utilisation criminelle de fonds (blanchiment, financement du terrorisme ou du crime organisé).

Cette mission a depuis été élargie au rôle de banque correspondante, après la vaste affaire de blanchiment impliquant l'établissement danois Danske Bank, pour laquelle Deutsche Bank a servi pendant des années de banque correspondante à l'étranger.

Les "railleries génocidaires" de Trump "ne mettront pas fin à l'Iran"

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Ford va supprimer 7.000 emplois dans le monde, soit 10% de ses effectifs

Un membre du personnel d'assemblage travaille sur un camion Ford F-150 à l'usine Ford Rouge de Dearborn, au Michigan, le 27 septembre 2018.

Ford a annoncé lundi la suppression d'ici fin août de 7.000 emplois à travers le monde, soit 10% de ses effectifs, pour faire des économies et s'adapter au déclin des ventes de berlines et de citadines aux Etats-Unis notamment.

Le constructeur automobile américain n'a pas donné le détail précis des coupes par région, ni par métier mais a indiqué qu'il allait réduire les fonctions d'encadrement de 20%, "ce qui devrait conduire à des économies annuelles d'environ 600 millions de dollars", a indiqué une porte-parole à l'AFP.

Elle a précisé que ces coupes devaient être un mélange de départs volontaires et de licenciements secs.

Environ 800 emplois doivent être supprimés en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada et Mexique), dont 500 dès cette semaine, a précisé la porte-parole. Ce qui s'ajoutera aux quelque 1.500 employés ayant quitté le groupe ces derniers mois dans cette région via un plan de départs volontaires.

Les mesures d'économies touchent également la Chine, l'Europe et l'Amérique du Sud : "Pour l'instant, nous n'avons pas encore de détails précis pour chacune de ces régions (...) parce que la restructuration est en cours mais nous pouvons dire qu'elle devrait être finalisée d'ici la fin du mois d'août", a ajouté la porte-parole.

"Nous comprenons que ce soit un moment difficile pour nos équipes mais ces mesures sont nécessaires afin de mettre Ford sur le chemin du succès aujourd'hui et de préparer l'entreprise à se développer pour le futur", a-t-elle poursuivi.

Cette cure d'austérité fait partie d'une vaste restructuration annoncée à l'automne par le PDG Jim Hackett pour économiser 11 milliards de dollars et faire de Ford un groupe plus "agile" avec des procédures de prise de décisions accélérées.

Ford veut en effet retrouver le peloton de tête dans la transformation en cours du secteur automobile sous l'effet de l'explosion de l'auto-partage, du covoiturage et surtout du développement de la voiture autonome et de l'accélération vers l'électrique.

Ces deux dernières technologies, très coûteuses, demandent soit de nouvelles usines soit une modernisation complète de celles existantes.

Dans cette optique, Ford est en train de réorganiser ses activités européennes et envisage une possible réduction de la production de modèles populaires comme la Fiesta, la Focus et la Mondeo.

En Amérique du Nord, le groupe de Dearborn (Michigan, nord) devrait se focaliser sur la marque Mustang, les camionnettes à plateau (pickups), les SUV (4X4 de ville) et les crossovers, véhicules prisés par les consommateurs locaux.

Il travaille également actuellement sur une alliance avec le géant allemand Volkswagen dans la voiture électrique et autonome.

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