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USA : un dispositif d'alerte sur mobile mis en oeuvre lors des attentats

Des millions d'Américains ont reçu lundi en même temps un message sur leur téléphone portable leur annonçant que le FBI et la police recherchaient un certain Ahmad Khan Rahami, 28 ans, principal suspect de l'attaque à la bombe à New York samedi.

Ce message est le résultat d'un système d'alertes d'urgence du public spécifique aux équipements mobiles (WEA) et dont le but est d'avertir les populations d'une région donnée d'un danger imminent.

Il a été mis en place en 2012 mais c'est la première fois qu'il était utilisé dans le cas d'attentats.

. Comment fonctionne-t-il ?

Les autorités (Etat fédéral, Etat local, agences publiques...) transmettent le message d'alerte à travers le système de la Fema (Federal Emergency Management Agency), un organe fédéral chargé de coordonner la réponse fédérale à une situation d'urgence.

La Fema transmet le message aux opérateurs téléphoniques qui ensuite le disséminent dans la ou les région(s) concernée(s) à tous leurs clients, propriétaires de téléphones développés avec une technologie spécifique WEA.

. Comment se présentent ces alertes ?

L'alerte apparaît comme un message texte ne dépassant pas les 90 caractères. Ce SMS est accompagné d'un signal sonore et d'une vibration pour permettre à tous les consommateurs, y compris ceux qui sont sourds et aveugles, d'être avertis du danger.

Si un téléphone est sur vibreur ou sur "silencieux", son propriétaire va toutefois recevoir l'alerte mais pas le signal sonore.

L'alerte disparaît quelques minutes après son apparition.

. Quels types d'alertes peut-on recevoir ?

- Alertes envoyées par la présidence des Etats-Unis.

- Alertes sur des menaces imminentes: catastrophes naturelles (ouragans, tremblements de terre, tempêtes) et menaces d'origine humaine (attentats).

- Alertes "Amber" (enlèvements d'enfants).

. Que contiennent les alertes ?

Elles contiennent les informations suivantes: qui envoie l'alerte ? Que se passe-t-il ? Qui est affecté et quoi faire ?

. Qui reçoit les alertes ?

Les propriétaires de nouveaux téléphones mobile reçoivent "automatiquement" les alertes si leur opérateur a souscrit au programme.

Pour ceux dont les téléphones remontent à plusieurs années, ils peuvent procéder à une actualisation du système d'exploitation pour les recevoir.

. Peut-on bloquer ces alertes ?

Il est possible de le faire en désactivant la fonction dans le menu "Notifications" du téléphone. L'utilisateur continuera toutefois à recevoir certaines alertes.

. Les alertes sont-elles payantes ?

Quoique prenant la forme de SMS, ces alertes sont gratuites.

. Le système est-il efficace ?

En février 2015, une de ces alertes a permis de retrouver en très peu de temps une petite-fille de 3 ans enlevée dans l'Utah (ouest) après une information donnée par un citoyen.

L'explosion de New York marque toutefois la première fois que le système est enclenché en matière de terrorisme, d'après les médias américains.

Il a eu un "effet extraordinaire" dans la traque du suspect, arrêté quelques heures seulement après le lancement de l'alerte, a déclaré Bill de Blasio, le maire de New York lors d'une conférence de presse lundi. "Nous sommes persuadés que cela a été très utile en l'espèce", a dit l'élu sans fournir davantage de détails.

. Pourquoi ces alertes sont-elles spéciales ?

Elles utilisent une technologie spécifique, ce qui les rend instantanées, peu importe la densité ou les problèmes du réseau.

Cette même technologie dispose aussi de la géolocalisation, de sorte que les habitants de New York qui sont en visite actuellement à Paris ou Londres par exemple n'ont pas reçu l'alerte concernant Ahmad Khan Rahami parce qu'ils n'étaient ni dans la région ni sur le sol américain.

Avec AFP

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Une commission du sénat américain approuve la nomination de la juge Amy Coney Barrett

La juge Amy Coney Barrett, candidate à la Cour suprême des États-Unis, témoigne lors du deuxième jour de son audience de confirmation à Washington.

La commission des affaires judiciaires du sénat américain a permis jeudi au président Donald Trump de remporter une victoire en donnant son accord pour que le dossier de sa candidate désignée pour siéger à la Cour suprême soit examiné par l’ensemble de la chambre haute.

La nomination de la juge fédérale d'appel Amy Coney Barrett, 48 ans, a été approuvée uniquement par les 12 sénateurs républicains de la commission, leurs dix collègues démocrates ayant choisi de boycotter la séance.

Le chef du sénat, Mitch McConnell, un républicain du Kentucky, avait récemment annoncé qu'il souhaitait que la juge Barrett prenne ses fonctions avant la présidentielle américaine du 3 novembre.

Les démocrates se sont opposés à l'examen de la nomination de la juge par le sénat car, selon eux, les républicains avaient refusé d'interviewer Merrick Garland, un juge nommé par l'ancien président Barack Obama parce que c'était une année électorale. Les mêmes règles devraient s'appliquer ici, ont-ils déclaré.

Le vote de la commission de jeudi ouvre la voie à l'examen du dossier de la juge par l’ensemble des 100 membres du Sénat.

Selon le quotidien The Hill, M. McConnell a l’intention de soumettre la nomination de Mme Barrett au vote vendredi, ce qui signifie que la juge pourrait siéger dès la semaine suivante.

Mme Barrett a besoin d'une majorité simple pour être confirmée, et donc si tous les sénateurs sont présents, elle pourrait perdre le soutien de trois sénateurs républicains et parvenir à être approuvée malgré tout.

Un siège est devenu vacant à la Cour suprême, composée de 9 membres, après le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg, le 18 septembre, à l'âge de 87 ans.

Parmi les principales controverses qui se profilent à l’horizon pour la haute cour : le contentieux post-électoral, la loi sur l'assurance maladie, la redéfinition des règles relatives aux interruptions volontaires de grossesse et le redécoupage des circonscriptions électorales pour la répartition des sièges au Congrès.

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