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Les Tchadiens décrient une distribution d’électricité jugée inéquitable


Des citernes remplies à la rafinerie de Djarmaya pour ravitailler la ville de N'Djamena, Tchad, le 8 octobre 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Le taux d’accès  à l’électricité est de 11% en milieu urbain et seulement 2% en milieu rural au Tchad.

Le service qu’offre la SNE, la société nationale d’électricité, ne couvre pas l'ensemble du territoire tchadien. A N’Djamena, la distribution n’est pas régulière et dans certains quartiers, c’est tard la nuit que le courant arrive, souvent à minuit... pour être coupé au petit matin.

La situation pénalise les petites et moyennes entreprises. Gabssing Deubalbet, gérant d’une agence de communication, déplore les pertes qu'il essuie à cause du manque d'électricité.

"Nous souffrons énormément dans le carré entier. De fois à l’ombre même il fait plus de 30°C et là, les machines ne supportent pas cette chaleur", a-t-il indiqué.

Les conséquences de ces délestages sans préavis se font également ressentir sur les officines pharmaceutiques, affirme à VOA Afrique. Dr Masna Raksala, président de l’Ordre national des pharmaciens du Tchad. Les médicaments ont besoin d’une conservation spéciale et donc il faut de l’énergie pour les conserver, a déclaré Dr Masna Raksala.

"Pour pallier ce problème, les officines pharmaceutiques ont recours aux groupes électrogènes mais leur charge augmente les dépenses et même les coupures et les retours brusques de la SNE causent énormément des dommages sur les matériels de gestion", a-t-il observé.

Ces pannes s'expliquent par la vétusté des matériels et des pannes chroniques, soutient le directeur général de la SNE Mahamat Adoum Ismaél. Pour lui, l’état délétère dans lequel se trouve l’entreprise découle principalement de ses finances déficitaires qui elles-mêmes sont les conséquences de non-paiement des factures par les clients de la SNE.

Un tiers des personnes s’alimentent de façon illégale et les fraudes sont organisées et se généralisent, précise-t-il.

Mais cet avis n’est pas partagé par tous.

Dingamnayal Nely Vernis, le président du Collectif tchadien contre la vie chère, estime que pour résoudre le problème d’énergie au Tchad, il faut seulement arrêter de détourner le carburant.

Selon un rapport de la Banque mondiale sur le progrès énergétique publié en mai 2019, le taux d’accès à l’électricité est de 11% en milieu urbain et seulement 2% en milieu rural au Tchad.

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