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Le Sénégal recueille plus de 12 milliards d'euros pour son développement

Des touristes sur la plage en Casamance, au sud du Sénégal, le 17 mai 2008.

Le Sénégal a annoncé avoir obtenu lundi à Paris auprès de ses partenaires internationaux des engagements financiers de 14 milliards de dollars (plus de 12 milliards d'euros) pour financer la deuxième phase de son plan de développement visant à le transformer en pays émergent d'ici 2035.

Ces quelque 7.300 milliards de francs CFA, annoncés lors de la première journée d'une réunion de deux jours dans la capitale française, doivent financer la deuxième phase (2019-2023) du Plan Sénégal Emergent (PSE).

Alors que le Sénégal avait évalué à 2.850 milliards de FCFA (4,35 milliards d'euros) les besoins de la deuxième phase du PSE, "les engagements de financement (des bailleurs) s'élèvent à 14 milliards de dollars, soit plus de 7.356 milliards de FCFA", a indiqué dans un communiqué le ministère sénégalais de l'Economie.

Les secteurs prioritaires inscrits dans la deuxième phase du PSE seront notamment l'agriculture, l'agro-industrie, les infrastructures, l'énergie, l'économie numérique, le tourisme et la finance.

"Je suis fier de notre pays, à qui la communauté internationale a renouvelé sa confiance. La présence massive et les interventions des partenaires au Groupe consultatif confortent notre pays dans son option d'une croissance soutenue pour l'émergence et une prospérité partagée", a tweeté le président Sall, qui briguera un second mandat lors de la présidentielle du 24 février.

D'autres conventions ont été signées en marge de la cérémonie du "Groupe consultatif de Paris", à laquelle ont pris part le président sénégalais Macky Sall et plusieurs membres de son gouvernement.

L'apport de chaque bailleur n'a pas été détaillé, mais la contribution de la France va s'élever à 1,5 milliard d'euros, selon le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

L'ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a souligné sur Twitter que les 14 milliards de dollars annoncés représentaient "plus du double" des sommes promises en 2014 et que la contribution de la France avait "triplé".

La Banque mondiale a quant à elle annoncé un financement de 3,5 milliards de dollars, selon l'Agence de presse sénégalaise APS (publique).

La première phase, lancée en 2014, a vu le Sénégal moderniser ses infrastructures, avec notamment l'achèvement fin 2017 d'un nouvel aéroport international et l'ouverture d'une nouvelle autoroute de 115 km, alors qu'une ligne de Train express régional (TER) devrait relier dès l'an prochain Dakar à sa banlieue et que la ville nouvelle de Diamnadio poursuit son développement à 32 km de la capitale.

Le Sénégal a enregistré une croissance de 7,2% en 2017 (6% en moyenne depuis 2015), selon les chiffres du gouvernement, mais de nombreux services de base, dans le secteur de la santé ou de l'éducation notamment, restent déficients et font l'objet de grèves ou de manifestations.

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Les Sénégalais redoutent une seconde vague du coronavirus

Le port systématique du masque n’est plus respecté à Dakar, le 1er décembre 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Insupportable pour le pays et pour l’économie, c’est en ces termes que le président Macky Sall a décrit l’éventualité d’une seconde vague de Covid-19. Avec la hausse des contaminations, le pays se rapproche de ce scénario.

Le retour en force des cas communautaires inquiète les autorités et le président Macky Sall est monté au créneau pour insister sur le respect strict des mesures barrières que sont la distanciation physique, le port correct du masque et le lavage régulier des mains.

Un message entendu par les Sénégalais qui se défendent d’être à l’origine de ces manquements. Pour Samba Ndiaye, le relâchement vient des autorités puisqu’elles ont levé le pied dans le cadre de la prévention.

"L’État avait défini des mesures de prévention et il y avait une énorme pression avec des contrôles systématiques sur les citoyens pour le respect des mesures barrières. Mais au fur et à mesure que les cas positifs baissaient, la rigueur également était en baisse et finalement les Sénégalais ont suivi cette lancée", explique-t-il.

Une deuxième vague n’est pas souhaitable mais cela semble se préciser vu la remontée rapide des cas communautaires mais aussi la dynamique dans les pays occidentaux.

Seydina Aliou Boly, spécialiste en préparation et réponse aux catastrophes, estime que le Sénégal est encore susceptible de connaître une deuxième vague et pour y échapper, il en appelle à plus de vigilance et de rigueur.

"En matière de pandémie, tant qu’il y a un seul cas qui reste dans un pays, dans une communauté, dans une société il faut rester extrêmement prudent et considérer que ce n’est pas fini", analyse-t-il.

"Nous devons rester extrêmement vigilants parce que nul ne sait quelle sera la dynamique mais surtout la virulence, parce que le virus peut muter donc il faut faire très attention", ajoute-t-il.

En attendant une éventuelle deuxième vague, des spécialistes comme Seydina Aliou Boly estiment que le Sénégal et l’Afrique devraient aussi se donner les moyens d’être des acteurs clés dans la conception de solutions médicales durables contre la maladie Covid-19.

De son côté, le président Macky Sall dit travailler en parfaite harmonie avec les partenaires, notamment ceux du G20, pour un accès universel au vaccin.

Macky Sall craint l’éventualité d’une seconde vague de Covid-19
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A Dakar, un étudiant pas comme les autres

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"Trafic d’êtres humains": Serigne Modou Kara Mbacke dément les accusations

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Décès du footballeur sénégalais Papa Bouba Diop à l'âge de 42 ans

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Arrestations de 43 fidèles d'un chef religieux sénégalais pour "trafic d'êtres humains"

La police a déployé un dispositif sécuritaire impressionnant au centre-ville de Dakar, empêchant ainsi une marche appelée par l'ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, à Dakar, Sénégal, 25 juillet 2017. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La gendarmerie sénégalaise a annoncé l'arrestation de 43 personnes pour notamment "traite d'êtres humains" dans des centres d'éducation créés par un influent chef religieux dans la région de Dakar où des individus étaient "victimes de séquestration et de maltraitances", des affirmations démenties lundi par l'entourage du chef religieux.

Ces arrestations ont eu lieu lors d'opérations menées du 26 au 28 novembre par la gendarmerie dans ces centres tenus par des disciples de Serigne Modou Kara Mbacké, selon la gendarmerie qui les a rendues publiques dans un communiqué dimanche soir.

Serigne Modou Kara Mbacké est un chef religieux membre de l'influente confrérie musulmane des mourides et dirigeant d'un parti politique. Il a mis en place à travers le pays des "centres de redressement" ciblant notamment des jeunes en perdition.

Les enquêtes de la gendarmerie ont permis de démanteler "un réseau de vol de scooters, de trafic de chanvre indien et de traite d'êtres humains" dans ces centres.

Plus de 370 pensionnaires de ces centres de rééducation, dans plusieurs quartiers de Dakar et de sa banlieue, ont été libérés.

Ils vivaient "dans des conditions sanitaires déplorables. Souffrant visiblement de maladies et de malnutrition sévère, les stigmates des sévices corporels sont visibles sur les corps des victimes, dont certains semblent avoir perdu la raison", a poursuivi la gendarmerie.

"Les témoignages des victimes font état de plusieurs décès durant ces deux dernières années, dont le dernier remonte à trois jours. L'enquête se poursuit sous la direction du Procureur de la République, précisément pour les faits d'association de malfaiteurs, vol en réunion en temps de nuit, trafic de drogue, traite de personnes et complicité", selon le communiqué.

Le service de communication de Serigne Modou Kara Mbacké a démenti ces accusations.

"La gendarmerie n'a trouvé de la drogue dans aucun des centres de redressement" qui accueillent plutôt "des victimes de la drogue, des jeunes repris de justice et des déficients mentaux", dans un communiqué lundi.

En raison des "résultats satisfaisants" dans ces centres, le nombre de pensionnaires a augmenté et causé une "promiscuité du cadre de vie" due au "manque de moyens", s'est justifié le service de communication de Serigne Modou Kara Mbacké.

Il appelle l'Etat, au lieu de les "sanctionner", à accompagner ces structures qui "ont réussi là où des structures officielles n'ont pas de solutions malgré leur budget à coup de milliards".

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