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Une femme tue au moins trois personnes dans son entreprise puis se suicide aux Etats-Unis

La police a bloqué les routes après la fusillade dans un entrepôt à Aberdeen, dans le Maryland, le 20 septembre 2018.

Au moins trois personnes ont été tuées et trois autres blessées jeudi lors d'une nouvelle fusillade aux Etats-Unis, dans une zone industrielle de l'Etat du Maryland, commise par une jeune femme qui s'est suicidée.

"Nous avons trois blessés, trois morts dont deux sont décédés sur place et l'autre à l'hôpital, et l'auteure des coups de feu est aussi décédée à l'hôpital, c'est une femme agissant seule âgée de 26 ans", a dit le shérif Jeffrey Gahler lors d'une conférence de presse.

Les fusillades, qui endeuillent régulièrement l'Amérique, sont très rarement perpétrées par des femmes. Moins de 5% des tireurs sont des femmes selon une étude du FBI qui portait sur 160 évènements de ce type entre 2000 et 2013.

La dernière en date remonte au 4 avril, quand une militante de la cause végétalienne avait blessé trois personnes en ouvrant le feu au siège de YouTube à San Bruno (Californie) pour se venger de la fermeture par la plateforme de plusieurs de ses chaînes vidéo. Elle s'était ensuite suicidée.

L'auteure des coups de feu, habitant la région de Baltimore, s'est présentée jeudi matin à l'entrepôt où elle travaillait comme intérimaire pour l'enseigne de produits pharmaceutiques Rite Aid, à Aberdeen, une petite ville à une centaine de kilomètres au nord de Washington.

Pour une raison indéterminée, elle a ouvert le feu avec une arme de poing d'abord à l'extérieur puis à l'intérieur du bâtiment, a raconté le shérif Gahler. Elle a ensuite tenté de se suicider en se tirant une balle dans la tête. Grièvement blessée, elle a été transportée dans un hôpital de la région où elle a succombé à ses blessures.

- "N'importe où, n'importe quand" -

L'alerte a été donnée peu après 09H00 (13H00 GMT) après les premiers coups de feu et les forces de police sont rapidement intervenues, appuyées par des employés de l'agence fédérale en charge de réguler les armes et les explosifs. Une école primaire située dans les environs a été placée en situation de confinement, alors que la police demandait aux automobilistes d'éviter la zone.

Selon le shérif Gahler, la jeune femme a utilisé un pistolet Glock, une arme disponible à l'achat légalement dans le Maryland, et plusieurs chargeurs. "Pour l'instant, il n'y a pas de mobile", a-t-il dit, rappelant que les fusillades "peuvent arriver n'importe où, n'importe quand" .

Colleen Hendrickson, qui vit dans le quartier, attendait le bus quand quelqu'un l'a prévenue qu'il y avait eu une fusillade à proximité.

"C'est vraiment très calme d'ordinaire et c'est la (situation) la plus chaotique que j'ai jamais vue" ici a-t-elle confié à une chaîne locale, affiliée à CNN. "Ça fait très peur quand c'est juste ici au pas de votre porte".

Chaque année aux Etats-Unis, plus de 30.000 personnes meurent par armes à feu, dont plus de 10.000 par homicide, selon l'association Everytown for Gun Safety.

Le pays est profondément divisé face à la régulation sur le port d'armes, un droit garanti par le deuxième amendement à la Constitution datant de 1791.

Après la fusillade dans un lycée de Parkland en Floride en février 2018, les élèves de cet établissement avaient lancé un vaste mouvement exigeant des réformes, efforts restés vains pour l'instant au niveau législatif.

Le 1er octobre 2018 marquera par ailleurs le premier anniversaire de la fusillade la plus meurtrière de l'histoire récente du pays à Las Vegas, dans le Nevada. Cinquante-huit personnes avaient été abattues.

Avec AFP

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Destitution: Trump jugé pire que Nixon par les démocrates après des auditions choc

Le président du comité du renseignement de la Chambre des représentants , Adam Schiff , à Capitol Hill, à Washington, États-Unis. 15 novembre 2019. REUTERS / Joshua Roberts / Pool

"Au-delà" du Watergate: l'élu démocrate en charge de l'enquête en destitution contre Donald Trump a conclu jeudi une série d'auditions publiques en assurant que les faits reprochés au locataire de la Maison Blanche étaient "bien plus graves" que ceux commis par l'ancien président Richard Nixon.

Au cours des huit derniers jours, douze témoins entendus au Congrès ont livré de nombreux éléments à charge pour le président américain, sans ébranler - du moins en apparence - les élus républicains.

A l'issue de ce marathon, Adam Schiff a fait monter la pression sur Donald Trump en le comparant au seul président de l'histoire des Etats-Unis à avoir démissionné, en 1974, pour s'éviter une destitution certaine.

"Ce que nous avons ici (...) va bien au-delà de ce que Nixon a fait", a-t-il lancé en référence au scandale d'espionnage politique dit du Watergate.

Quarante-cinq ans plus tard, Donald Trump est à son tour menacé par une enquête en destitution parce qu'il a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, qui pourrait être son adversaire lors de la présidentielle de 2020.

Les démocrates accusent le président républicain d'avoir abusé de sa fonction pour faire pression sur Kiev, notamment en gelant une aide militaire de près de 400 millions de dollars votée par le Congrès.

Donald Trump nie toute pression, assure que son appel était "parfait" et se dit victime d'une "chasse aux sorcières" sans précédent.

Aucun autre témoin n'est programmé à cette heure et il est probable que la Chambre des représentants, aux mains des démocrates, passe rapidement au vote sur une mise en accusation ("impeachment") du président. Il restera ensuite au Sénat, contrôlé par les républicains, de le juger.

Hogan Gidley, porte-parole de la Maison Blanche a appelé jeudi à mettre fin "à ces audiences bidons illégitimes".

Si elles se poursuivent, "le président Trump veut avoir un procès au Sénat, parce que c'est clairement la seule chambre où il peut s'attendre à l'équité et au respect scrupuleux de la loi en vertu de la Constitution", a-t-il précisé.

- "Mal tourné" -

Les témoins qui se sont succédé à la Chambre des représentants n'ont pas été épargnés par l'aigreur des débats.

Vendredi, le président a décoché des flèches contre l'ex-ambassadrice à Kiev Marie Yovanovitch au moment même où elle témoignait. Partout où elle "est passée, les choses ont mal tourné", comme "en Somalie", a-t-il tweeté.

Avec plus ou moins de force ou de prudence, les diplomates, hauts responsables ou conseillers auditionnés ont résisté à ces attaques et dressé par petites touches un tableau accablant pour le président.

Ils ont d'abord décrit comment il avait écarté sans raison Mme Yovanovitch et imposé en mai son avocat personnel Rudy Giuliani aux diplomates en charge du dossier ukrainien.

Cela faisait des mois que l'ancien maire de New York multipliait les contacts à Kiev et les interviews télévisées pour réclamer une enquête sur Joe Biden et les affaires de son fils Hunter en Ukraine.

Une fois M. Giuliani à la manoeuvre, un "donnant-donnant" a été proposé aux Ukrainiens, a déclaré mercredi l'ambassadeur auprès de l'Union européenne Gordon Sondland: si leur président voulait être invité à la Maison Blanche, il devait annoncer publiquement des enquêtes sur "Burisma", le groupe gazier qui a longtemps employé Hunter Biden.

M. Sondland, un riche homme d'affaires et donateur républicain, a ajouté "avoir acquis la conviction" que l'aide militaire avait également servi de levier. Il a toutefois reconnu que le président Trump, avec qui il discutait régulièrement, ne lui en avait "jamais" parlé "directement".

Les républicains se sont emparés de cette déclaration pour dénoncer un dossier "sans preuve matérielle".

- "Fiction russe" -

Entendue en dernier, une conseillère de la Maison Blanche a indirectement critiqué jeudi le président qui, outre Joe Biden, a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur une prétendue ingérence ukrainienne dans l'élection présidentielle de 2016 au profit des démocrates.

"C'est une fiction qui a été créée et propagée par les services de sécurité russes", a souligné Fiona Hill, haute responsable au sein du Conseil de sécurité nationale.

"S'il vous plaît, ne propagez pas pour des raisons politiques des mensonges qui servent clairement les intérêts russes", a-t-elle lancé aux élus, en leur rappelant que les services de renseignement américains avaient conclu que Moscou s'était ingéré dans la campagne de 2016, et non l'Ukraine.

Aucun autre témoin n'est programmé à cette heure et il est probable que la Chambre des représentants, aux mains des démocrates, passe rapidement au vote sur une mise en accusation ("impeachment") du président.

Il restera ensuite au Sénat, contrôlé par les républicains, de le juger. Donald Trump devrait donc échapper à une destitution.

Avec AFP

USA: le Congrès adopte un projet de loi de finances pour éviter un "shutdown"

Le Congrès décoré pour l'investiture de Donald Trump, à Washington DC, le 18 janvier 2017. (VOA/Nastasia Peteuil)

Le Congrès américain a définitivement approuvé jeudi un projet de loi budgétaire temporaire, courant jusqu'au 20 décembre, afin d'éviter la paralysie des administrations américaines, ou "shutdown".

Le président Donald Trump doit encore signer ce texte pour le promulguer avant minuit ce jeudi, heure à laquelle les budgets actuellement alloués arriveront à leur terme.

Malgré des mois de négociations, l'opposition démocrate et les républicains ne sont pas parvenus à s'accorder sur un budget à plus long terme, à cause de différends, notamment sur le financement du mur à la frontière avec le Mexique, grande promesse de campagne de M. Trump pour lutter contre l'immigration clandestine.

Divisés par l'enquête en destitution lancée contre M. Trump par les démocrates à la Chambre des représentants, des élus s'inquiètent de leur capacité à parvenir à un accord budgétaire à long terme d'ici la prochaine date butoir du 20 décembre.

La mesure provisoire a été approuvée jeudi au Sénat, contrôlé par les républicains, par 74 voix en faveur contre 20, soit un soutien suffisant pour surmonter un éventuel veto présidentiel.

Elle avait déjà été adoptée mardi à la Chambre des représentants, à majorité démocrate, par 231 voix contre 192, dont 12 soutiens républicains.

Le budget temporaire inclut une augmentation de salaire de 3,1% pour l'armée américaine, finance le fonctionnement du grand recensement prévu en 2020 ainsi que d'importants programmes dans le secteur de la santé.

Depuis l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, en janvier 2017, les Etats-Unis ont été partiellement paralysés par deux "shutdowns", dont le plus long de l'histoire américaine, lorsque certains budgets avaient été asséchés durant 35 jours entre fin 2018 et début 2019.

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