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La polémique enfle autour des séparations d'enfants de migrants aux Etats-Unis

Un enfant voyageant avec des migrants d'Amérique centrale dans un camp près du poste de contrôle de San Ysidro,à Tijuana, Mexique, le 1er mai 2018

Le ministre américain de la Justice a justifié jeudi les séparations de familles de sans papiers en citant la Bible, brandissant la nécessité de faire respecter la loi face à l'indignation de l'opposition démocrate et au malaise croissant dans ses propres rangs républicains.

"Je pourrais vous renvoyer à l'apôtre Paul et à son commandement clair et sage (...) qu'il faut obéir aux lois du gouvernement car Dieu les a décrétées afin d'assurer l'ordre", a déclaré le ministre Jeff Sessions dans un discours entier dédié au sujet, qui a coïncidé avec une journée de mobilisation aux Etats-Unis contre cette mesure.

"Entrer illégalement aux Etats-Unis est un délit (...) Et avoir des enfants ne vous protège pas", a-t-il poursuivi, rappelant avoir ordonné "que nos procureurs lancent des poursuites contre 100% des entrées illégales" détectées à la frontière mexicaine, dans le cadre de la politique de "tolérance zéro" de Donald Trump.

>> Lire aussi : Malaise autour de la "tolérance zéro" de Trump sur l’immigration

Refusant de commenter directement ces propos, la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a simplement avancé qu'il est "très biblique de faire respecter la loi".

Depuis octobre, plusieurs centaines d'enfants ont été séparés de leurs parents à la frontière, y compris des familles venues demander l'asile.

Le rythme s'est nettement accéléré depuis début mai, lorsque Jeff Sessions a annoncé que tous les migrants franchissant sans papiers la frontière seraient arrêtés, qu'ils soient accompagnés de mineurs ou pas. Or les enfants ne peuvent être envoyés dans les "prisons" de leurs proches adultes, a-t-il réitéré jeudi, ce qui conduit à leurs séparations.

Chez les républicains du Congrès, le malaise était palpable jeudi.

"Nous ne voulons pas que des enfants soient séparés de leurs parents", a déclaré leur chef, Paul Ryan. "Nous estimons qu'il faut résoudre (cette situation, ndlr) à travers une loi sur l'immigration", a-t-il ajouté, alors que les républicains travaillent à l'élaboration d'un texte plus large sur l'immigration qui pourrait être présenté la semaine prochaine.

Un amendement sera clarifié "pour s'assurer que les mineurs accompagnés appréhendés à la frontière ne soient pas séparés de leurs parents ou tuteurs", a précisé un haut responsable républicain à la Chambre des représentants.

- "Torture psychologique" -

Face au tollé, le président Donald Trump et la Maison Blanche martèlent que la situation découle du blocage des démocrates face aux propositions de lois républicaines sur l'immigration.

Faux, a rétorqué jeudi la cheffe des démocrates à la Chambre, Nancy Pelosi. Cette question pourrait être réglée "en une minute s'il y avait un effort sincère. Il s'agit d'une action exécutive du ministre de la Justice. Elle peut être modifiée juste comme ça", a-t-elle ajouté en claquant des doigts.

Admettant qu'un projet de loi présenté par des sénateurs démocrates cette semaine pour freiner cette pratique avait peu de chances d'être soutenu par la majorité républicaine, plusieurs ont dit espérer que la "honte" pousserait l'administration Trump à agir.

"Je ne peux pas imaginer un acte plus cruel de la part du gouvernement (...) C'est de la torture psychologique", a dénoncé Luis Gutierrez, élu à la Chambre.

Mardi, Franklin Graham, un prédicateur évangéliste très influent auprès de cet électorat important pour Donald Trump, a dit espérer que "quelque chose soit fait bientôt pour régler cela".

"C'est une honte, c'est terrible de voir des familles déchirées et je ne le soutiens absolument pas", a-t-il lancé sur la chaîne Christian Broadcasting Network.

Avec AFP

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Coronavirus: entre reconfinements partiels et l'espoir d'un vaccin

Le professeur Gottfried Kremsner injecte un vaccin contre le COVID-19 de la société de biotechnologie allemande CureVac à un volontaire de son institut tropical de la clinique universitaire de Tuebingen, en Allemagne, le 22 juin 2020. REUTERS / Kai Pfaffenbach

La pandémie de covid-19 ne cesse de se répandre. Des pays recourent à des reconfinements partiels, alors que se renforce l'espoir d'un futur vaccin.

Le Sénégal a rouvert ses frontières aériennes après quatre mois de fermeture à cause du coronavirus, avec l'arrivée à l'aéroport international de Dakar ce mercredi à minuit d'un vol d'Air Algérie.

Les Maldives ont rouvert aussi leurs complexes touristiques et accueilli leur premier vol international depuis plus de trois mois. Disneyland Paris, première destination touristique privée en Europe, a rouvert ses portes au public avec une capacité d'accueil limitée. Idem pour Disney World en Floride, selon le quotidien Orlando Sentinel.

En Espagne, plusieurs communes en Catalogne ont été reconfinées mercredi en raison d'un important foyer de contagion. C’est pareil au Portugal, où le gouvernement prolonge jusqu'à fin juillet les mesures de reconfinement partiel dans la région de Lisbonne pour maîtriser des foyers de contagion.

L'Inde s'apprête à reconfiner près de 140 millions d'habitants dans la région de Bangalore. A Hong Kong, les bars, les salles de sport et les salons de coiffure ont dû être fermés à nouveau mercredi.

En Iran, 140 médecins et infirmiers sont morts du coronavirus depuis le début de la pandémie.

Le Brésil a enregistré 1.300 morts supplémentaires en 24 heures. Aux Etats-Unis, quelque 63.262 nouvelles infections sont apparues depuis lundi.

La firme américaine de biotech Moderna a annoncé mardi qu'elle s'apprêtait à lancer la phase finale de ses essais cliniques pour un vaccin. 45 volontaires prennent part à la "phase un" de ces tests.

Son vaccin expérimental a montré qu'il était sûr et déclenchait une réponse immunitaire chez l'ensemble des 45 volontaires sains prenant part aux tests de "phase un", ont dit mardi des chercheurs dans le New England Journal of Medicine. La nouvelle a conduit à un bond de 16% de sa cotation en bourse, selon la chaîne de télévision américaine CNBC.

Le ministère russe de la défense affirme avoir développé aussi un vaccin après des essais cliniques sur 18 volontaires et, pour le moment il n’y a pas eu de complications majeure ni d’effet secondaires.

La semaine dernière le gouvernement de la Guinée équatoriale a annoncé avoir déjà passé des commandes pour Remdesivir, le vaccin développé par la société pharmaceutique Gilead. Il a été acquis au prix fort de 13.000 dollars l'unité, selon le vice-président Teodoro Obiang Nguema.

L'espoir est donc permis.

Le gouvernement américain a renoncé à priver de visas les étudiants étrangers

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Procès Johnny Depp : l'ex-assistante d'Amber Heard l'accuse de lui avoir "volé" son histoire

L'acteur Johnny Depp arrive à la Haute Cour de Londres, en Grande-Bretagne, le 7 juillet 2020.

L'ancienne assistante d'Amber Heard, ex-épouse de Johnny Depp qui l'accuse de violences, a affirmé mercredi que l'actrice américaine lui avait "volé" sa propre histoire de victime d'agression sexuelle lors du procès en diffamation du tabloïd The Sun à Londres.

Appelée à témoigner par visioconférence depuis Los Angeles au procès intenté à Londres par la star de "Pirate des Caraïbes" au journal britannique, qui l'avait présenté comme un mari violent en avril 2018, Kate James a étrillé l'actrice de 34 ans, pour qui elle a travaillé de 2012 à 2015.

Questionnée par l'avocate de la société éditrice du Sun, NGN, qui mettait en cause la véracité de son témoignage, elle lui a sèchement rétorqué: "Je suis une survivante d'agression sexuelle. C'est pour ça que je suis ici".

Répondant ensuite à l'avocat de Johnny Depp, Kate James a accusé Heard de lui avoir "volé" son histoire. Elle a confirmé ses déclarations écrites dans lesquelles elle avait dit avoir découvert qu'Amber Heard avait utilisé les confidences qu'elle lui avait faites pour en faire "sa propre histoire à son profit".

Amber Heard, "probablement la personne la moins connue à Hollywood" pour qui elle ait travaillé, avait aussi tendance à boire et lui envoyait des messages incohérents ou insultants en pleine nuit.

Ben King, qui a été gestionnaire des affaires de la maison du couple, notamment en Australie en 2015, a affirmé qu'Amber Heard était à l'origine des disputes.

Il avait dû superviser la remise en état de la maison où le couple séjournait pendant le tournage de l'un des "Pirate des Caraïbes" et avait dû récupérer le bout de doigt perdu par Johnny Depp. Selon l'acteur, il a été sectionné par Amber Heard avec une bouteille de vodka brisée sur un meuble en marbre. Selon l'actrice, l'acteur s'était ainsi blessé avec un téléphone.

L'actrice américaine doit témoigner vendredi. Le journal invoque 14 accusations de violences formulées contre son ex-époux entre 2013 et 2016. Le couple a divorcé après moins de deux ans d'un mariage orageux, début 2017.

Jeudi, la cour doit entendre Vanessa Paradis par visioconférence. Dans un témoignage écrit versé à la procédure, la chanteuse et actrice française, en couple avec Johnny Depp pendant 14 ans, l'a dépeint comme "un homme et un père gentil, attentif, généreux et non violent".

Doit également témoigner en faveur de Johnny Depp lors du procès son ex-compagne l'actrice américaine Winona Ryder.

Washington accuse des mercenaires russes d'avoir posé des mines en Libye

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à droite, serre la main de Khalifa Haftar, le chef de l'armée nationale libyenne autoproclamée avant les pourparlers à Moscou, en Russie, le 13 janvier 2020.

Les Etats-Unis ont accusé mercredi un groupe russe de mercenaires d'avoir posé des mines dans la région de Tripoli, en violation d'un embargo des Nations unies sur les armes pour la Libye.  

Le commandement américain pour l'Afrique (Africom) a affirmé dans un communiqué disposer de "preuves claires que le groupe Wagner, parrainé et employé par l'Etat russe, a posé des mines terrestres et des engins explosifs improvisés" dans la capitale libyenne et ses environs.

"Des preuves photographiques vérifiées montrent des pièges et des champs de mines placés sans discrimination autour de la périphérie de Tripoli jusqu'à Syrte depuis mi-juin", a-t-il précisé.


Le groupe Wagner, réputé proche du président russe Vladimir Poutine, affiche ainsi "un mépris total pour la sûreté et la sécurité des Libyens", a dénoncé dans le communiqué le directeur des opérations d'Africom Bradford Gering.

"Les tactiques irresponsables du groupe Wagner prolongent le conflit et sont responsables de souffrances inutiles et de la mort de civils innocents. La Russie a le pouvoir de les arrêter, mais pas la volonté", a-t-il ajouté.

Washington accuse régulièrement Moscou d'interférer dans le conflit en Libye en y introduisant des armes, dont des avions de chasse, en violation d'un embargo sur les armes décrété en 2011 par l'ONU pour le pays d'Afrique du Nord.

La Russie, aux côtés notamment des Emirats Arabes Unis et de l'Egypte, y soutient l'homme fort de l'Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, qui tente depuis avril 2019 de prendre Tripoli par la force.

Son offensive a subi d'importants revers depuis le début de l'année et l'implication de la Turquie auprès de son adversaire, le Gouvernement d'union nationale (GNA) basé dans la capitale libyenne et reconnu par la communauté internationale.

La bataille s'organise désormais autour de la ville stratégique de Syrte, contrôlée par les pro-Haftar.

New York étend la liste des Etats dont les visiteurs sont soumis à quarantaine

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