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États-Unis

Un tireur fait 11 morts dans une station balnéaire en Virginie

Des véhicules de secours interviennent suite à la fusillade au centre municipal de Virginia Beach à Virginia Beach en Virginie le 31 mai 2019.

Un employé des services municipaux d'une station balnéaire de la côte est américaine a ouvert le feu vendredi dans un bâtiment de la ville, faisant 11 morts avant d'être lui-même abattu par la police.

Cette énième tragédie, dans un pays marqué par la violence des armes à feu, s'est produite à Virginia Beach, une ville de 450.000 habitants située à environ 300 kilomètres au sud de la capitale fédérale, Washington.

"Nous avons 11 victimes décédées sur les lieux, six victimes supplémentaires transportées vers les hôpitaux" de la région, a déclaré James Cervera, le chef de la police de Virginia Beach. Le tireur était un employé municipal, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse.

Le responsable policier n'a pas été en mesure d'indiquer l'état des personnes blessées mais a précisé qu'un policier avait été touché et "sauvé" par son gilet pare-balles.

Il était peu après 16H00 vendredi (20H00 GMT) quand le suspect, "un employé de longue date", est entré dans le bâtiment et a commencé "immédiatement à tirer à l'aveugle sur toutes les victimes", a raconté M. Cervera.

La police est ensuite intervenue. "Le suspect a tiré sur un policier. Les policiers ont ouvert le feu en retour. Le suspect est décédé", a précisé le chef de la police de Virginia Beach.

- "Une éternité" -

Megan Blanton, 30 ans, était dans le bâtiment quand le tireur a ouvert le feu.

"Cela m'a semblé une éternité", a-t-elle témoigné au journal local The Virginian-Pilot.

Arthur Felton est parvenu à évacuer l'immeuble après le début de la fusillade.

"Je n'aurais jamais pensé que ça arrive dans mon bâtiment", a confié cet employé de la ville, cité également par le quotidien. "Les gens qui ont été touchés... je suis sûr que je connais la plupart d'entre eux", a-t-il précisé.

"C'est simplement un jour atroce (...) Nos pensées vont aux victimes et les familles", a indiqué aux journalistes le gouverneur de l'Etat de Virginie, Ralph Northam, en annonçant se rendre sur place.

"Je suis effondré", a réagi sur Twitter le sénateur démocrate de Virginie Tim Kaine. "Mon coeur est avec tous ceux qui ont perdu un être cher", a poursuivi l'ancien colistier d'Hillary Clinton à la présidentielle 2016.

Les Etats-Unis sont régulièrement endeuillés par des fusillades de ce type.

Le 20 avril dernier, le pays a commémoré le vingtième anniversaire de la tuerie du lycée Columbine, dans le Colorado, où deux lycéens avaient ouvert le feu et tué douze de leurs camarades et un professeur.

Aux Etats-Unis, pays où le droit de détenir une arme est garanti par le deuxième amendement à la Constitution, il y a eu 150 fusillades ayant fait plus de quatre victimes -blessées ou décédées- depuis le début de l'année 2019, selon Gun Violence Archive, une ONG spécialisée dans l'analyse des violences par armes à feu.

- Siège de la NRA -

La question des violences armées prend une dimension particulière en Virginie, car c'est dans cet Etat que siège la National Rifle Association (NRA), le premier lobby des armes aux Etats-Unis.

Cet Etat traditionnellement conservateur, mais qui se colore démocrate à mesure qu'il s'urbanise et se diversifie, a été le théâtre en 2007 d'une fusillade particulièrement meurtrière: un étudiant instable mentalement avait abattu 32 personnes sur le campus de l'université Virginia Tech.

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Rose McGowan fustige la "comédie" féministe de Natalie Portman aux Oscars

Rose McGowan (D) et Asia Argento lors d'une manifestation pour marquer la Journée internationale de la femme à Rome, le 8 mars 2018.

L'actrice américaine Rose McGowan a vivement critiqué sur Facebook la "comédie" féministe jouée selon elle par Natalie Portman lors de la cérémonie des Oscars le 9 février.

Sur le tapis rouge, Natalie Portman était revêtue d'une cape noire sur laquelle elle avait fait inscrire les noms de plusieurs réalisatrices qui avaient selon elle été injustement écartées de la sélection 2020, où aucune femme ne figurait. Brodés en lettres dorées, se trouvaient les noms de Lorene Scafaria ("Queens"), Lulu Wang ("L'Adieu"), Greta Gerwig ("Les Filles du Docteur March"), Mati Diop ("Atlantique"), Melina Matsoukas ("Queen & Slim") et Céline Sciamma ("Portrait de la jeune fille en feu"). "Je voulais souligner de manière subtile les femmes qui n'ont pas été reconnues pour leur travail incroyable cette année", avait justifié Mme Portman.

Rose McGowan n'a de son côté pas choisi la subtilité dans le message publié sur sa page Facebook pour fustiger "ce genre de protestation célébrée par les grands médias pour son courage".

"Courageux? Non, loin s'en faut. Plutôt une actrice qui joue la comédie et se fait passer pour quelqu'un d'engagé. Comme tant d'autres", poursuit Rose McGowan, qui juge "insultant pour tous ceux d'entre nous qui agissons vraiment le genre de militantisme de Portman".

Et elle interpelle directement sa collègue: "Natalie, tu as travaillé avec deux réalisatrices au cours de ta très longue carrière. L'une d'entre elles, c'était toi. Tu as une société de production qui a employé précisément une réalisatrice, toi". Rose McGowan exhorte ensuite Natalie Portman et les autres actrices de "l'élite" à "changer le monde" au lieu de "faire semblant" d'être du côté des autres femmes.

Natalie Portman, lauréate de l'Oscar de la meilleure actrice en 2011 pour son rôle dans "Black Swan", a répondu plus sobrement, reconnaissant dans un communiqué qu'elle ne méritait pas d'être qualifiée de "courageuse", un terme qu'elle préfère réserver aux victimes qui ont récemment témoigné à New York au procès d'Harvey Weinstein.

Elle reconnaît également ne pas avoir travaillé avec autant de réalisatrices qu'elle aurait voulu. "J'ai eu quelques expériences où j'ai aidé des réalisatrices à être engagées sur des projets qu'elles ont ensuite été forcées d'abandonner en raison des conditions de travail qu'elles subissaient", affirme l'actrice. "Je veux dire que j'ai essayé et que je continuerai", ajoute-t-elle.

Troupes américaines en Afrique: Pompeo promet une démarche collective

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo et le président sénégalais Macky Sall au palais présidentiel de Dakar, Sénégal, le 16 février 2020. Andrew Caballero-Reynolds / Pool via REUTERS

En visite de travail au Sénégal, le Secrétaire d'État Mike Pompeo s'est entretenu avec le Président Macky Sall, il a également présidé la signature de plusieurs accords de coopération avant d'animer un point de presse avec son homologue sénégalais. Lors de ce face-à-face avec les journalistes, les deux diplomates ont parlé du cadre global et l'importance des relations entre le Sénégal et les États-Unis.

Pour sa première visite en Afrique Subsaharienne, le Secrétaire d'État Mike Pompeo a choisi de commencer par le Sénégal. Un choix naturel et cohérent selon lui car le Sénégal est "une démocratie dynamique, un pays culturellement et historiquement riche".

Mike Pompeo d'ajouter que les États-Unis "sont fiers de compter le Sénégal parmi ses plus proches partenaires" sur le continent. Il affirme également que la venue des compagnies américaines au Sénégal est un autre signe d'amitié.

Le secrétaire d'État dit avoir transmis ses "félicitations" au président Macky Sall et au ministre des affaires étrangères pour les "nouvelles découvertes de réserves énergétiques". Mike Pompe a aussi assuré que les compagnies américaines comme Kosmos Energy et Halliburton sont au Sénégal pour "aider à développer ces ressources pour qu’elles profitent aux populations sénégalaises et non des intérêts étrangers".

Après trois ans d'administration Trump, M. Pompeo est le plus haut responsable américain à effectuer une tournée en Afrique subsaharienne. Après le Sénégal où il est arrivé samedi après-midi, il partait dimanche pour l'Angola, avant l'Ethiopie jusqu'à mercredi, d'où il se rendra en Arabie saoudite.

M. Pompeo entame sa première visite en Afrique subsaharienne dans les fonctions de secrétaire d'Etat au moment où les Etats-Unis veulent réduire les opérations antijihadistes dans le monde pour concentrer leurs forces sur ce qu'ils considèrent comme les menaces russe et chinoise pour leur suprématie militaire.

L'Afrique, où l'armée américaine est présente avec quelque 6.000 soldats, notamment au Sahel, en Somalie et à Djibouti, est considérée comme pouvant être la première concernée par la redistribution des forces.

Epargné par les violences au Sahel voisin, le Sénégal est communément salué comme une zone de stabilité et un partenaire solide dans la lutte contre l'extrémisme. Il suit avec la plus grande attention la réflexion américaine.

Le chef de la diplomatie sénégalaise a affirmé l'importance que "l'Afrique puisse monter en première ligne". Mais il a relevé l'absence de moyens militaires et financiers africains, et rappelé la proposition du président Macky Sall de financer l'effort, en accord avec la communauté internationale, en y affectant 1% du déficit budgétaire des pays africains.

L'Afrique "a besoin des Etats-Unis d'Amérique", a-t-il dit.

Opportunités économiques

"Nous ferons ce qu'il faut, nous ferons ce qu'il faut collectivement, j'en suis convaincu", a répondu M. Pompeo en évoquant les partenaires sénégalais, africains, français et européens des Etats-Unis.

Quand l'examen du niveau des forces en cours au Pentagone sera achevé, "nous en discuterons, non seulement avec le Sénégal, mais tous les pays de la région, nous discuterons des raisons de ce que nous faisons, de la manière dont nous le faisons, et nous parviendrons à un résultat qui marche pour tout le monde", a-t-il dit.

Le Pentagone a annoncé mercredi un premier ajustement de ses forces en Afrique avec le remplacement d'une unité de combat par des instructeurs.

M. Pompeo est arrivé en Afrique quelques jours après le durcissement par le président Donald Trump des conditions d'entrée aux Etats-Unis pour les ressortissants de quatre pays africains (dont aucun sur l'itinéraire de M. Pompeo). En 2018, le président Donald Trump avait qualifié de "pays de merde" les Etats africains envoyant des immigrés aux Etats-Unis.

Le département d'Etat a souligné avant la visite de M. Pompeo que les trois pays africains visités étaient des "contributeurs majeurs à la stabilité régionale", à commencer par le Sénégal, qui fournit environ 1.500 hommes à la Mission de l'Onu au Mali.

Cependant, c'est surtout l'engagement économique que Washington comptait mettre en avant, y compris pour contrer la poussée chinoise sur un continent aux forts taux de croissance. Les trois pays sont "particulièrement remarquables" en termes d'opportunités, selon le département d'Etat.

M. Pompeo a résumé l'approche américaine: croissance et sécurité sont "mutuellement bénéfiques".

Il a assisté dimanche matin à la signature de cinq protocoles d'accord, pour la construction d'une autoroute entre Dakar et Saint-Louis (entre l'Américain Bechtel et le Sénégalais Ageroute), dans les domaines de la santé et la production d'électricité (entre l'Américain General Electric et des agences gouvernementales sénégalaises).

USA : Bernie Sanders dénonce les attaques homophobes visant Pete Buttigieg

Pete Buttigieg, ancien maire de South Bend (Indiana), candidat à la présidence des États-Unis, s'adresse à ses partisans lors des primaires au Nashua Community College, le 11 février 2020. (Joseph Prezioso / AFP)

Le sénateur Bernie Sanders a dénoncé vendredi les attaques homophobes "scandaleuses" visant son rival démocrate Pete Buttigieg prononcées par un célèbre animateur de radio proche de Donald Trump.

Figure de la sphère conservatrice américaine, Rush Limbaugh s'est moqué mercredi de l'ancien maire de South Bend (Indiana), "ce type gay de 37 ans qui embrasse son mari sur scène". M. Buttigieg a en fait 38 ans.

Ces propos ont pris un relief particulier car ils sont intervenus quelques jours après un hommage appuyé rendu par Donald Trump à l'animateur.

Lors de son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès réuni au grand complet, le président américain lui a décerné la "médaille de liberté", plus haute décoration civile des Etats-Unis, et l'a remercié pour "des décennies de dévouement à notre pays".

"En tant que candidats, nous avons des désaccords, mais des attaques personnelles comme celles-ci sont inacceptables", a réagi Bernie Sanders.

"Les commentaires homophobes de Rush Limbaugh concernant Pete Buttigieg sont scandaleux et offensants. Ensemble, nous mettrons fin aux divisions et à la haine semées par Donald Trump", a-t-il ajouté.

Interrogé jeudi sur le fait de savoir s'il pensait que les Américains pourraient élire un président homosexuel, le président américain a répondu: "Je pense que oui".

"Je pense que certains ne le feraient pas. Mais je ne ferais pas partie de ce groupe pour être honnête", a-t-il ajouté dans l'émission de radio de Geraldo Rivera.

Pete Buttigieg n'a lui pas directement répondu aux attaques de l'animateur conservateur.

"Je suis fier de mon mariage, je suis fier de mon mari", a-t-il simplement déclaré jeudi soir lors d'une rencontre avec des électeurs à Las Vegas.

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