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Du répit en Californie, mais les incendies progressent toujours

Le gouverneur de la Californie, Jerry Brown, lors d'une conférence de presse sur les incendies le 9 décembre 2017 à Ventura, en Californie.

Le feu continuait de faire rage samedi dans le sud de la Californie, où l'affaiblissement du vent a offert un répit aux pompiers mais des milliers d'habitations étaient encore menacées.

En plein mois de décembre, plus de 70.000 hectares ont déjà été réduits en cendres depuis lundi dans les régions de Los Angeles, Santa Barbara au nord et San Diego au sud, mais n'ont fait à ce stade qu'une seule victime.

Le principal foyer, situé dans le comté de Ventura, entre Los Angeles et Santa Barbara, n'était contenu samedi, à la mi-journée, qu'à 15% et menaçait encore 15.000 bâtiments, selon l'agence californienne de lutte contre les incendies, Calfire. Il a détruit près de 540 bâtiments et brulé près de 60.000 hectares.

Le feu progresse désormais, à allure relativement modérée, vers le nord et Santa Barbara, où l'évacuation des zones les plus proches des bois de Los Padres a commencé dès vendredi, avant d'être levée samedi pour certaines quartiers.

Des masques pour se protéger de la fumée devaient être distribués aux résidents de ces zones dans la journée de samedi.

Au total, près de 4.000 pompiers étaient mobilisés pour lutter contre "Thomas", son nom officiel, l'un des 20 plus gros incendies dans l'histoire de la Californie, selon l'ONG de protection de l'environnement Climate Nexus, qui a blâmé le changement climatique.

Les pompiers du comté de Ventura ont indiqué que les opérations de lutte contre le feu avaient déjà coûté 17 millions de dollars.

Pour le gouverneur de Californie Jerry Brown, la récurrence de ces incendies est la "nouvelle norme", directement liée au changement climatique, a-t-il expliqué lors d'un point de presse au centre de gestion de "Thomas".

Le démocrate a estimé qu'il était temps "d'investir dans nos moyens de lutte contre le feu, dans nos infrastructures et notre énergie", lançant un appel à Washington et au Congrès.

"Les feux, les inondations, les tremblements de terre ne vont pas cesser", a-t-il prévenu.

Six foyers ont démarré depuis lundi en Californie du sud. Au total, un millier de structures ont été entièrement consumées par les flammes, 8.500 pompiers étaient sur le terrain et 90.000 personnes restaient encore évacuées samedi.

Le président Donald Trump a publié vendredi une déclaration d'urgence pour l'Etat de la côte ouest, permettant le déblocage de l'aide fédérale pour Los Angeles et sa région.

Plus de 700 pompiers sont arrivés en renfort de dix états de l'ouest américain, a indiqué Calfire.

- Inquiétudes près de San Diego -

Quatre autres feux - trois au nord de Los Angeles et un autre à Murietta, entre Los Angeles et San Diego - semblaient eux en passe d'être contenus samedi.

Après avoir dépassé les 130 km/h mercredi, les vents ont continué de mollir vendredi mais pourraient tout de même connaître des pointes à près de 80 km/h ce week-end, selon le service de météorologie nationale (NWS).

Dans la région de San Diego, où se situe l'autre principal incendie de Californie du sud, le foyer "Lila" ne pogressait plus depuis la veille au soir, mais n'était toujours contenu qu'à 20%, selon Cal Fire, et menaçait encore 1.500 structures.

A Bonsall, où a démarré le feu, à une soixantaine de kilomètres au nord de la huitième plus grande ville des Etats-Unis, plusieurs dizaines de chevaux ont brûlé vif vendredi dans le haras de San Luis Rey. Au moins quatre personnes ont été blessées dans la région et, selon le San Diego Union-Tribune, une employée d'un haras a été brûlée à 50%.

Les autorités du comté de San Diego ont prévenu que "le danger de feu (demeurerait) extrême durant tout le week-end", résultat de la combinaison de vents soutenus, d'une humidité inférieure à 10% et de températures élevées, avec 26 degrés attendus samedi.

L'année 2017 a été la plus meurtrière en Californie à cause d'incendies. Plus de 40 personnes sont mortes en octobre dans plus d'une dizaine de feux qui ont ravagé une partie du nord viticole, ont rasé plus de 10.000 bâtiments et brûlé plus de 73.000 hectares.

Avec AFP

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Le Rapport Mueller finalement livré au public

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Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

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Trump exulte à la publication du rapport de l'enquête russe

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Le département d'Etat se dit toujours "prêt à dialoguer" avec Pyongyang

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Le département d'Etat américain s'est dit jeudi toujours prêt à coopérer avec la Corée du Nord, alors que Pyongyang a demandé un peu plus tôt le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur le nucléaire.

"Les Etats-Unis restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

Ce porte-parole a précisé que les Etats-Unis étaient au courant de la demande de Pyongyang d'écarter M. Pompeo, mais ne l'a pas directement commentée.

Accusant le chef de la diplomatie américaine de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018 et, s'il a espéré pouvoir conclure un accord avec la Corée du Nord, il s'est montré ferme sur son exigence de dénucléarisation complète avant tout allégement des sanctions américaines à l'encontre du régime reclus.

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