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Une association pour les enfants sans Noël

Noël se prépare à "Empire des enfants", à Dakar, le 24 décembre 2018. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, les enfants de la rue fêtent Noël grâce à l'association "Empire des enfants" qui mène une action en leur faveur. Créée en 2003, l'association dispose d'un refuge pour enfants et chaque année, ses membres offrent une joyeuse fête aux pensionnaires.

L'association "Empire des enfants" accueille et prend en charge plus de 250 enfants. Ces enfants vulnérables et sans famille qui fêtent noël grâce à la solidarité des donateurs font part de leurs vœux

Bocar Sita Ba a 13 ans. Il est pensionnaire de l'empire des enfants depuis 2015.

"A l'empire des enfants, on nous aide et on prend soin de nous. Il y a des éducateurs et des animateurs qui nous encadrent. On fait du théâtre le lundi, du cirque le mardi, du taekwondo le mercredi et le vendredi, du basket. Le jeudi et le weekend c'est pour les loisirs", explique le jeune garçon.

"Pour Noël, on aimerait avoir une belle fête et beaucoup de beaux cadeaux. Moi personnellement, comme je vais à l'école, je voudrais des livres pour pouvoir lire le soir et renforcer mes capacités", ajoute-t-il.

Les enfants font du Taekwondo à "Empire des enfants", à Dakar, le 24 décembre 2018. (VOA/Seydina Aba Gueye)
Les enfants font du Taekwondo à "Empire des enfants", à Dakar, le 24 décembre 2018. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Ibrahima Diallo a 12 ans: "J'aime le sport, le football et pour Noël, j'aimerais avoir un maillot et un ballon parce que je veux devenir un grand footballeur comme Sergio Ramos".

Mouhamed Diaw: "Je vis paisiblement à "Empire des enfants"​ depuis 1an. Pour Noël, je voudrais qu'on décore et comme cadeau je voudrais un ballon car je veux devenir footballeur comme Neymar, mon idole".

Omar Adama Diamanka, né en Guinée Bissau, pensionnaire de l’"Empire des enfants" depuis 2010: "Le plus grand cadeau qu’on aimerait -je m’exprime au nom de tous les enfants- c’est qu’un jour il n'y ait plus d’enfants dans la rue. Pour Noel également on aura des cadeaux, ce qui signifie que les enfants n’habitent pas dans la rue. Comme me le disait ma grand-mère: ‘’la rue ne fait pas d’enfant. Personne n’est né dans la rue’’."

Pour satisfaire les vœux de ces enfants, les bénévoles du centre travaillent sans relâche afin que la fête de Noël au refuge soit joyeuse.

Pour Mouhamed Fall, éducateur spécialisé à "Empire des enfants" depuis mars 2015, "la date de Noël est prise très au sérieux par la directrice".

"Elle utilise tous ses contacts pour mobiliser et permettre aux enfants de célébrer la fête comme elle se doit. C’est vraiment un grand événement que nous organisons à "Empire des enfants"​ pour inviter tous les enfants de tout bord partout où ils se trouvent, que ce soit des pensionnaires ou des non-pensionnaires. Il nous arrive de distribuer plus de 1000 cadeaux aux enfants", précise M. Fall.

"Babacar Diouf est artiste plasticien de formation et je suis animateur à "Empire des enfants". Pour lui, l'association est "une famille". "Ils ont des tontons qui sont là. C’est les encadreurs et voilà on fait le maximum pour que l’enfant puisse se sentir comme dans sa propre famille; c’est-à-dire, la cuisine, c’est les mamans. C’est tata Fatima de l’alphabétisation qui s'en charge; moi comme nounou, maitre art taekwondo et atelier de récupération".

Les activités sont étudiées pour que l'enfant se sente dans sa propre famille. Les encadreurs, les grand frères, s’occupent des élèves et assurent les activités. Ils ont installé les grillons et ont mis les sapins aux couleurs de Noël.

Kader Diop est animateur bénévole à l’"Empire des enfants": "C’est avec joie qu’on le fait. C’est une demande des enfants. Ils voulaient de sapins. On en a eu trois et on a décoré. C’est tout ce qui est important pour les enfants. Voilà, ils sont content et ils veulent que moi, avec mon gros ventre -ils m’appellent Kaderlacké- je sois le père noël."

"Empire des enfants", c'est l'engagement sans faille d'une équipe d'hommes et de femmes, qui depuis près de 15 ans sont déterminés à réduire le nombre d'enfants dans les rues de Dakar, du Sénégal et de l'Afrique.

Pour Noël, ils assurent la fête et les cadeaux pour les enfants vulnérables du centre et des quartiers de la capitale sénégalaise.

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Coronavirus: la communication gouvernementale ne convainc pas les Sénégalais

Des jeunes jouent au football malgré les restrictions en vigueur, à Dakar, le 27 mai 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

L'assouplissement des mesures combiné aux diverses polémiques autour de la fiabilité des tests de l'institut Pasteur poussent de plus en plus de Sénégalais à négliger les mesures de prévention, notamment les gestes barrières.

Des familles qui réfutent des tests post-mortem, des médecins qui auraient été testés positifs puis négatifs suite à la contestation des résultats, autant de polémiques qui accentuent les doutes déjà présents chez une partie de la population qui ne croyait que partiellement à l'existence de la maladie Covid-19.

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Malgré les éclairages de l'institut Pasteur, certains ne sont toujours pas convaincus. C'est le cas de Fara Ndiaye, diplômé de l'université de Dakar qui ne comprend pas pourquoi les autorités "annoncent des décès et parmi ces décès leurs familles disent qu'ils ne sont pas morts à cause du coronavirus".

Il s'interroge: "Est-ce qu’il y a vraiment cette maladie dans ce pays, est-ce que ce n’est pas un lobby, est-ce que c’est pas un deal entre le gouvernement et les étrangers? Est-ce qu'ils ne se basent pas sur ce virus pour essayer de faire annuler la dette?".

Beaucoup de questions auxquelles il ne peut apporter des réponses.


Pour Boubacar Kouyaté, l'existence du virus ne fait pas de doute car c'est une pandémie qui secoue le monde entier. Cependant, le jeune homme explique que les gens ne sont plus prêts à changer leur mode de vie car il y a une certaine lassitude autour des gestes barrières. "Il y a certaines choses que nous ne pouvons pas arrêter parce que ça fait partie de nos valeurs comme les rassemblements et les salutations", confesse-t-il.

Boubacar confie que les jeunes comme lui n'en peuvent plus de porter les masques, de rester à la maison. "On sait que la maladie existe et ça tue, mais en ce moment-là on en a marre", peste-t-il.

L'État a failli dans sa gestion de la crise en procédant à l'assouplissement des mesures. C'est l'avis du sociologue Momar Fall, qui estime que la réaction de certains Sénégalais est assez logique.

"En vérité, l'État ne devait pas d'un coup venir vers cet assouplissement. Cela a été un reflet ou un signal qui pouvait s'analyser comme si la maladie avait commencé à disparaître et que l'État ne voulait pas le dire", analyse le sociologue.

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Avec cette situation, le Sénégalais lambda se dit qu'il n'y a "plus de problèmes et c'est ce qui est normal, c'est l'analyse qui sied", d'après Momar Fall.

Le sociologue, pour qui la maladie ne fait aucun doute, pense cependant que "pour le commun des Sénégalais, il va se dire que la maladie est entrain de partir". "C'est une mauvaise politique de communication", conclut-il.

Le sociologue estime également que l'État doit davantage marquer la présence d'autres instituts afin de rassurer les Sénégalais sur la véracité des tests effectués.

Il est aussi attendu un réajustement de la communication des autorités sanitaires et gouvernementales pour que les populations soient plus impliquées et conscientes du danger.

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