Liens d'accessibilité

Une ministre nigérian promet de quitter le gouvernement si Buhari est candidat à un second mandat


Le président nigérian Muhammadu Buhari lors de la présentation du trophée remporté par l’équipe nationale féminise du basketball du Nigeria à la FIBA, avant son premier conseil des ministres depuis son retour des soins de santé, à Abuja, Nigeria, 30 août

Aisha Alhassan, ministre nigériane des femmes, rappelle la promesse du président Buhari de ne briguer qu'un seul mandat, de quatre ans.

Une ministre nigériane a promis jeudi de quitter le gouvernement si le président Muhammadu Buhari décide d'être candidat à un second mandat lors du prochain scrutin en 2019, lors d'un entretien à la radio.

La ministre des Femmes, Aisha Alhassan, a affirmé qu'elle apporterait son soutien à l'ancien vice-président Atiku Abubakar plutôt qu'à Muhammadu Buhari, s'il était candidat lors de la prochaine élection présidentielle.

"En 2015, avant son élection, Buhari a déclaré qu'il ne briguerait qu'un seul mandat, c'est à dire quatre ans", a rappelé Mme Alhassan, au cours d'un entretien à la BBC en haoussa (langue du nord), pour justifier sa prise de position.

Rien ne dit à ce stade que Muhammadu Buhari, un ancien général âgé de 74 ans, élu en 2015, sera candidat à sa propre succession.

M. Buhari, à l'état de santé fragile, est rentré au Nigeria le 19 août après plus de 100 jours d'absence, un long séjour à Londres où il était soigné pour une maladie non révélée au public. Il a assisté le 30 août à son premier conseil des ministres depuis cinq mois.

Atiku Abubakar, 70 ans, ancien vice-président d'Olesegun Obasanjo de 1999 à 2007, est vu comme un candidat possible à la prochaine présidentielle. Vaincu fin 2014 par M. Buhari lors de la primaire du principal parti d'opposition, le Congrès progressiste (APC), il avait insisté pour que Aisha Alhassan soit nommée au gouvernement.

Le clientélisme joue un rôle clé dans la vie politique au Nigeria, où les différents partis s'opposent davantage pour des questions de personnalité que d'idéologie.

En 2015, le Parti démocratique populaire (PDP) avait perdu beaucoup de soutien dans l'opinion lorsque le président Goodluck Jonathan avait annoncé qu'il allait briguer un second mandat, ce qui avait provoqué une crise majeure au sein du parti présidentiel, que de nombreux gouverneurs et députés ont quitté pour rejoindre l'opposition.

Avec AFP

Facebook Forum

XS
SM
MD
LG