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Niger

Une marche de l'opposition interdite par les autorités à Niamey

Les partisans de l'opposition nigérienne scandent des slogans alors qu'ils participent à une manifestation dans les rues de Niamey, le 23 février 2021 pour protester contre les résultats du second tour de la présidentielle du pays.

Les autorités invoquent un "risque de trouble à l'ordre public" et "des raisons d'urgence sanitaire" à cause du covid.

Une marche qui devait être suivie d'un meeting de l'opposition samedi à Niamey pour contester l'élection du candidat du pouvoir Mohamed Bazoum à la présidentielle au Niger, a été interdite par les autorités.

Un décret de la ville de Niamey stipule que la marche "est interdite pour risque de trouble à l'ordre public" et "pour des raisons d'urgence sanitaire" liées à la pandémie du Covid-19.

L'annonce le 23 février par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de l'élection de Mohamed Bazoum, très proche du président sortant Mahamadou Issoufou, avec 53,7% des voix, a été contestée par son rival Mahamane Ousmane qui a revendiqué sa victoire avec 50,3% des voix.

La coalition de l'opposition Cap 20/21 et ses alliés avaient appelé "toutes les Nigériennes et tous les Nigériens à se lever comme un seul homme et se rassembler autour du président Mahamane Ousmane pour empêcher la confiscation de leur victoire".

Peu après l'annonce par la Céni le 23 février des résultats provisoires donnant la victoire à Mohamed Bazoum, des manifestations avaient éclaté dans plusieurs villes du pays, dont la capitale Niamey: plusieurs pillages et destructions de biens publics et privés avaient été commis.

Ces troubles se sont poursuivis pendant deux jours, faisant deux morts et plusieurs blessés, selon les autorités. Plusieurs centaines de personnes avaient été arrêtées.

La marche et le meeting de samedi avaient également pour objectif de réclamer "la libération des opposants détenus".

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Un soldat tué dans une attaque de Boko Haram au Niger

Des soldats nigériens montent la garde devant l'aéroport de Diffa dans le sud-est du Niger, près de la frontière nigériane, le 23 décembre 2020.

Un soldat est mort dimanche dans une attaque du groupe jihadiste Boko Haram contre une position militaire près de Diffa, dans le sud-est du Niger, a indiqué lundi le gouvernement qui précise que "onze terroristes" ont été tués.

"Le 3 juillet 2022, vers 13 heures (14 heures GMT), un détachement de la Garde nationale de Garin Dogo a fait l'objet d'une attaque par des éléments de Boko Haram à bord de plusieurs véhicules et motos", détaille un communiqué du ministère nigérien de l'Intérieur.

L'attaque a fait "côté ami, un mort, un disparu et quatre blessés" et "côté ennemi onze terroristes neutralisés (tués) et un blessé capturé", selon le bilan du ministère.

En outre, "sept complices" des assaillants ont été arrêtés et du matériel "de guerre" a été "saisi ou détruit", poursuit le texte.

La position attaquée de Garin Dogo, située dans la commune de Gueskérou, abrite une partie d'un contingent de 1.000 nouvelles recrues locales dédiées à la "sécurisation" de plusieurs villages où des milliers de déplacés ont été réinstallés l'année passée.

En juin, les militaires avaient déjà "repoussé deux attaques" jihadistes, selon une source militaire.

Cette position avait reçu le 26 juin dernier la visite du président nigérien Mohamed Bazoum qui avait salué de "bons résultats".

Il avait assuré que la "guerre" contre les jihadistes de Boko Haram et l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap, sa branche dissidente) était en train d'être "gagnée".

La région de Diffa, frontalière du Nigeria, abrite 300.000 réfugiés nigérians et déplacés internes, chassés par les exactions de Boko Haram et de Iswap, selon l'ONU.

Le Niger doit également faire face aux actions de groupes jihadistes sahéliens, dont l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), dans sa partie ouest, où les attaques régulières et sanglantes, visent civils et militaires.

Dix migrants clandestins retrouvés morts dans le désert nigérien près de la Libye

Un groupe de migrants tient des banderoles pour protester contre la violence contre les réfugiés lors de la visite du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi à Agadez le 21 juin 2018

Dix corps de migrants clandestins ont été retrouvés cette semaine en plein désert, près de Dirkou dans le nord du Niger proche de la Libye, a-t-on appris jeudi auprès du ministère ngérien de la Défense.

"Dix corps sans vie de migrants clandestins (...) sommairement enterrés dans des fosses", ont été découverts par une patrouille militaire à une trentaine de km de la ville de Dirkou, frontalière de la Libye, selon le bulletin hebdomadaire du ministère de la Défense qui ne précise pas la date de cette découverte macabre.

Le ministère indique qu'"une enquête est en cours pour élucider les circonstances de (ces) morts".

Un élu d'Agadez a déclaré jeudi à l'AFP qu'il était "fort possible que ces migrants retrouvés morts aient été abandonnés par leur passeur".

Dirkou, située dans la région d'Agadez, est un point de passage incontournable pour le trafic de migrants, d'armes et de drogues vers la Libye voisine ou l'Europe. Elle abrite également des sites aurifères artisanaux qui attirent des milliers de Nigériens et de ressortissants de pays voisins.

Les opérations de sauvetage de migrants sont fréquentes dans le désert hostile du Sahara, surtout vers la Libye.

Mercredi, les services de secours libyens ont indiqué avoir retrouvé vingt personnes mortes de soif en plein désert de Libye, près de la frontière avec le Tchad.

De nombreux migrants ouest-africains tentent de passer par la Libye pour atteindre les côtes méditerranéennes et ainsi gagner l'Europe. Ils se rassemblent généralement à Agadez, la grande ville du nord nigérien, où se trouvent des réseaux de passeurs.

Selon les autorités d'Agadez, il est fréquent que des véhicules transportant des migrants tombent en panne dans le désert ou que les passeurs se perdent, ou encore abandonnent leurs passagers par crainte des postes de contrôle ou des patrouilles militaires. Certains migrants meurent de déshydratation.

Dans le but de décourager les passeurs, Niamey avait pourtant voté en 2015 une loi érigeant en crime le trafic de migrants, passible de peines pouvant aller jusqu'à 30 ans de prison.

Mais malgré cette mesure, des migrants empruntent "de nouvelles routes plus dangereuses" pour entrer en Libye, selon une source sécuritaire.

Portrait d'un ex-jihadiste nigérien repenti

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Reprise timide de la culture du poivron nigérien à Diffa

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"Les civils doivent être la pièce maitresse de toute stratégie sécuritaire au Sahel"

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