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Une marche anti-pouvoir repoussée par la police à Ouagadougou


Manifestation organisée par le syndicat UAS pour demander de meilleures mesures de sécurité contre le terrorisme, à Ouagadougou au Burkina Faso le 16 septembre 2019.

Une marche contre le pouvoir d'environ 2.000 personnes réunies l'appel de l'Unité d'action syndicale (UAS) et des organisations de la société civile, a été repoussée par la police avec des tirs de gaz lacrymogène lundi à Ouagadougou.

Les manifestants, qui s'étaient réunis à la Bourse du travail de la capitale burkinabè, ont tenté de défiler dans le centre ville mais ont été immédiatement repoussés par les forces de l'ordre. Ils ont été refoulés vers la Bourse du travail pour un bref meeting.

Les forces de l'ordre repoussent une manifestation contre le gouvernement
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Les autorités assurent que les organisateurs n'avaient pas déposé de demande d'autorisation de la marche dans les délais.

"Non à la mauvaise gouvernance et au terrorisme", pouvait-on notamment lire sur une banderole.

"On va boxer le gouvernement de Roch (Marc Christian Kaboré, président du Burkina). On veut le changement, l'arrêt de la corruption et du sérieux dans la gestion sécuritaire", a affirmé à l'AFP Sabo Aboubacar, agent du ministère de l'Agriculture en dénonçant la répression "barbare" de la manifestation.

"Ils ont des moyens pour réprimer le peuple, mais pas pour lutter contre les jihadistes", a affirmé à la tribune le syndicaliste Seyni Kouanda.

"Armées française et étrangère hors du Burkina" ont aussi scandé les manifestants.

La France est présente avec 2.000 hommes des Forces spéciale à Kamboinsin (banlieue de Ouagadougou) et intervient régulièrement au Burkina au titre de la force Barkhane.

"La France est là pour défendre ses intérêts et rien d'autre", a lancé Norbert Wangré, du syndicat CGT, leur départ est "une condition indispensable pour la victoire contre le terrorisme au Sahel".

Le Burkina Faso est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe Etat islamique.

De plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le Nord et l'Est, les attaques jihadistes ont fait plus de 570 morts, selon un comptage de l'AFP.

L'armée burkinabè, qui subit de lourdes pertes, semble incapable d'enrayer ces attaques.

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