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Liban: 73 morts, Trump parle d'un "attentat"

Les pompiers pulvérisent de l'eau sur un incendie après une explosion à Beyrouth, au Liban, le 4 août 2020. REUTERS/Mohamed Azakir

Le président Donald Trump a estimé mardi que les explosions meurtrières à Beyrouth "ressemblaient à un terrible attentat" et que des experts militaires lui avaient parlé d'une "bombe".

"J'ai rencontré nos généraux et il semble que que ce n'était pas un accident industriel. Il semble, selon eux, que c'était un attentat, c'était une bombe", a-t-il déclaré à la presse lors de sa conférence de presse quotidienne sur le nouveau coronavirus.

Le milliardaire républicain a transmis la "sympathie" des Etats-Unis au Liban et répété que son pays se "tenait prêt" à apporter son aide.

Les autorités libanaises ont déclaré que les déflagrations, qui ont fait au moins 73 morts et 3.700 blessés, étaient dues à l'explosion de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium dans le port. L'ammonium entre dans la composition de certains engrais mais aussi d'explosifs.

Le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, avait indiqué auparavant que les explosions dans un entrepôt du port étaient peut-être dues à des "matières explosives confisquées depuis des années".

Un peu plus tôt, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a lui aussi proposé l'aide des Etats-Unis au Liban, qualifiant d'"horrible tragédie" les deux explosions qui ont dévasté Beyrouth.

L'ambassade des Etats-Unis à Beyrouth a encouragé les ressortissants américains dans la capitale libanaise à rester à l'abri et à porter un masque pour se protéger d'éventuelles fumées toxiques.

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Un nouveau massacre fait au moins 15 morts en Éthiopie

La Garde républicaine éthiopienne fait une démonstration lors de l'inauguration du parc Sheger, le plus grand parc d'attractions public à Addis-Abeba, en Ethiopie, à la veille du nouvel an du calendrier éthiopien, le 10 septembre 2020. (Photo by Amanuel SILESHI / AFP)

Au moins 15 personnes ont été tuées dans une attaque vendredi dans l'ouest de l'Ethiopie, selon la Commission éthiopienne des droits de l'homme.

La commission attribue ce nouveau massacre à un groupe de miliciens.

Cette attaque fait suite à un incident similaire qui s'est produit plus tôt ce mois-ci dans la même zone de Metakal, dans la région éthiopienne de Benishangul-Gumuz, à la frontière avec le Soudan, laquelle avait fait 30 morts.

"Les civils sont soumis à des attaques répétées avec une cruauté sans limite à Benishangul-Gumuz", a déclaré Daniel Bekele, le chef de la Commission éthiopienne des droits de l'homme. "Les autorités fédérales et régionales devraient prendre les mesures nécessaires pour faire respecter l'État de droit et amener les auteurs de ces actes à rendre des comptes", a-t-il ajouté.

La commission n'a pas dit ce qui a motivé ces attaques.

La Commission a déclaré que les forces de défense éthiopiennes ont engagé une fusillade avec des hommes armés dans la région et ont pu rétablir le calme dès vendredi après-midi.

Cette tuerie est le dernier incident de violence dans la région. En juin dernier, des hommes en uniforme ont tué plus de 50 personnes et en ont blessé 23 dans la même zone.

Retournement de situation dans une affaire de viol en Egypte

Manifestation contre la violence sexiste devant l'opéra du Caire, le 14 juin 2014, après l'agression sexuelle en publique par un groupe d'hommes sur la place Tahrir. (Reuters)

Victime présumée en accusation, témoins sous les verrous... La gestion par les autorités judiciaires d'une affaire de viol en bande menace la lutte contre les violences sexuelles en Egypte, s'inquiètent des associations féministes.

Les faits remontent à 2014. Un groupe d'hommes aisés et influents -dont certains déjà accusés dans des affaires similaires- est soupçonné d'avoir drogué et violé une jeune femme à l'hôtel Fairmont, un cinq étoiles du Caire, puis d'avoir diffusé des vidéos de leur acte.

Ignorée à l'époque, l'affaire resurgit fin juillet 2020 sur les réseaux sociaux et le 4 août, la victime présumée porte plainte contre neuf personnes, tous fils d'hommes d'affaires fortunés.

Cinq sont arrêtés: deux au Caire et trois au Liban, qui ont été remis cette semaine aux autorités égyptiennes. En fuite, les quatre autres sont en Angleterre et aux Etats-Unis, affirme une militante féministe.

- "Atteinte à la morale" -

Mais l'affaire prend soudainement un virage à 180 degrés. Encouragés notamment par le Conseil national des femmes (NCW, censé défendre les droits des femmes) à se rapprocher des autorités, quatre témoins de l'accusation et deux de leurs connaissances sans lien direct avec l'affaire sont arrêtés fin août.

Ils sont rapidement inculpés pour "atteinte à la morale" et "incitation à la débauche", d'après Human Rights Watch.

Selon une militante, certains subissent des "tests de virginité" et des examens anaux forcés. Un climat de peur se répand peu à peu autour de l'affaire. Les avocats de la défense se murent dans le silence.

Dans un pays qui emprisonne des influenceuses pour "incitation à la débauche", les autorités judiciaires ont fait pression sur les témoins, dénonce HRW. Certains ont été "mis à l'isolement" et "poussés à modifier leurs déclarations", poursuit l'ONG, qui s'est entretenue avec des militants proches de l'affaire.

"Qu'une affaire (...) avec des preuves tangibles se transforme en affaire où les coupables deviennent les victimes et où les témoins sont accusés est (...) effrayant", s'alarme la militante féministe et professeure à l'université du Caire, Hoda al-Sadda.

Un tel traitement judiciaire n'est pas une première en Egypte. En avril, l'influenceuse Menna Abdel-Aziz avait été arrêtée après avoir publié une vidéo sur TikTok, où elle apparaissait le visage tuméfié, affirmant avoir subi un viol collectif.

Tout en reconnaissant les faits, les autorités avaient ordonné son interpellation pour "immoralité". Elle n'a été libérée qu'après "rééducation", selon la presse.

- "Effet dissuasif" -

En juillet, une loi préservant l'anonymat des personnes portant plainte pour agression sexuelle a été approuvée au Parlement, renforçant la perception d'une avancée. Mais l'affaire du Fairmont a douché ces espoirs.

Certains témoins, en plus des démêlés judiciaires, ont été ciblés par une campagne médiatique avec la divulgation sur internet d'images compromettantes, après confiscation de leurs appareils électroniques.

Plusieurs médias prorégime ont aussi fourni un autre récit de l'incident au Fairmont, brossant le tableau d'une gigantesque "orgie", plutôt qu'une scène de crime. Cette campagne est "entièrement pilotée par la Sûreté de l'Etat", affirme la militante anonyme.

D'où qu'elle vienne, une telle stigmatisation pourrait produire un "effet dissuasif" en matière de dénonciations des violences sexuelles, confirme Rothna Begum, de la division Droits des femmes de HRW.

Pour Mme Sadda, cela risque de "mener à la disparition d'un mouvement social dynamique (...) et détruire la crédibilité des institutions" comme le NCW, accusé d'avoir jeté les témoins dans la gueule du loup.

Dans ce climat, le cas du compte Instagram "Assault Police" est emblématique. Début juillet, il est à l'origine de la résurgence du #metoo local, avec la publication de témoignages accusant un ex-étudiant de l'Université Américaine du Caire d'être un prédateur sexuel.

Après avoir reçu des menaces, l'administratrice d'"Assault Police" a dû suspendre sa page plusieurs semaines. Un autre compte dénonçant des violeurs présumés, "gangrapistsofCairo", a lui cessé son activité.

Attaque au couteau près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris

Des policiers sécurisent une entrée au palais de justice à l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015 contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, à Paris, France, le 2 septembre 2020. (Photo Reuters)

Quatre personnes ont été blessées vendredi lors d'une attaque au couteau près des anciens bureaux du journal satirique Charlie Hebdo à Paris, a-t-on appris des autorités françaises.

Selon un fonctionnaire de la police, une personne a été détenue près de l'esplanade de la Bastille, dans l'est de la ville.

Les autorités françaises ne savent pas exactement ce qui a motivé l'attaque de ni si elle avait un lien avec Charlie Hebdo, qui a déménagé ses bureaux après avoir été attaqué par des extrémistes en 2015.

La police n'a pas divulgué l'identité des agresseurs ni des blessés, dont deux personnes en état d'urgence absolue, a déclaré le fonctionnaire de la police, qui a requis l'anonymat.

Le Premier ministre Jean Castex a interrompu une visite dans une banlieue au nord de Paris pour se rendre au ministère de l'Intérieur afin de suivre l'évolution de la situation.

Le procès dans les attentats de Charlie Hebdo est actuellement en cours dans la ville. Des murmures ont éclaté lors du procès pour terrorisme de 14 personnes, dont 3 fugitifs, accusés d'avoir aidé les assaillants dans les meurtres de janvier 2015, alors que la nouvelle filtrait.

Les veuves des auteurs présumés des attentats du Charlie Hebdo doivent témoigner vendredi après-midi.

Deux policiers blessés par balle à Louisville dans l'État du Kentucky

La police et les manifestants convergent lors d'une manifestation, le mercredi 23 septembre 2020, à Louisville, Kentucky. (AP Photo/John Minchillo)

Deux policiers ont été blessés par balle et un suspect a été interpellé dans la ville américaine de Louisville, où se déroulait mercredi soir une manifestation antiraciste liée à la mort de l'Afro-Américaine Breonna Taylor en mars, a indiqué la police.

"Deux agents de police ont été blessés par balle. Ils sont en train d'être soignés à l'hôpital University", a précisé le chef par intérim de la police de Louisville, Robert Schroeder, lors d'une conférence de presse, ajoutant que leur état était stable et que leur vie n'était a priori pas menacée.

Les noms des agents ou du suspect n'ont pas été communiqués.

Des enlèvements récurrents mettent Kinshasa en état d'alerte

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