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Affaire Daunte Wright: la policière qui a tiré sera poursuivie

Un drapeau américain à l'envers montrant les noms des personnes de couleur tuées par la police flotte avant une marche de protestation, à Brooklyn Center, Minnesota, États-Unis, le 13 avril 2021.

L'agent de police accusée d'avoir tué un jeune afro-américain dans l'État du Minnesota sera inculpée d'un délit pénal, a annoncé mercredi le ministère public.

L'agent en question, Kim Potter, 48 ans, devra répondre d'une accusation d'homicide involontaire au second degré, selon les autorités.

Les accusations découlent d'un incident qui a suscité l'indignation dans tout le pays et provoqué des manifestations dans le même État où un ancien agent de police, Derek Chauvin, est jugé pour avoir prétendument tué l'Afro-Américain George Floyd en 2020.

L'incident en question a eu lieu dimanche dans la bourgade de Brooklyn Center, dans la périphérie de Minneapolis.

Daunte Wright, 20 ans, avait été stoppé parce qu'il avait un désodorisant fixé à son rétroviseur, ce qui est contraire à la loi dans le Minnesota. Au cours du contrôle de son identité, la police a découvert qu'un mandat d'arrêt avait été émis à son nom pour un autre incident auparavant.

Ce qui s'est exactement passé ensuite fait l'objet d'une enquête, mais à un moment donné, Kim Potter a tiré sur M. Wright.

Mme Potter dit avoir tiré sur le jeune homme par accident. D'après ses dires, elle avait l'intention d'utiliser son teaser (une arme qui paralyse temporairement), mais elle a plutôt usé de son pistolet de service.

Selon le quotidien Twin City Press, l'accusation portée contre Mme Potter est passible d'une peine maximale de 10 ans de prison et d'une amende de 20 000 dollars. Jusqu'à sa démission lundi, elle faisait partie de la police depuis 26 ans.

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Des hommes armés tuent trois policiers nigérians et kidnappent un directeur d'entreprise

Des hommes armés ont tué trois escortes de police et enlevé le directeur d'une entreprise pétrolière nigériane dans le sud-est du Nigeria

Des hommes armés ont tué trois escortes de police et enlevé le directeur d'une entreprise pétrolière nigériane dans le sud-est du Nigeria, dernier incident en date dans la région, a déclaré vendredi la police.

Vêtus d'uniformes militaires, les assaillants ont tendu jeudi une embuscade et ouvert le feu sur le convoi d'un haut-responsable pétrolier dans la zone de Rumuokoro à Port Harcourt, capitale de l'Etat de Rivers et capitale pétrolière du Nigeria.

"Trois policiers escortant le cadre ont été tués tandis que l'homme a été kidnappé et emmené dans un lieu inconnu", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la police régionale Grace Iringe-Koko.

Les hommes armés, se faisant passer pour une patrouille militaire à bord d'une voiture verte, ont fait signe au convoi de s'arrêter avant d'ouvrir le feu et de tuer les policiers, a-t-elle précisé.

Des djihadistes tuent des femmes nigérianes accusées de sorcellerie
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La police a affirmé que l'homme enlevé est le directeur d'IGPES Group, compagnie pétrolière et gazière nigériane basée à Port Harcourt. Une enquête est en cours, a ajouté Mme Iringe-Koko. Pour l'heure, aucun groupe n'a revendiqué l'attaque.

Mais les enlèvements pour obtenir une rançon sont monnaie courante dans le pays le plus peuplé d'Afrique. Les criminels visent aussi bien les hommes d'affaires riches que les agriculteurs pauvres, victimes d'enlèvements de masse dans le Nord.

Le Delta du Niger abrite des ressources pétrolières et gazières valant des milliards de dollars. Mais les résidents vivent pour la plupart dans la pauvreté en raison de décennies de pollution et de négligences, de la corruption et d'un manque de redistribution.

Dans les années 2000, des hommes armés ont enlevé des centaines d'employés des compagnies pétrolières, dont des étrangers, pour dénoncer l'exploitation injuste des ressources. En 2009, des amnisties soutenues par le gouvernement ont contribué à réduire les attaques, mais des incidents sporadiques et le vol de pétrole à grande échelle persistent dans la région.

Le Nigeria, membre de l'OPEP et l'un des plus grands producteurs de brut d'Afrique, perd chaque année jusqu'à 2 milliards de dollars en raison du vol généralisé de pétrole et du siphonnage de pipelines dans la région.

L'armée camerounaise s'active contre le trafic d'armes en provenance des pays voisins

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Des condamnations à mort pour un lynchage en Kabylie

une femme algérienne âgée réagit devant sa maison, détruite dans un incendie de forêt dans la ville d'el-Kala. - Le 24 novembre 2022, un tribunal algérien a condamné à mort 49 personnes pour le lynchage d'un homme

Un tribunal algérien a condamné à mort jeudi 49 personnes pour le lynchage en 2021 en Kabylie d'un homme accusé à tort de pyromanie, mais ces peines devraient être commuées en réclusion criminelle à perpétuité en raison d'un moratoire sur les exécutions, selon l'agence officielle.

Les accusés ont été reconnus coupables du lynchage de Djamel Bensmaïl, un artiste de Miliana (120 km à l'ouest d'Alger) qui s'était porté volontaire dans le village de Larbaa Nath Irathen, dans la préfecture de Tizi Ouzou (nord-est), pour aider à éteindre les feux de forêt qui avaient fait 90 morts en moins d'une semaine en août 2021.

Si la peine de mort est bien prévue par le code pénal en Algérie, elle n'est plus appliquée en vertu d'un moratoire en vigueur depuis 1993.

Les accusés, qui comparaissaient devant le tribunal de Dar El Beida, dans la banlieue est d'Alger, étaient poursuivis notamment pour "actes terroristes et subversifs contre l'Etat et l'unité nationale" et "homicide volontaire avec préméditation", selon l'accusation.

Vingt-huit autre accusés poursuivis dans le cadre de cette affaire ont été condamnés à des peines allant de deux à dix ans de prison et 17 ont été acquittés.
Après avoir entendu qu'on le soupçonnait d'avoir allumé le feu à la forêt, Djamel Bensmaïl, qui était âgé de 38 ans, s'était rendu à la police.

Des images relayées par les réseaux sociaux avaient montré la foule entourant le fourgon de police et extirpant l'homme du véhicule après l'avoir frappé. Bensmaïl avait ensuite été battu puis brûlé vif, tandis que des jeunes prenaient des selfies devant le cadavre.

Selfies macabres

A l'époque des faits, qui avaient soulevé une vague d'indignation dans tout le pays, les images du lynchage devenues virales étaient commentées notamment via le mot-dièse #JusticePourDjamelBenIsmail.

Ceux qui avaient pris des selfies avaient tenté d'effacer leurs traces mais des internautes de tout le pays ont compilé des vidéos et fait des captures d'écran pour que le crime qui avait marqué les esprits par son horreur ne reste pas impuni.

Les photos des personnes identifiées sur les vidéos s'étaient retrouvées partout sur la toile et il a été demandé aux harragas (candidats à la traversée clandestine) de ne pas les laisser embarquer avec eux, afin de les empêcher de fuir le pays.

Les interpellations ont eu lieu dans plusieurs régions du pays. Certaines personnes impliquées dans le lynchage avaient été livrées à la police par leur propre famille. Amnesty International avait appelé les autorités à "envoyer un message clair que cette violence ne serait pas tolérée".

La Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH) avait jugé pour sa part que "les scènes du lynchage et de l'immolation du présumé pyromane, alors qu'il s'agissait d'un jeune artiste venu prêter main forte aux sinistrés sont choquantes."

Le père de la victime, Noureddine Bensmaïl, admirablement digne, avait été salué comme un héros national après avoir appelé au calme et à la fraternité entre Algériens.

"Son geste, qui est à inscrire au panthéon mondial des actes fondateurs de la noblesse humaine, de la tolérance, de la droiture, peu d'hommes ont été ou seront capables de le produire", avait loué le journaliste et écrivain Mohamed Badaoui sur son compte Facebook.

Des extraits des vidéos diffusées par les accusés sur les réseaux sociaux, montrant des détails du crime, ont été projetés lors du procès qui s'était ouvert mardi. Ces vidéos montrent le lynchage de Djamel Bensmaïl, brûlé vif et dépouillé de ses objets personnels, notamment son téléphone portable.

Le procureur de la CPI veut engager des poursuites contre le fugitif ougandais Joseph Kony

Joseph Kony. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré jeudi avoir demandé aux juges de confirmer les charges retenues contre le fondateur de la brutale rébellion ougandaise

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré jeudi avoir demandé aux juges de confirmer les charges retenues contre le fondateur de la brutale rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony, en cavale depuis plus de 17 ans.

"Cela fait plus de 17 ans que M. Kony cherche à se soustraire à la justice de cette Cour", a déclaré dans un communiqué le procureur de la CPI, Karim Khan, ajoutant que c'était la première fois que son bureau demandait une audience de confirmation des charges en l'absence d'un suspect.

Un mandat d'arrêt a été délivré en 2005 contre Joseph Kony, fondateur et chef de l’Armée de résistance du Seigneur, accusé de 33 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, parmi lesquels le meurtre, les traitements cruels, la réduction en esclavage, le viol et les attaques dirigées contre une population civile.

"J'estime qu'il est à présent opportun et nécessaire de faire avancer la procédure intentée à son encontre dans la mesure où le permettent les dispositions du Statut de Rome", texte fondateur de la CPI, a affirmé M. Khan.

"En parallèle, mon bureau intensifiera ses efforts pour obtenir l'arrestation de M. Kony, qui demeure par ailleurs le suspect en fuite le plus longuement recherché par la CPI", a-t-il ajouté. "La confirmation des charges en l'absence de M. Kony et son arrestation ouvriraient la voie à l'organisation de son procès dans les meilleurs délais", a-t-il souligné.

Fondée en Ouganda dans les années 1980 par l'ex-enfant de choeur Joseph Kony en vue d'établir un régime fondé sur les Dix Commandements, la LRA a terrorisé pendant 30 ans de larges zones d'Afrique centrale en kidnappant des enfants, mutilant des civils à grande échelle et asservissant des femmes.

Elle est responsable de la mort de plus de 100.000 personnes et de l'enlèvement de 60.000 enfants, garçonnets transformés en soldats et fillettes en esclaves sexuelles.

Chassée d'Ouganda, elle s'est éparpillée dans les forêts de République démocratique du Congo, de Centrafrique, du Soudan du Sud et du Soudan et, traquée, ses quelques centaines de membres restants semblent tout juste survivre.

La CPI ne peut pas juger un suspect en son absence mais elle peut tenir une audience de confirmation des charges en son absence, selon M. Khan.

Criminalité en forte hausse en Afrique du Sud

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