Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

USA: Martin Shkreli confirme sa réputation de "bad boy" de la pharmacie

Photo d’archives : Martin Shkreli, l'ancien gestionnaire de fonds, est escorté par des agents de la force publique après avoir été placé en garde à vue, à New York, 17 décembre 2015.

L'ex-directeur de Turing, Martin Shkreli, a refusé de répondre aux questions de parlementaires américains sur la hausse vertigineuse de prix de médicaments fabriqués par son groupe pharmaceutique.

"Sur les conseils de mon avocat, je ne ferai pas de déclaration liminaire", a déclaré d'entrée de jeu M. Shkreli, 32 ans, plantant ainsi le décor de la scène retransmise en direct sur les chaînes de télévision et qui s'est jouée dans une salle du Congrès américain prise d'assaut par les médias.

D'un côté, des parlementaires démocrates et républicains décidés à mettre sur le grill celui qui est considéré depuis quelques mois comme l'homme le plus détesté des Etats-Unis.

De l'autre, Martin Shkreli, entrepreneur et financier, ayant fondé Turing Pharmaceuticals en février 2015 et inculpé depuis décembre pour fraude dans une affaire liée à d'autres sociétés.

En septembre, Turing Pharmaceuticals avait fait passer le prix d'un comprimé de Daraprim, un médicament utilisé contre le paludisme et des co-infections du sida, de 13,50 à 750 dollars du jour au lendemain.

- "Je connais une malade qui n'a pas de revenus mais a besoin de Daraprim pour survivre, que lui dites-vous ?", attaque un parlementaire, enclenchant les hostilités.

- "Sur les conseils de mon avocat, j'invoque le cinquième amendement et je vais (donc) décliner respectueusement de répondre à votre question", lui répond M. Shkreli.

Sourire narquois, parfois arrogant, il va répéter la même phrase pendant quasiment cinq minutes à toutes les questions.

Les élus, d'ordinaire en position de force quand il s'agit de griller des chefs d'entreprises qu'ils convoquent, n'ont pu cacher leur exaspération. L'un d'entre-eux a ainsi demandé à M. Shkreli s'il prononçait correctement son nom.

- "Oui monsieur", a alors répondu l'intéressé.

- "Vous voyez que vous pouvez bien répondre aux questions", a alors rétorqué l'élu, s'attirant pour toute réponse un sourire ironique.

Un autre parlementaire le "supplie" alors de ne pas devenir le "visage de la cupidité" de l'industrie pharmaceutique mais une "force du Bien". Mais faute de réponse, les parlementaires l'ont autorisé à quitter la salle.

Dans les couloirs du Congrès, son avocat de renom Ben Brafman, connu pour avoir défendu Dominique Strauss Kahn dans l'affaire du Sofitel, fait ensuite une déclaration dans laquelle il salue en Martin Shkreli "un brillant scientifique dont le dévouement pour sauver des vies est extraordinaire".

A peine sorti de la salle, l'intéressé en a rajouté une couche: "Difficile d'accepter que ces imbéciles représentent le peuple", a-t-il tweeté.

Avec AFP

Toutes les actualités

Joe Biden est en tête des sondages devant le président sortant Donald Trump

Joe Biden est en tête des sondages devant le président sortant Donald Trump
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:54 0:00

Une tragédie s'abat sur la communauté sénégalaise de Denver, au Colorado

Une tragédie s'abat sur la communauté sénégalaise de Denver, au Colorado
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:15 0:00

Black Lives Matter: pourquoi il ne faut pas abolir la police

Black Lives Matter: pourquoi il ne faut pas abolir la police
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:50 0:00

Coronavirus: état des lieux dans le monde

Coronavirus: état des lieux dans le monde
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:57 0:00

Sanctions américaines contre Abass Sidiki, chef de la milice des 3R en RCA

Un soldat monte la garde près d'anciens enfants soldats anti-Balaka attendant d'être libérés d'un camp à Batangafo, en République centrafricaine, 28 août 2015. AFP PHOTO / EDOUARD DROPSY

Le Trésor américain a imposé des sanctions contre Bi Sidi Souleymane alias Sidiki Abbas, le chef de la milice dite des "3R" (Retour, Réclamation et Réhabilitation) en République centrafricaine, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Ces sanctions font suite à des mesures similaires prises par le Conseil de sécurité des Nations unies, selon un communiqué du Trésor.

D’après les autorités américaines, le groupe 3R aurait tué, torturé, violé et déplacé des milliers de civils depuis 2015 et M. Souleymane aurait lui-même participé à ces exactions.

Par ailleurs, le Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies pour la RCA a mis en place un gel des avoirs et une interdiction de voyager à l'encontre de M. Souleymane.

Selon les lois américaines, désormais les avoirs de M. Souleymane aux États-Unis ou sous le contrôle de ressortissants américains sont systématiquement gelés.

Pour rappel, la milice 3R le groupe armé le plus imposant en Centrafrique. Son chef, M. Souleymane, est un Camerounais qui se positionne comme le défenseur des peuples peuls, selon plusieurs sources concordantes.

Voir plus

XS
SM
MD
LG