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Une ex-conseillère de la Maison Blanche diffuse un nouvel enregistrement

Donald Trump et Omarosa Manigault Newman lors d'un événement promotionnel pour "The Apprentice" à New York, 2018.

Une ancienne conseillère de la Maison Blanche a diffusé l'enregistrement d'une conversation privée avec Donald Trump, nouvel épisode dans une série de révélations orchestrées avant la sortie de ses mémoires qui lui a valu une réponse cinglante du président américain.

Dans ce court enregistrement, diffusé par la chaîne NBC, Donald Trump affirme n'avoir rien su du licenciement de son ex-protégée, Omarosa Manigault Newman, signifié par son propre chef de cabinet, John Kelly, et dit le regretter.

C'est la deuxième fois en deux jours que l'ancienne haute conseillère et ex-fidèle supportrice de Donald Trump, âgée de 44 ans, diffuse l'enregistrement d'une conversation saisie au sommet du pouvoir américain.

Chargée du "Bureau des relations publiques", elle était l'une des conseillères les mieux rémunérées de la Maison Blanche et l'une des rares femmes noires jusqu'à son départ en janvier.

>> Lire aussi : Une ancienne conseillère accuse Trump d'être raciste, la Maison Blanche dément

"Omarosa? Omarosa qu'est-ce qu'il se passe?", peut-on entendre Donald Trump dire à l'ancienne candidate de l'émission de télé-réalité "The Apprentice", animée pendant des années par Donald Trump.

"Personne ne m'a rien dit", poursuit-il. "Tu sais ils gèrent une grosse machine, mais je ne le savais pas (...) Mince, je ne le savais pas. Je n'aime pas du tout l'idée que tu partes".

Dimanche, l'ex-conseillère avait rendu public son entretien avec le général John Kelly dans la salle de crise de la Maison Blanche, ou "Situation room", où les appareils électroniques sont interdits.

Après l'avoir qualifiée de "crapule" ce week-end, Donald Trump a lancé un nouveau coup de boutoir lundi dans deux longs messages sur Twitter.

"Omarosa la folle-dingue, qui a été virée 3 fois de The Apprentice, a maintenant été virée pour la dernière fois. Elle n'est jamais arrivée à rien, n'y arrivera jamais. Elle m'a supplié que je lui donne un boulot, les larmes aux yeux, j'ai dit OK. Les gens de la Maison Blanche la détestaient. Elle était féroce mais pas intelligente", a-t-il écrit.

>> Lire aussi : Cohen assure que Trump a approuvé une rencontre avec une avocate russe

"Je la voyais rarement mais j'entendais des choses vraiment mauvaises", a-t-il poursuivi. "Méchante avec les gens & ratait constamment les réunions & le travail. Quand le Gen. Kelly nous a rejoints, il m'a dit que c'était une nulle et qu'elle n'apportait que des problèmes. Je lui ai dit de tenter d'arranger les choses, si possibles, parce qu'elle ne disait que des choses EXCELLENTES sur moi - jusqu'à ce qu'elle soit virée!", a-t-il conclu.

Avec AFP

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Destitution de Trump: les moments marquants des premiers témoignages télévisés

William Taylor, ancien ambassadeur en Ukraine qui est désormais chargé d’affaires à Kiev, et George Kent, secrétaire d’Etat adjoint chargé des affaires européennes et eurasiennes, ont été entendus mercredi. (AP Photo/J. Scott Applewhite)

Une révélation, des attaques républicaines, un peu de géopolitique: deux diplomates américains ont été longuement entendus mercredi lors des premières auditions publiques au Congrès depuis le début de l'enquête en destitution de Donald Trump.

Voici les moments les plus marquants des témoignages télévisés de William Taylor, le plus haut diplomate de l'ambassade des Etats-Unis à Kiev, et George Kent, haut responsable du département d'Etat spécialiste de l'Ukraine:

- La priorité de Trump en Ukraine -

William Taylor a rapporté un échange parvenu à ses oreilles récemment, qui donne l'image d'un Donald Trump obsédé par ses intérêts politiques personnels.

Le 26 juillet, un jour après avoir demandé à son homologue ukrainien d'enquêter sur son rival politique Joe Biden, le président américain s'est entretenu par téléphone avec un de ses proches, l'ambassadeur auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, qui se trouvait à Kiev.

Un des collaborateurs de M. Taylor, qui avait entendu les deux hommes discuter, avait ensuite demandé à M. Sondland ce que le locataire de la Maison Blanche pensait de l'Ukraine.

"L'ambassadeur Sondland a répondu que le président Trump s'intéressait davantage à l'enquête sur Biden" qu'à la situation dans ce pays, a révélé l'attaché d'affaires.

- "Témoin vedette" -

Plusieurs élus républicains ont reproché aux deux diplomates de n'avoir jamais parlé avec Donald Trump et d'extrapoler à partir de sources indirectes.

"Dans une phrase, on a six personnes impliquées dans quatre conversations", a ironisé Jim Jordan en interrogeant William Taylor: "Je ne peux pas y croire: vous êtes leur témoin vedette !"

"Je pensais avoir été clair quand j'ai dit que je n'étais pas ici pour prendre parti pour un camp ou un autre", a rétorqué l'ambassadeur sans se départir de son calme.

- Le canal "irrégulier" -

Les deux diplomates ont décrit comment un canal diplomatique "irrégulier" avait peu à peu pris le pas sur le canal "officiel" en Ukraine.

Ce canal, mis en place par l'avocat personnel de Donald Trump Rudy Giuliani, allait "à l'encontre" des intérêts américains dans ce pays", selon M. Taylor.

M. Giuliani "cherchait de quoi salir" Joe Biden, bien placé pour affronter Donald Trump lors de la présidentielle de 2020, a déclaré George Kent. "A la mi-août, il m'est apparu évident que ses efforts" "contaminaient désormais" les relations entre Kiev et Washington, a-t-il ajouté.

- Le fils Biden -

Le fils de Joe Biden, Hunter, est entré au conseil d'administration d'un groupe gazier ukrainien, Burisma, en 2014. Au même moment, son père, en tant que vice-président des Etats-Unis, s'est impliqué dans les efforts américains pour soutenir ce pays en pleine révolution.

Or, Donald Trump accuse Joe Biden d'avoir réclamé peu après le limogeage d'un procureur ukrainien pour protéger ce groupe d'une enquête de corruption.

George Kent a reconnu avoir signalé à la Maison Blanche que la nomination d'Hunter Biden risquait de créer "l'impression d'un conflit d'intérêt".

"Je n'ai toutefois jamais vu aucun effort américain pour protéger Burisma d'une enquête", a-t-il ajouté, en assurant qu'il n'existe "aucune" base pour soutenir les accusations du président.

- Les morts ukrainiens -

Tout au long de l'audition, les deux diplomates ont tenté de rappeler les enjeux du dossier pour l'Ukraine.

Les Etats-Unis ont suspendu au début de l'été une aide militaire de 400 millions de dollars destinée à ce pays, finalement débloquée à la mi-septembre. M. Trump est soupçonné de s'en être servi pour faire pression sur Kiev.

Or, cette aide était "cruciale pour la défense de l'Ukraine" engagée depuis cinq ans dans un conflit armé avec la Russie, a souligné M. Taylor.

Le diplomate a raconté s'être rendu la semaine dernière sur la ligne de front où un soldat ukrainien venait de mourir, laissant entendre que, sans cette aide, le bilan aurait pu être plus lourd.

Avec AFP

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