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Mali

Une dizaine de morts dans un naufrage dans le centre du Mali

Une pirogue sur le fleuve Niger à Segou au Mali le 15 janvier 2013.

Une pirogue chargée de marchandises en partance pour une foire hebdomadaire à Markala, dans le centre du Mali, a chaviré dimanche, faisant une dizaine de morts, a-t-on appris lundi auprès du gouvernement et de responsables locaux.

La localité de Markala, au nord-est de la ville de Ségou, capitale de région, sur le fleuve Niger, accueille chaque dimanche une foire où convergent les habitants des villages voisins pour vendre leurs produits.

Dimanche matin, "une pirogue de forains a chaviré à Sarakala, à 5 km de Markala", a indiqué dans un communiqué le ministère des Transports, faisant état de "la mort de 9 personnes et (de) dégâts matériels", ainsi que de six rescapés.

"La surcharge est la cause de ce naufrage", a affirmé le ministère, rappelant la nécessité d'observer les consignes de sécurité.

"Nous avons pu retrouver facilement neuf corps, dont six femmes et trois hommes, et des dégâts matériels ont été enregistrés. Parmi le reste des quatre corps introuvables figure un enfant de 6 mois", a affirmé à l'AFP Amadou Diarra, un notable de Markala.

"Leur engin fluvial était chargé", a souligné Abdoulaye Saye, conseiller communal, attribuant l'ampleur de l'accident à "l'affolement des passagers". "Il y avait trop de marchandises" que les occupants de la pirogue comptaient vendre à la foire, a-t-il expliqué.

En octobre, pendant la saison des pluies, le naufrage de deux pirogues sur le fleuve Niger dans la région de Tombouctou (nord-ouest) avait fait 26 morts.

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Une trentaine de civils tués lors d’une attaque simultanée sur 4 villages maliens

Les habitants de Zibane-Koira Zéno, un village de la région de Tillabéri (ouest du Niger, près du Mali), se réunissent le 12 mai 2020, après une attaque d'hommes armés le 8 mai 2020. (Photo by BOUREIMA HAMA / AFP)

Mercredi des assaillants armés non identifiés ont attaqué quatre villages Dogon dans la commune de Bankass, dans la région de Mopti, au centre du Mali.

Selon des témoins, au moins 32 personnes ont été tuées, dont des femmes et des enfants. L’on déplore également d'importants dégâts matériels.

"Les assaillants sont arrivés de Baye, à la frontière entre le Mali et le Burkina Fasso, à 16 heures. Ils étaient à bord de pick-ups, de tricycles et plusieurs motos”, selon Allaye Guindo, maire de la commune de Bankass.

Selon le maire, les attaques ont eu lieu simultanément dans 4 villages : Gouari, Djimdo, Panga Dougpou, Dialakanda. Les Dozos (chasseurs) de dogons qui ont tenté de défendre les villageois ont subi de lourdes pertes.

L'armée malienne, qui a un campement à 20 km du village de Gouari, y est arrivée vers 22 heures, après l'arrêt des combats.

Des vidéos du fils du président malien IBK créent la controverse

Karim Keïta, fils du président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Le fils du président malien s'est défendu jeudi de s'amuser aux frais de ses compatriotes après la diffusion de vidéos privées publiées dans un climat de vive contestation contre le pouvoir et le montrant prenant du bon temps en dehors du pays à une date non précisée.

"Des esprits mal intentionnés veulent me mêler à une cérémonie privée organisée à l’étranger par des amis où je n’ai fait qu’une très brève apparition et dont je n’étais chargé ni du menu ni de la liste des invités", écrit Karim Keïta, fils d'Ibrahim Boubacar Keïta, et lui-même réputé comme un puissant personnage au Mali.

"Ce déplacement à titre privé n’a évidemment pas coûté le moindre centime au contribuable", dit-il. "Mon engagement pour le Mali et le peuple malien demeure entier", assure M. Keïta, président de la commission de la Défense du parlement.

Des vidéos circulant largement sur les réseaux sociaux le montrent visiblement de très bonne humeur au milieu d'une fête joyeuse ou sur un yacht de luxe en compagnie d'amis consommant des boissons. Les vidéos ne permettent guère de dire quand et où elles ont été filmées. On ignore qui les a diffusées.

Un proche de M. Keïta a indiqué sous le couvert de l'anonymat que celui-ci se réservait de porter plainte parce que d'autres images également diffusées jeudi étaient fausses.

Ces vidéos se sont retrouvées sur les réseaux sociaux alors que le pouvoir malien fait face à une contestation qui préoccupe les alliés du Mali, inquiets de son potentiel déstabilisateur dans un pays combattant le jihadisme et confronté à une série de graves défis.

Karim Keïta a été l'une des cibles de la protestation lors de deux manifestations au cours desquelles des dizaines de milliers de Maliens ont réclamé la démission de son père en juin.

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