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Sénégal

Plus de 3.000 tonnes de nitrate d'ammonium dans un entrepôt à Dakar

Le navire "Aline Sitoé Diatta" au port arrive au port de Ziguinchor le 07 février en provenance de Dakar, le 21 février 2018. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Environ 2.700 tonnes de nitrate d'ammonium, une quantité équivalente à celle à l'origine de l'explosion meurtrière et dévastatrice de Beyrouth, sont entreposées dans une zone de transit du port de Dakar, ont indiqué jeudi les autorités sénégalaises.

Quelque 3.050 tonnes de nitrate d'ammonium, un produit utilisé aussi bien comme engrais agricole que dans le secteur civil des explosifs (secteur minier et travaux publics), ont été débarquées à Dakar, a indiqué dans un communiqué la direction du port autonome de la capitale sénégalaise, une institution publique, sans préciser leur date d'arrivée.

Le port de Dakar borde le centre historique de la capitale dont l'agglomération fait plus de trois millions d'habitants.

"Sur ce tonnage, 350 tonnes ont déjà été évacuées vers le Mali, qui reste sa destination finale", selon la direction du port, qui affirme avoir "mis en demeure le propriétaire pour l'enlèvement de la marchandise".

Problème: les frontières du Mali, pays enclavé voisin du Sénégal, sont fermées depuis le coup d'Etat militaire qui a renversé mardi le président Ibrahim Boubacar Keïta.

Le propriétaire des produits a proposé qu'ils soient temporairement stockés sur un terrain lui appartenant à Diamniadio, une ville nouvelle en cours de développement à une trentaine de kilomètres de Dakar.

Mais le ministère de l'Environnement, à qui une demande a été introduite, "ne l'a pas acceptée parce que toutes les conditions ne sont pas réunies", a dit jeudi à l'AFP un de ses responsables, Baba Dramé, évoquant notamment "l'absence d'étude d'impact".

"Nous avons demandé au propriétaire de prendre ses dispositions pour que le produit puisse être acheminé hors du Sénégal", a-t-il ajouté.

Les autorités n'ont pas encore trouvé de solution pour les évacuer.

Le président Macky Sall a quant à lui réclamé mercredi en conseil des ministres un "plan national de recensement (et) d'audit de sécurisation des dépôts de produits chimiques dangereux", selon un communiqué de la présidence.

En 1992, l'explosion à Dakar d'un camion-citerne transportant de l’ammoniac liquide avait fait 107 morts et 300 blessés.

Le 4 août dernier, une gigantesque déflagration au port de Beyrouth a fait au moins 181 morts, plus de 6.500 blessés et a ravagé des pans entiers de la capitale libanaise.

Elle a été provoquée par un incendie dans un entrepôt où avaient été stockées, selon les autorités, 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium depuis six ans, "sans mesures de précaution" de l'aveu même du Premier ministre démissionnaire Hassan Diab.

Le port autonome de Dakar a "pris toutes les dispositions nécessaires pour être en règle en vue d'éviter de telles catastrophes", selon sa direction.

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Réouverture des restaurants et des discothèques de Dakar

Un restaurant fermé en raison du coronavirus COVID-19, à Dakar le 25 mars 2020. (Photo by JOHN WESSELS / AFP)

Au Sénégal, la tendance baissière des cas de Covid-19 a incité le gouverneur de la région de Dakar à autoriser la réouverture des restaurants, boites de nuits et autres salles de spectacles.

Le premier samedi ayant suivi la réouverture des lieux de loisirs n’a pas été aussi mouvementé qu’attendu. Dans la banlieue de Dakar, la reprise n’est pas encore actée dans la majorité des boites de nuit à cause du bouleversement causé par le Covid-19.

Amdy Rijal, artiste-compositeur, explique que "pour l’instant ça peut être un peu compliqué parce qu’on a perdu beaucoup de contrats". L’artiste précise qu’il avait organisé beaucoup de soirées mais "finalement avec le Covid-19, on a pas pu réaliser tout ça mais actuellement, on compte organiser des événements mais je pense pas qu’on pourra gagner comme avant", déplore t’il.

Du côté des gérants de boite de nuits, les contrats sont peu à côté du casse-tête que va être le respect des mesures barrières dans les enceintes. Pour ce gérant expérimenté ayant requis l’anonymat , c’est tout simplement impossible de procéder au respect des mesures barrières dans certaines conditions.

"Il y a cette peur qui règne vu que toutes les mesures barrières les gens essaient de les respecter mais ça ne sera pas possible", alerte-t-il. Pour lui, ouvrir les salles qui prennent moins de 500 personnes "c’est beaucoup de monde déjà et pour respecter ses mesures barrières, c’est impossible".

Certains habitués des salles de spectacles ne sont pas ébranlés par les craintes exprimées par les professionnels du milieu. Pour Madior Fall, l’essentiel c’est de prendre du plaisir quel que soit le coût ou les conditions.

"Même si le coronavirus est là les sénégalais n’ont pas peur on dirait. Les boites vont se remplir comme avant malgré tout ce qui se dit", affirme-t-il. Madior estime que même si les tarifs n’ont pas encore changé et varie entre 5000, 10000, 15000, 20000, 50000 et 100000 francs, les clients seront au rendez-vous. "Les boîtes vont récupérer l’argent perdu parce que ceux qui fréquentent les boite de nuit comme moi sont pressés de voire la réouverture devenir effective", conclut-il.

La décision du gouverneur de Dakar permet la réouverture des lieux de loisirs mais beaucoup de professionnels du milieu sont encore loin de voir le bout du tunnel.

Entre les conditions sanitaires fixées par les autorités, la révision des contrats et d’une grille tarifaire adaptée à la crise, le chemin parait encore long.

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