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Une manifestation de l'opposition dispersée par la police à Antananarivo


L’ancien président malgache Marc Ravalomanana au milieu d’une foule de ses partisans à Antananarivo, Madagascar, 13 octobre 2014.

Les forces de l'ordre tiré des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants qui avaient répondu à l'appel du parti de l'ex-président Marc Ravalomanana.

Les forces de l'ordre malgaches ont dispersé samedi avec des grenades lacrymogènes une centaine de militants d'opposition qui défilaient, illégalement selon les autorités, dans la capitale Antananarivo.

Rassemblés à l'appel du parti TIM (Tiako I Madagasikara - J'aime Madagascar) de l'ex-président Marc Ravalomanana, les manifestants se sont pressés devant un stade de la ville où ils souhaitaient fêter le 15e anniversaire de leur mouvement.

Le gouvernement avait interdit ce rassemblement et déployé d'importants effectifs de police, de gendarmerie et de l'armée devant le stade pour en bloquer l'accès.

Les manifestants ont alors fait demi-tour et tenté de rejoindre la place du "13 mai", point de rassemblement de tous les mouvements qui ont abouti au renversement du régime en place en 1972, 1991, 2002 et 2009.

Les forces de l'ordre les en ont empêché en tirant des grenades lacrymogènes.

Selon le commandant de la gendarmerie d'Antananarivo, le général Njatoarisoa Andrianjanaka, elles n'ont procédé à aucune interpellation, ni recensé aucun blessé.

Arrivé au pouvoir en 2002, M. Ravalomanana a été renversé en 2009 par le maire de la capitale, Andry Rajoelina, plongeant la Grande île dans une longue période d'instabilité.

M. Rajoelina a ensuite dirigé un régime dit "de transition" jusqu'à l'élection présidentielle remportée en 2013 par l'actuel président Hery Rajaonarimampianina.

Le climat politique s'est tendu ces dernières semaines sur la Grande île. Les adversaires du chef de l'Etat l'accusent d'avoir fait pression sur la justice au profit d'une de ses proches conseillères, incarcérée pour détournements de fonds.

L'économie de Madagascar peine à sortir de ces crises politiques à répétition. Le pays reste l'un des plus pauvres du monde, 90% de sa population survit avec moins de 2 dollars par jour.

Aec AFP

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