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Une femme élue présidente de l'Assemblée nationale du Togo

Le Parlement de Lomé, Togo, le 20 janvier 2019. (VOA/Kayi Lawson)

La députée Yawa Djigbodi Tségan de l'Union pour la République, le parti au pouvoir, a été élue mercredi à la tête de l'Assemblée nationale du Togo.

Inspectrice des impôts, Mme Tségan, 47 ans, devient la première femme à occuper ce poste au Togo. Elle a été élue avec 88 voix des 89 députés présents.

Mme Tségan succède à Dama Dramani, également membre du parti au pouvoir à la tête de l'Assemblée nationale depuis septembre 2013.

Elle avait déjà occupé le poste de premier questeur dans l'ancien bureau de l'Assemblée nationale.

"C'est avec responsabilité que nous prenons cette fonction, face aux différents enjeux qui nous attendent", a-t-elle déclaré à la presse.

Les 91 nouveaux députés sont issus des élections législatives du 20 décembre, boycottées par la principale coalition de l'opposition qui avait dénoncé des "irrégularités" dans sa préparation.

Ce scrutin a été remporté par le parti au pouvoir, qui a raflé 59 des 91 sièges de l'Assemblée nationale.

Les observateurs de l'Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avaient salué la bonne tenue de ces législatives, tout comme les dirigeants ouest-africains qui ont jugé le 22 décembre à Abuja que ces élections "libres et transparentes" étaient conformes à leur feuille de route pour une sortie de crise au Togo.

La principale coalition de l'opposition a appelé à une manifestation le 26 janvier à Lomé et dans plusieurs villes du pays, pour "dénoncer et condamner un coup de force électoral".

Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, a succédé dans la violence à son père, le général Eyadéma Gnassingbé, qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant 38 ans.

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L'opposition togolaise se mobilise pour les municipales

Les électeurs examinent une liste électorale devant un bureau de vote dans le quartier de Be à Lomé le 20 décembre 2018 lors de la procédure de vote pour les élections législatives.

La révision des listes électorales en vue des municipales du 30 juin au Togo, les premières depuis plus de 30 ans, a démarré jeudi, avec une forte mobilisation des partisans des principaux partis d'opposition qui avaient boycotté les dernières législatives ainsi que le recensement électoral.

"Nous avons lancé un appel aux populations, afin qu'elles s'inscrivent massivement sur les listes électorales, car lors de notre appel au boycott la veille des législatives (du 20 décembre, ndlr), une grande partie des populations n'avaient pas pris leur carte d'électeur", a déclaré à l'AFP Jean-Pierre Fabre, président de l'Alliance nationale pour le changement.

Plusieurs organisations de la société civile ont elles aussi appelé les Togolais à "sortir massivement" pendant les trois jours prévus pour mettre à jour les listes électorales (16, 17 et 18 mai).

Au total 1.527 conseillers municipaux doivent être élus dans 117 communes. Les dernières élections locales remontent à 1987. Les mairies togolaises sont actuellement dirigées par des "présidents de délégation spéciale" nommés par le président de la République.

Jeudi, de petites filles s'étaient formées devant certains centres de recensement à Lomé, a constaté un journaliste de l'AFP.

"J'ai décidé de m'inscrire cette fois-ci pour retirer ma carte d'électeur et voter, car nous avons commis une erreur lors des législatives de décembre en laissant le boulevard ouvert au parti au pouvoir", a confié Afia Tinhou, une étudiante rencontrée au centre de recensement de l'Ecole primaire publique Bè gare.

"Je ne bougerai pas d'ici sans avoir retiré ma carte d'électeur. L'opération est lente, mais je ne vais pas me décourager", a déclaré de son côté Joseph Adra, un sexagénaire assis sur banc dans un autre centre de recensement.

A l'exception notable du Parti National Panafricain (PNP), presque tous les partis de l'opposition prendront part au scrutin.

"Nous n'irons pas à ces locales dans des conditions où les leaders de notre parti ainsi que nos militants sont persécutés et jetés en prison", a déclaré un responsable du PNP.

Trois responsables du PNP - dont le leader Tikpi Atchadam vit en exil - sont écroués depuis mi-avril à la suite de manifestations contre le pouvoir le 13 avril.

Il leur est reproché de n'avoir pas tenu compte de l'avis des autorités sur les itinéraires de ces manifestations qui ont fait un mort à Bafilo (centre-nord) et des dizaines de blessés, selon le PNP.

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