Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

USA : les deux candidats à la vice-présidence à l'offensive

Tim Kaine (à g.) et Mike Pence, lors de leur débat de mardi soir, à Longwood University, Farmville, Virginie, le 4 octobre 2016.

Les colistiers de Donald Trump et Hillary Clinton se sont affrontés mardi soir lors d'un débat à couteaux tirés, première occasion pour des millions d'Américains de découvrir les deux candidats à la vice-présidence.

Le débat, consacré à la politique intérieure et internationale, opposait le gouverneur républicain de l'Indiana Mike Pence, 57 ans, et le sénateur démocrate de Virginie Tim Kaine, 58 ans, deux politiciens expérimentés mais peu connus, qui sont immédiatement passés à l'offensive, le premier contre Hillary Clinton, l'autre contre Donald Trump.

Le professeur James Ceaser, de l'Université de Virginie, au micro de Jean-Roger Bion
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:14 0:00

Mike Pence a dénoncé la "politique étrangère faible" de Hillary Clinton, du temps où elle était secrétaire d'Etat, qui a plongé selon lui le Moyen-Orient dans la tourmente. Tim Kaine a éreinté Donald Trump, un homme qui "se fait passer toujours en premier" et a "construit sa carrière d'homme d'affaires sur le dos des petites gens". Il a aussi rappelé que M. Trump avait pendant des années "scandaleusement menti" sur le lieu de naissance du président Obama.

"Je ne peux pas imaginer comment le gouverneur Pence peut défendre le style égocentrique de Donald Trump, bâti sur les insultes", a-t-il ajouté.

Chacun a essayé de montrer à quel point leur vision de l'Amérique était différente, cherchant à valoriser son candidat, critiquant le programme de son rival, à cinq semaines de l'élection présidentielle du 8 novembre. Ils se sont vivement opposés sur l'économie, la sécurité, l'immigration et la politique étrangère.

La tâche était plus difficile pour Mike Pence après une semaine extrêmement difficile pour Donald Trump, en baisse sensible dans les sondages après un premier débat présidentiel médiocre le 26 septembre.

Apprécié des républicains au Congrès (il a siégé douze ans à la Chambre des représentants) Mike Pence, aussi calme et discipliné que Donald Trump est impétueux, devait absolument rassurer des républicains sur la personnalité de son colistier, le présenter comme l'homme du changement auquel aspirent les Américains.

"Le débat sera un contraste entre notre campagne de grandes idées et solutions audacieuses, face à la petite campagne mesquine de Clinton, complètement bloquée dans le passé", avait déclaré Donald Trump mardi.

Il avait promis de tweeter durant les 90 minutes du débat.

Tim Kaine, affable et expérimenté --il a été gouverneur de Virginie de 2006 à 2010--, semblait avoir une tâche plus facile mardi soir, et il n'a pas hésité à interrompre fréquemment son adversaire.

Le débat de mardi était le seul entre les deux candidats à la vice-présidence, dont le rôle principal sera, pour celui qui gagne le 8 novembre, de remplacer le président en cas de décès ou de démission.

Il sera suivi dimanche par le deuxième débat présidentiel entre Hillary Clinton et Donald Trump.

Historiquement, le débat des candidats à la vice-présidence a rarement eu un impact sur le choix des électeurs.

Avec AFP

Toutes les actualités

Obama vient en appui à Biden, les enfants de Trump contre-attaquent

Obama vient en appui à Biden, les enfants de Trump contre-attaquent
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:44 0:00

Le loup n'est plus une espèce protégée aux Etats-Unis

Des loups gris hurlent dans une zone d'exposition du Centre international du loup à Ely, dans le Minnesota, en février 2008. (Photo AP / John Flesher)

L'administration de Donald Trump a confirmé jeudi que les loups ne seraient dorénavant plus une espèce protégée aux Etats-Unis. Elle révoque ainsi une classification en place depuis 1978 après leur quasi-extinction, et ouvrant la voie à ce qu'ils soient davantage chassés.

L'annonce intervient quelques jours avant l'élection présidentielle du 3 novembre, alors que de nombreux élus républicains du Midwest, terre électorale cruciale, réclamaient le retrait du loup de la liste protégée.

"Après plus de 45 ans sous un statut d'espèce protégée, le loup gris a excédé tous les objectifs de préservation en vue de son rétablissement", a déclaré le secrétaire à l'Intérieur David Bernhardt (les premières protections ont commencé en 1974).

La population de loups (Canis lupus) aux Etats-Unis (hors Alaska et Hawaï) est remontée à 6.000, selon le département de l'Intérieur, contre moins de 1.000 en 1967.

Le loup s'est redéveloppé dans la région des Rocheuses et a commencé à revenir dans l'Ouest. Sous la présidence de Barack Obama, il avait déjà perdu son statut protégé dans l'Idaho et le Montana.

Il reviendra désormais aux Etats de décider comment gérer les populations de loups, en autorisant ou non la chasse et les pièges. La mesure était réclamée par des éleveurs. Seul le "loup mexicain", présent dans le Sud-Ouest, restera protégé au niveau fédéral.

La communauté scientifique et un grand nombre d'élus, de citoyens et de militants s'opposaient à la révocation, car le loup n'a pas encore regagné tout son habitat historique.

L'ONG Earthjustice a promis de contester la décision en justice, accusant l'agence fédérale chargée de la protection des animaux de ne pas avoir suivi les procédures scientifiques normales.

"Choquée et attristée" par la décision de l'US Fish and Wildlife Service, Jane Goodall, célèbre avocate des animaux et spécialiste des primates, a expliqué que les loups ne pourraient plus étendre leurs territoires en raison de la chasse et des pièges.

"Les loups ont la même conscience, les mêmes émotions et la même intelligence que les chiens, voire plus", a dit Jane Goodall dans une vidéo. "Comment réagiriez-vous si votre chien était abattu pour que quelqu'un accroche sa tête sur un mur?"

Treize espèces ont perdu leur statut protégé depuis 2017 sous l'administration Trump. La liste inclut une chauve-souris, un gecko ou encore un campagnol.

Le célèbre rapace "bald eagle" (pygargue à tête blanche), animal symbole des Etats-Unis, a été retiré de la liste protégée en 2007.

Dans l'Iowa, l'industrie agricole est un enjeu électoral majeur

Dans l'Iowa, l'industrie agricole est un enjeu électoral majeur
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:39 0:00

Minute Eco: Le Faso lance une plateforme pour les PME de sa diaspora

Minute Eco: Le Faso lance une plateforme pour les PME de sa diaspora
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:26 0:00

Présidentielle américaine: l'Union africaine veut envoyer des observateurs aux USA

Présidentielle américaine: l'Union africaine veut envoyer des observateurs aux USA
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:45 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG