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Europe

Une ONG cherche à faire hospitaliser l'opposant russe Navalny en Allemagne

La police russe porte le leader de l'opposition, Alexeï Navalny, au centre d'une manifestation contre le président Vladimir Poutine sur la place Pouchkine à Moscou, en Russie, 5 mai 2018.

Une ONG allemande de défense des Droits de l'Homme connue pour son soutien aux opposants russes a annoncé jeudi soir être en train de tenter de faire hospitaliser en Allemagne Alexeï Navalny, en réanimation dans un hôpital en Sibérie.

"Pour des raisons humanitaires, nous avons organisé la mise à disposition d'un avion médicalisé afin que Navalny puisse être amené en Allemagne", a déclaré au quotidien allemand Bild le président de Cinema for Peace, Jaka Bizilj, qui avait déjà mis sur pied une opération du même type en 2018 pour un membre en vue du groupe contestataire russe Pussy Riot, Piotr Verzilov.

C'est à la demande de ce dernier, soigné à l'époque dans le grand hôpital universitaire Charité de Berlin, que les préparatifs pour la possible venue d'Alexeï Navalny en Allemagne ont été lancés, a précisé M. Bizilj.

Ce dernier a aussi affirmé que l'hôpital de la Charité avait indiqué être "prête" à recevoir l'opposant russe. En revanche il a précisé être toujours en contact avec les autorités pour obtenir l'autorisation de le faire venir "le plus vite possible".

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déjà assuré que les autorités russes étaient prêtes à apporter leur aide pour que l'opposant soit transféré à l'étranger.

Le ministère allemand des Affaires étrangères, pour sa part, n'était pas immédiatement joignable pour commenter.

Alexeï Navalny, l'un des critiques les plus féroces du Kremlin, a été placé en réanimation dans un hôpital en Sibérie après avoir fait un malaise à bord d'un avion, son entourage dénonçant un empoisonnement "intentionnel". Il se trouve dans le coma.

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L'avenir de la présence militaire française au Sahel en débat à l'Assemblée française

Un véhicule blindé français passe par le mont Hombori lors du début de l'opération française Barkhane dans la région du Gourma au Mali, le 27 mars 2019.

Les ministres français des Affaires étrangères et des Armées ont défendu jeudi à l'Assemblée nationale la poursuite des efforts militaires français au Sahel, devant des députés soucieux d'en comprendre l'avenir et la stratégie après huit ans de présence ininterrompue.

"Il nous semble aujourd'hui légitime, utile et nécessaire de débattre de la stratégie de la France au Sahel" après huit années d'engagement militaire dont "nous pouvons être fiers", mais à l'important "coût humain" (50 morts au combat) et "financier" (un milliard d'euros par an), a souligné en préambule le député de la majorité présidentielle Thomas Gassilloud (Agir ensemble).

"Si les résultats obtenus sont réels" depuis le sursaut militaire décidé début 2020 au sommet de Pau (sur-ouest), "la situation sécuritaire au niveau régional demeure préoccupante", a-t-il souligné. En matière de gouvernance et de développement, "le bilan reste trop léger". Et sur le plan militaire, "les renforts européens sont précieux mais fragiles", a-t-il constaté, plaidant pour une implication accrue des Etats sahéliens.

"L'opération Barkhane (5.100 militaires français, ndlr) n'est pas éternelle, mais aujourd'hui il n'est pas question de partir parce que nos partenaires nous demandent de continuer à les aider", a réagi la ministre des Armées Florence Parly, selon qui "la sécurité des Français et des Européens en dépend".

Mi-février, le président Emmanuel Macron avait annoncé que Paris ne comptait pas réduire "dans l'immédiat" les effectifs de Barkhane, appelant d'abord à "décapiter" les groupes jihadistes, notamment ceux affiliés à Al-Qaïda, qui continuent d'agir dans la région.

La France lutte "contre les groupes terroristes qui cherchaient hier à y établir un califat islamiste et qui, battus en brèche, poursuivent aujourd'hui une stratégie meurtrière de chaos et de déstabilisation", a fait valoir pour sa part le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, insistant sur la nécessité d'un "sursaut civil" et "de développement", déjà en cours selon lui.

Ali Boumendjel: Macron acte le mea culpa de la France

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Plaidoyer visuel de l'UNICEF pour la réouverture des salles de classe

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L'astronaute Samantha Cristoforetti s'envolera pour l'ISS en 2022

Un vaisseau spatial transportant un nouvel équipage vers la Station spatiale internationale (ISS) décolle du cosmodrome russe loué de Baïkonour, au Kazakhstan, le mercredi 14 octobre 2020.

L'astronaute italienne de l'Agence spatiale européenne (ESA) Samantha Cristoforetti s'envolera pour une nouvelle mission à bord de la station spatiale internationale en 2022, a annoncé mercredi l'ESA.

Ce sera le deuxième séjour sur l'ISS de l'astronaute, qui avait établi le record du plus long séjour dans l'espace pour une femme sur une mission. Elle avait alors passé 199 jours en orbite, en 2014 et 2015.

"Je suis prête à me plonger dans l'ISS (...) qui est comme ma deuxième maison", a déclaré Samantha Cristoforetti lors d'une conférence de presse, en ajoutant que les astronautes de l'ESA "regardent déjà vers la prochaine étape, c'est-à-dire la Lune".

L'agence européenne participe au programme américain Artemis visant à établir d'abord la Gateway, une station spatiale en orbite autour du satellite de la Terre, avant d'y poser des astronautes.

Cette participation "garantit à l'Europe l'envoi de trois de ses astronautes sur la Gateway dans cette décennie", a rappelé David Parker, directeur de l'exploration humaine et robotique de l'ESA, lors d'une conférence de presse.

Les premiers vols vers la Lune, vers 2025, seront réservés à la génération actuelle d'astronautes, à laquelle appartient Samantha Cristoforetti.

Agée de 43 ans, cette ancienne pilote de chasse est la première femme astronaute italienne.

"Samantha est un exemple à suivre pour toutes les personnes qui postulent actuellement pour devenir astronaute dans le cadre du recrutement récemment annoncé par l'ESA", a commenté le directeur général de l'agence spatiale européenne, Josef Aschbacher.

Sur l'ISS, elle poursuivra "le travail si essentiel de nos scientifiques européens en orbite". Elle pourra notamment travailler sur le nouveau module scientifique russe, MLM, qui pourrait arriver sur la station en juillet.

Samantha Cristoforetti, qui s'envolera au printemps 2022 sur une fusée commerciale encore non déterminée, prendra la relève de l'astronaute autrichien de l'ESA Mathias Maurer, qui doit rejoindre l'ISS en octobre 2021. Ce dernier relèvera l'astronaute français Thomas Pesquet qui doit partir en orbite le 20 avril.

L'Allemagne va imposer des amendes aux entreprises qui bafouent les droits humains à l'étranger

New German government spokesman Steffen Seibert gestures as he is introduced into his office in Berlin August 16, 2010. REUTERS/Fabrizio Bensch (GERMANY - Tags: POLITICS HEADSHOT)

L'Allemagne va imposer de lourdes amendes aux entreprises dont les fournisseurs ou filiales bafouent les droits humains à l'étranger, dans le cadre d'un projet de loi adopté mercredi en conseil des ministres, ont indiqué des sources gouvernementales.

Le projet, qui impose un devoir permanent de vigilance aux groupes allemands de plus de 1.000 salariés, prévoit des amendes entre "100.000 et 800.000 euros", selon le texte, consulté par l'AFP.

Les sanctions pourront même atteindre "2% du chiffre d'affaires annuel" pour les groupes pesant plus de 400 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Une autorité, placée sous l'égide du ministère de l'Economie, pourra interdire l'accès aux marchés publics pendant un maximum de trois ans aux groupes ne respectant pas la loi.

Le texte devrait entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2023 pour les entreprises de plus de 3.000 salariés et à partir du début de 2024 pour celles de plus de 1.000 salariés.

Il été l'objet d'âpres négociations ces derniers mois entre le social-démocrate Hubertus Heil, ministre du Travail, et le ministre conservateur de l'Economie, Peter Altmaier, sceptique face à ce projet de loi vilipendé par les milieux d'affaires.

"A l'avenir c'est clair : le +Made in Germany+ devra prendre toujours en compte le respect des droits humains", s'est félicité mercredi le ministre des Finances Olaf Scholz.

Les entreprises auront un devoir permanent de vigilance, que ce soit sur leurs propres sites de production ou ceux de leurs fournisseurs.

Elles devront examiner les lacunes potentielles portées à leur connaissance, et prendre des mesures correctives, si ces manquements sont avérés.

La loi n'impose toutefois pas de "devoir de réussite" aux entreprises, mais une "obligation de moyens", et ne prévoit pas d'engager systématiquement la responsabilité civile des entreprises.

En revanche, les ONG et syndicats pourront mener des actions devant les tribunaux allemands au nom des personnes victimes de ces abus.

Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), 152 millions d'enfants dans le monde doivent travailler et 25 millions de personnes subissent le travail forcé.

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