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L'opposant russe Navalny libéré après 30 jours de détention

Alexeï Navalny avait été arrêté le 24 juillet à Moscou alors qu'il sortait faire un jogging et acheter des fleurs pour l'anniversaire de sa femme.

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, a été libéré de prison vendredi après 30 jours passés en détention pour des appels à manifester, dans le cadre d'un important mouvement de contestation qui secoue Moscou depuis mi juillet.

Si M. Navalny n'a pas été immédiatement interpellé de nouveau par les policiers présents lors de sa sortie de prison, comme se fut le cas pour d'autres opposants relâchés récemment, il pourrait bien l'être prochainement en raison de ses appels répétés à manifester avant les élections locales du 8 septembre.

L'ancien juriste et blogueur anticorruption est sorti de prison vendredi matin souriant, vêtu d'un pull et pantalon de sport sombres et avec un sac sur les épaules.

Il a immédiatement dénoncé devant des journalistes les "actes de terreur destinés à effrayer" menés par les autorités russes dans leur répression du mouvement de protestation à Moscou. "Le mouvement va continuer à grossir et ce régime va fortement regretter ce qu'il a fait", a lancé M. Navalny.

Alexeï Navalny avait été arrêté le 24 juillet à Moscou alors qu'il sortait faire un jogging et acheter des fleurs pour l'anniversaire de sa femme, en pleine montée de la contestation due au rejet des candidatures d'opposants au scrutin du 8 septembre.

Il avait ensuite été condamné à 30 jours de prison pour des "enfreintes répétées aux règles d'organisation des manifestations". Lors de son incarcération, M. Navalny a été brièvement traité à l'hôpital pour ce que les médecins ont qualifié de "grave réaction allergique", tandis que l'opposant n'a pas exclu d'avoir été "empoisonné".

- "Troubles" et "violences" -

Plusieurs manifestations non autorisées pour exiger des élections libres à Moscou ont débouché sur des milliers d'arrestations ces dernières semaines. Il s'agit du plus important mouvement de contestation depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012.

La réponse des autorités a été sévère: la plupart des opposants moscovites purgent actuellement de courtes peines de prison, tandis que l'organisation de M. Navalny, le Fonds de lutte contre la corruption, est visé par une enquête pour "blanchiment".

Une dizaine de manifestants restent en détention préventive, accusés d'avoir participé à des "troubles massifs" ou de "violences à l'encontre des forces de l'ordre", des accusations lourdes qui font planer la menace de plusieurs années de prison.

Le mouvement de contestation a débuté après le rejet, officiellement pour des vices de forme, de l'enregistrement d'une soixantaine de candidats indépendants à l'élection du Parlement de Moscou, prévue le 8 septembre. Chargée de valider le budget faramineux de la capitale, cette instance est actuellement composée de fidèles du maire pro-Kremlin, Sergueï Sobianine.

L'organisation de M. Navalny, le Fonds de lutte contre la corruption, a accusé dans plusieurs enquêtes diffusées récemment des hauts responsables de la mairie de Moscou et de la Commission électorale de détournement de fonds.

Evoquant pour la première fois le mouvement de protestation, le président Vladimir Poutine a justifié lundi lors d'une visite officielle en France la sévérité de la police et de la justice. Dressant un parallèle avec la crise des "gilets jaunes", il a dit vouloir éviter "que de tels événements se produisent dans la capitale russe".

Les élections au Parlement de Moscou, qui se tiendront parallèlement à d'autres scrutins régionaux et locaux, s'annoncent difficiles pour les candidats du pouvoir, dans un contexte de grogne sociale et de stagnation économique.

Avec AFP

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France: vives réactions après le démantèlement violent par la police d'un campement de migrants

Des gendarmes français évacuent les migrants de leur camp de fortune près de l'autoroute A1 à Saint-Denis près de Paris, France, le 17 novembre 2020.

Des responsables au sein de la gauche en France mais aussi de syndicats et d'associations d'aide aux migrants ont dénoncé vivement mardi le démantèlement violent par la police lundi soir à Paris d'un campement de migrants, en majorité afghans et en errance, fustigeant une "dérive liberticide".

Plusieurs centaines de migrants et leurs soutiens, qui avaient installé lundi soir des tentes, Place de la République à Paris, pour réclamer des places d'hébergement d'urgence, ont été dispersés lundi soir sans ménagement par les forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après avoir évacué ce campement informel en arrachant les tentes à des migrants qui se trouvaient parfois encore à l'intérieur, les forces de l'ordre ont ensuite usé de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement dans les rues du centre de Paris pour disperser les groupes de migrants et de militants associatifs.

"On est là pour montrer qu'on n'a nulle part où aller. On ne veut pas vivre comme des animaux, on est juste venus demander l'asile", a notamment confié lundi soir à l'AFP Murtaza, un Afghan de 20 ans.

Des familles ouvrent leurs portes aux migrants isolés
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"C'est trop violent, on veut juste un toit", a ajouté Shahbuddin, Afghan de 34 ans, en sanglotant après avoir été sorti de sa tente.

La violence du démantèlement de ce campement, où figuraient essentiellement des hommes afghans qui réclamaient un hébergement d'urgence après un précédent démantèlement en banlieue parisienne la semaine dernière, a suscité une vague d'indignation dans le milieu associatif et politique en France, jusque dans les rangs de la majorité.

Dans la nuit, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a évoqué, sur Twitter, des images "choquantes" et demandé "un rapport circonstancié" au préfet de police de Paris, Didier Lallement.

En fin de matinée mardi, les ministres françaises de la Citoyenneté Marlène Schiappa et du Logement Emmanuelle Wargon ont demandé une prise en charge "sans délai" pour les centaines de migrants de nouveau dans l'errance après ce démantèlement.

"Les deux ministres mobilisent les administrations de l'Etat afin que des solutions de prise en charge soient trouvées sans délai pour les personnes en situation de détresse", ont-elles écrit, dans un communiqué commun.

Auparavant, gauche et écologistes ont dénoncé des "images insupportables" et une "dérive liberticide" après le démantèlement lundi soir du campement.

"Les images sont extrêmement choquantes, on a vu des violences vis-à-vis de réfugiés en situation extrêmement difficile", a critiqué l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot sur la radio Europe 1, y voyant l'illustration d'une "dérive liberticide qui est dangereuse".

"Scandaleux"

"J'ai trouvé cela scandaleux, hallucinant, les gens occupent pacifiquement une place avec des tentes, ils ne font de mal à personne, tout simplement parce qu'ils ont un problème de logement, il n'y a pas de solution de relogement et il y a une intervention qui est totalement disproportionnée", a déclaré sur la chaîne France 2, le leader du syndicat CFDT Laurent Berger.

Pour Philippe Martinez, chef du syndicat CGT, "c'est une façon de faire scandaleuse" qui "pose la question de l'accueil des migrants" qui "sont déplacés, chassés". "Quand on les traite comme ça, c'est digne d'un pays qui n'est pas la France", a estimé M. Martinez sur la radio RMC.

Après l'évacuation la semaine dernière d'un camp insalubre géant de migrants près de Paris, plus de 3.000 personnes avaient bénéficié d'une mise à l'abri. Mais selon les associations, entre 500 et un millier d'exilés ont été "laissées sur le carreau" après cette évacuation.

Dans plusieurs vidéos postées depuis lundi soir sur les réseaux sociaux par des militants associatifs et des journalistes, on voit les forces de l'ordre escorter des groupes de migrants jusqu'aux portes nord de Paris, où des distributions alimentaires ont été organisées en pleine nuit.

"Après la violente expulsion (...) les personnes exilées ont erré dans les rues, repoussées par la police jusqu'à Aubervilliers et Saint-Denis", a notamment écrit l'association Utopia56.

Sur la vidéo postée avec ce texte, on voit des grappes de jeunes hommes marcher dans la nuit en tirant un caddie à roulette, portant des affaires dans des baluchons ou des sacs à dos.

La police française démantèle un camp de migrants à Calais

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Fête clandestine en plein 13e arrondissement de Paris

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Coronavirus: "La fatigue pandémique" fait craindre les autorités sanitaires

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Vaccin anti-coronavirus: le G20 promet "un accès abordable et équitable pour tous"

Des flacons avec un autocollant indiquant "COVID-19 / Vaccin contre le coronavirus / Injection uniquement" et une seringue médicale, le 31 janvier 2020. REUTERS / Dado Ruvic

En quelques jours, les annonces sur l'efficacité de projets de vaccin contre la maladie Covid-19 se sont enchaînées. Avec la vaccination à portée de main, les enjeux financiers de cette course planétaire sont énormes. L'OMS reste prudente.

Lors de leur sommet virtuel qui s'est achevé dimanche, les leaders du G20 se sont engagés à garantir "un accès abordable et équitable pour tous" aux vaccins.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà recensé 48 candidats vaccins dont 11 qui en sont au dernier stade des essais sur des dizaines de milliers de volontaires à travers le monde.

L'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech a affirmé en premier, le 9 novembre, que son vaccin est efficace à 90%. Deux jours plus tard, les Russes de l'institut Gamaleïa ont renchéri, avec 92% d'efficacité.

Puis c'est au tour d'une autre société américaine, Moderna, d'assurer que l'efficacité de son produit est de 94,5%. Deux jours après, Pfizer/BioNTech révise à la hausse les résultats de ses essais cliniques avec une efficacité annoncée a 95%.

La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.
La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.

L’espoir est donc permis, mais des questions restent en suspens: ces vaccins empêchent-ils carrément la transmission du coronavirus? Pendant combien de temps durera la protection qu'ils accordent? Quels sont leurs effets secondaires?

Aux États-Unis, des sénateurs se sont portés volontaires pour participer aux essais cliniques dans l'espoir de rassurer le public dont une grande partie, les "anti-vaxxers", reste méfiante à l'égard des vaccins.

C'est le cas par exemple du sénateur Rob Portman, un républicain qui représente l'État de l'Ohio. Il a participé aux essais cliniques menés par l'équipe de la multinationale Johnson & Johnson.

Un autre sénateur républicain, Steve Daines du Montana, a choisi de participer aux essais de Pfizer. "Il s'agit de restaurer l'espoir. Il s'agit de rétablir la normalité dans notre mode de vie", a-t-il confié à Fox News.

Toutefois, le responsable des situations d'urgence de l'OMS, Michael Ryan, a prévenu mercredi que les vaccins n'arriveront pas à temps pour lutter contre la deuxième vague de la pandémie, et beaucoup de pays devraient s'apprêter à " l'affronter sans vaccins".

Selon l'expert, il faudra "au moins quatre à six mois" avant qu'il y ait des niveaux suffisants de vaccination.

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