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Crimes/enquêtes

Une dizaine de morts suite à une fusillade dans une école en Russie

Le personnel d'urgence se déploie à l'école numéro 175 après une fusillade à Kazan, en Russie, le 11 mai 2021.

Au moins 11 personnes ont été tuées mardi et de nombreuses autres blessées après que des coups de feu ont éclaté dans une école de la ville de Kazan, en Russie, selon l'agence de presse RIA, qui cite le ministère des services d'urgence.

D’après RIA, un suspect de 19 ans a été arrêté. Le motif de l'attaque n'a pas été précisé dans l'immédiat.

Qualifiant l'attaque de grande tragédie pour l'ensemble du pays, Rustam Minnikhanov, leader de la région du Tatarstan, a déclaré qu'il n'y avait aucune preuve que quelqu'un d'autre était impliqué.

"Nous avons perdu sept enfants... quatre garçons et trois filles. Et 16 personnes, 12 enfants et quatre adultes, sont hospitalisées", a déclaré M. Minnikhanov à la télévision d'État.

"Le terroriste a été arrêté. C'est un jeune de 19 ans qui était officiellement enregistré comme propriétaire d'armes à feu", a-t-il précisé.

Kazan est la capitale de la région à majorité musulmane du Tatarstan, située à environ 725 km à l'est de Moscou.

Les fusillades dans les écoles sont rares en Russie. L'une des dernières fusillades majeures de ce type a eu lieu en Crimée annexée par la Russie en 2018, lorsqu'un étudiant d'un collège a tué 19 personnes avant de retourner son arme contre lui-même.

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Les autochtones au Canada vont pouvoir utiliser leur nom traditionnel

Conférence en plein air à Vancouver sur la découverte des restes de 215 enfants, trouvés dans l'ancien pensionnat de Kamloops, Colombie-Britannique, Canada, 2 juin 2021.

Les autochtones canadiens vont désormais pouvoir utiliser leur nom traditionnel sur leurs documents de voyage officiels, a annoncé lundi le gouvernement canadien, quelques semaines après la découverte des restes de 215 enfants près d'un pensionnat autochtone.

Ces noms autochtones leur avaient été "volés" lorsqu'ils avaient été enrôlés de force dans ces pensionnats pour y être assimilés à la culture dominante, a rappelé le ministre de l'Immigration Marco Mendicino lors d'un point presse.

"Ces enfants autochtones qu'on a volés à leurs familles pour les forcer à intégrer le système de pensionnats, on est allés jusqu'à voler leur propre nom", a souligné M. Mendicino, citant l'exemple d'une petite Masek rebaptisée Alice.

Or "nos noms sont l'une des premières choses que l'on reçoit. Ils sont individualisés, uniques, ils parlent de notre passé, ils honorent ceux qui nous ont précédés, et reflètent l'histoire de nos familles", a-t-il ajouté.

Les autochtones vont pouvoir demander que leur nom traditionnel soit utilisé sur leurs documents officiels d'immigration comme les passeports ou les certificats de résidence permanente. Cette mesure pourrait concerner "plusieurs centaines de milliers" de personnes au Canada, a précisé Marc Miller, ministre des Services aux autochtones.

La mesure répond à l'une des 94 demandes formulées en 2015 par une commission nationale d'enquête sur la question des pensionnats, qui avait conclu à un véritable "génocide culturel" de la part du Canada dans un rapport accablant.

Quelque 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits ont été enrôlés de force jusque dans les années 1990 dans 139 pensionnats à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture.

Plusieurs ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4.000 y ont trouvé la mort, selon les conclusions de cette commission vérité et réconciliation.

La découverte fin mai, grâce à des fouilles par géo-radars, des ossements de 215 enfants près du pensionnat autochtone de Kamloops dans l'ouest du Canada, a provoqué une vive émotion dans tout le pays. Elle a également relancé les appels au gouvernement à accélérer le processus de réconciliation prôné par la commission d'enquête.

Le domicile du président du Parlement nigérien mitraillé

Des policiers anti-émeutes à Niamey, Niger, le 10 mai 2017.

Des hommes armés ont mitraillé dans la nuit de vendredi à samedi le domicile du président du Parlement du Niger, Seïni Oumarou, tuant et un de ses gardes du corps et blessant grièvement un deuxième, ont annoncé son entourage et les autorités.

"Dans la nuit de vendredi à samedi, le domicile du président de l'assemblée nationale a été attaqué par deux individus sur une moto. Ils ont mitraillé les gardes, tuant un d'entre eux", a indiqué aux journalistes Ousseïni Salatou, un conseiller de Seïni Oumarou.

Dans un communiqué samedi soir, le ministère nigérien de l'Intérieur a confirmé cette attaque, soulignant qu'avant de "quitter les lieux" les deux assaillants ont vainement tenté d'emporter un véhicule 4X4 pick-up stationné au domicile de M. Oumarou.

Une "enquête a été ouverte immédiatement" et "les recherches en vue d'identifier et d'interpeller les auteurs sont actuellement en cours", assure le ministère.

Seïni Oumarou, 70 ans, qui dirige le Mouvement national pour la société du développement (MNSD, au pouvoir de 1999 à 2010) était arrivé troisième à la présidentielle du 21 décembre 2020, et avait appelé à voter au second tour pour Mohamed Bazoum, le candidat du pouvoir, vainqueur du scrutin.

Il a été élu au perchoir en mars.

Lors des troubles qui ont suivi l'annonce le 23 février de la victoire de Mohamed Bazoum par la Commission électorale, des manifestants avaient attaqué notamment le domicile de Seïni Oumarou, tuant par balles un de ses gardes du corps, selon les autorités.

Le Niger fait face à ses frontières ouest avec le Mali et le Burkina, à de fréquentes attaques des groupes jihadistes sahéliens dont l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et dans le Sud-Est, aux atrocités des jihadistes nigérians de Boko Haram et du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) est issu d'une scission du groupe jihadiste Boko Haram.

Trois militaires ivoiriens tués par un engin explosif

Une femme passe devant des soldats ivoiriens qui patrouillent près du quartier général de l'armée, le camp Gallieni, à Abidjan, le 12 mai 2017

Au moins deux soldats et un gendarme ont été tués samedi lors du passage de leur véhicule sur un engin explosif, dans la région de Tèhini (nord-est de la Côte d'Ivoire), près de la frontière du Burkina, a affirmé une source sécuritaire à l'AFP.

"L'explosion a également fait trois blessés", moins d'une semaine après une attaque de jihadistes présumés dans la localité de Tougbo à quelques kilomètres de la frontière burkinabè, selon cette même source.

Cette explosion intervient deux jours après l'inauguration d'une Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) à Jacqueville, près d'Abidjan, par le Premier ministre ivoirien Patrick Achi et son ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, aux côtés du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

L'AILCT vise à aider au combat contre les jihadistes qui intensifient leurs actions sanglantes dans le Sahel voisin.

Cette attaque est la quatrième en un peu plus de deux mois commise dans cette région.

Les dernières attaques dans le nord de la Côte d'Ivoire près de la frontière du Burkina Faso remontent au 29 mars, lorsque deux positions de l'armée à Kafolo et Kolobougou avaient été prises pour cibles par des hommes armés, faisant six morts, trois soldats et "trois terroristes".

L'attaque de Kafolo était "le fait d'une soixantaine de terroristes lourdement armés venant du Burkina Faso", selon l'armée.

Dans la nuit du 10 au 11 juin 2020, une attaque contre l'armée ivoirienne s'était déjà produite à Kafolo, au cours de laquelle 14 soldats avaient été tués.

Attribuées aux jihadistes qui frappent dans plusieurs pays voisins - Burkina Faso, Mali et Niger - ces attaques n'ont pas été revendiquées.

La Côte d'Ivoire avait été frappée une première fois par une attaque jihadiste en mars 2016, dans la ville balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan: des assaillants avaient ouvert le feu sur la plage et des hôtels, faisant 19 morts.

Le Sahel est en proie aux attaques et attentats meurtriers d'une myriade de groupes jihadistes, liés soit à Al-Qaïda soit au groupe Etat islamique (EI), et implantés dans des zones largement délaissés par les pouvoirs centraux

Outre le Sahel, les groupes jihadistes frappent à intervalles réguliers dans les pays du Golfe de Guinée depuis plusieurs années, notamment la Côte d'Ivoire.

"Le Nord de la Côte d'Ivoire frontalier avec le Burkina Faso commence à être sous l'emprise des groupes jihadistes. Cette région constitue un enjeu important de sécurité pour l'Etat ivoirien", a affirmé récemment à l'AFP l'expert antiterroriste ivoirien Lassina Diarra, en notant que "depuis quelques mois, des personnes, certes ultra-minoritaires commencent à être séduites" par les jihadistes.

Des hommes armés massacrent 53 personnes dans 6 villages nigérians

Des membres d'une bande de bandits avec des armes dans leur cachette forestière dans le nord-ouest de l'État de Zamfara, au Nigeria, le 22 février 2021.

Des voleurs de bétail armés ont tué 53 personnes dans six villages de l'Etat de Zamfara dans le Nord-Ouest du Nigeria, ont indiqué samedi la police et des habitants.

Des dizaines d'hommes armés arrivés sur des motos ont envahi les villages de Kadawa, Kwata, Maduba, Ganda Samu, Saulawa et Askawa dans le district de Zurmi district, avant de tuer leurs habitants.

Ils ont attaqué les victimes qui travaillaient dans leurs fermes avant de se lancer à la poursuite de ceux qui tentaient de s'échapper.

Le porte-parole de la police de Zamfara Mohammed Shehu a déclaré que quatorze corps avaient été emmenés dans la capitale de l'Etat de Zamfara.

"Des policiers ont été déployés dans cette zone après les attaques", a ajouté le porte-parole.

"Nous avons évacué 14 dépouilles et nous les avons conduites jusqu'à Gusau vendredi soir où elles ont été inhumées au cimetière d'Unguwar Gwaza", a ajouté le porte-parole.

Des habitants ont indiqué de leur côté que 39 autres cadavres avaient été inhumés dans la ville voisine de Dauran.

"Nous avons retrouvé 28 corps hier et 11 autres ce matin dans les villages avant de les enterrer ici", a déclaré un habitant de Dauran, Haruna Abdulkarim.

"C'était dangereux d'organiser des funérailles à cause des bandits qui se cachent dans la forêt de Zurmi et qui auraient pu revenir pour attaquer les funérailles", a déclaré un autre habitant, Musa Arzika, qui a fait état du même bilan de victimes.

Les villages situés dans la région de Zurmi sont régulièrement ciblés par des bandes criminelles pouvant rassembler des centaines de bandits. Ces violences ont poussé les habitants à manifester leur mécontentement et à bloquer le principal axe routier local la semaine dernière, appelant les autorités à faire cesser les attaques.

Le Nord-Ouest et le Centre du Nigeria ont été le théâtre au cours des dernières années d'attaques menées par des gangs de voleurs de bétail et des kidnappeurs qui mènent des raids dans des villages, tuent et enlèvent des habitants, volent le bétail après avoir pillé et incendié leurs maisons.

Des gangs criminels ont récemment réorienté leurs raids contre des écoles, enlevant élèves et étudiants contre rançon.

Plus de 850 élèves ont été enlevés depuis décembre dernier mais la grande majorité d'entre eux ont été libérés après le versement d'une rançon.

Les gangs sont largement motivés par l'appât du gain, sans idéologie particulière, mais les observateurs craignent qu'ils ne soient infiltrés par des jihadistes, qui mènent une violente insurrection dans le nord-est du pays depuis 12 ans.

Les opérations militaires et les offres d'amnistie n'ont pas mis un terme à ces attaques.

Le gouverneur de l'Etat de Zamfara, Bello Matawalle, a appelé vendredi les habitants à se défendre eux-mêmes "contre les bandits assassins".

Une fusillade fait 13 blessés au Texas

La police dans une rue après que des coups de feu ont retenti dans le centre-ville d'Austin, au Texas, dimanche 31 juillet 2016.

Une fusillade a fait 13 blessés aux premières heures de samedi dans un quartier de loisirs très fréquenté du centre-ville d'Austin, dans l'État américain du Texas.

Le tireur présumé est toujours en cavale, selon la police. Il s'agirait d'un homme.

Deux des personnes blessées sont dans un état critique, mais aucun décès n'a été enregistré, d'après Joseph Chacon, chef de la police d'Austin par intérim.

La fusillade a éclaté peu avant 1 h 30 du matin le long de la 6e rue, un quartier populaire rempli de bars et de restaurants. La rue était barricadée pour empêcher la circulation des véhicules au moment de la fusillade, a déclaré M. Chacon.

L'origine de la fusillade n'a pas été précisée.

Onze des personnes blessées ont été emmenées dans un hôpital local, une autre personne a été emmenée dans un autre hôpital, et une autre personne s'est rendue dans un centre de soins d'urgence pour des blessures par balle, a précisé M. Chacon.

M. Chacon a aussi déclaré que certains agents ont transporté des patients à l'hôpital dans leur voiture de police car il était difficile de contenir la foule et d'amener les ambulances aux blessés.

Les enquêteurs examinent les vidéos de surveillance et d'autres éléments de preuve provenant de la zone, a déclaré M. Chacon. Il a demandé à toute personne ayant des informations sur la fusillade de contacter la police.

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