Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Seychelles

Un Taïwanais libéré par des pirates somaliens raconte avoir mangé des souris

Les otages libérés par les pirates somaliens à Galkayo, Somalie, le 23 octobre 2016.

Des otages qui ont passé près de cinq ans aux mains de pirates somaliens ont dû pour survivre manger des souris, des scorpions et des mille-pattes, a raconté un matelot taïwanais arrivé chez lui mercredi à la presse locale.

Shen Jui-chang fait partie d'un groupe de 26 otages asiatiques libérés samedi. L'équipage du Naham 3 battant pavillon d'Oman avait été capturé en mars 2012 après une attaque au sud des Seychelles.

Il s'agissait de la deuxième captivité la plus longue aux mains de pirates somaliens, juste derrière des pêcheurs thaïlandais relâchés en février 2015 après près de cinq ans de captivité également.

M. Shen, machiniste sur le bateau de pêche capturé, est arrivé mercredi à l'aéroport de Taipei. Il avait retrouvé sa femme et sa fille mardi à Canton, dans le sud de la Chine, où il était arrivé en provenance du Kenya.

Il a expliqué aux journalistes qu'il était dans un "très mauvais état physique". "Chaque journée était éprouvante pour les nerfs, les pirates avaient leurs AK-47 dirigés sur moi 24 heures sur 24".

Les otages venaient aussi du Cambodge, de Chine, d'Indonésie, des Philippines et du Vietnam.

Trois otages étaient morts pendant l'attaque, dont le capitaine taïwanais du bateau. Il a été abattu lorsqu'il a tenté d'attaquer les pirates avec une chaise, a dit M. Shen.

Les otages n'avaient pas grand-chose à manger et étaient parfois privés d'eau, a raconté M. Shen.

Pour survivre, ils attrapaient des souris, des scorpions et des mille-pattes.

Libérés samedi, les otages étaient arrivés dimanche au Kenya après une opération dangereuse pour sortir de la ville somalienne de Galkayo où se déroulent des combats entre les forces rivales des régions autoproclamées semi-autonomes du Puntland et du Galmudug.

Avec AFP

Toutes les actualités

Plus de 10.000 enseignants francophones bientôt formés à Abidjan

Un professeur pose avec sa classe à Soweto, Afrique du sud, le 17 septembre 2015.

Les autorités ivoiriennes ont inauguré la semaine dernière, à Abidjan, le Centre de développement professionnel (CDP) créé par la France, former en cinq ans plus de 10.000 enseignants de 15 pays d'Afrique subsaharienne francophone.

En Afrique subsaharienne francophone, plus de la moitié des élèves débutent le secondaire sans savoir ni lire ni écrire.

"Compte tenu de la très grande proximité de nos systèmes scolaires, il nous a semblé important de créer ce CDP", explique Jean-Christophe Deberre, ancien directeur de la Mission laïque française, à l’initiative de ce projet. Il s'agit selon lui d'une "brique de plus dans la coopération entre la France et les pays d'Afrique francophone".

Le CDP doit former le personnel de l’enseignement public français en Côte d’Ivoire et dans la sous-région, ainsi que ceux de l’enseignement privé. Le lycée international Jean-Mermoz à Abidjan, le plus grand établissement français du pays, abrite ses locaux.

Pendant une semaine, conférences, ateliers, journées portes ouvertes et tables rondes ont rassemblé plusieurs centaines de personnes, venues "s'informer et se former" aux métiers de l’éducation.

Le but est de former "en cinq ans plus de 10.000 enseignants et étudiants pour relever le défi de la qualité de l'enseignement", affirme François Clauzel, directeur du CDP.

"Nous voulons mettre un terme à une vielle méthode qui consistait à réunir des enseignants, leur donner une formation théorique et les renvoyer dans leur classe", dit-il, promettant un suivi tout au long de leur carrière professionnelle.

La ministre ivoirienne de l’Education, Kandia Camara, s'est réjouie de l'installation de ce centre "dans un environnement de plus en plus concurrentiel".

"(...) Ce centre innovant vient à point nommé pour combler des besoins pressants en matière d’ingénierie pédagogique, de formation initiale et de renforcement continu des capacités", a-t-elle souligné lors de la cérémonie inaugurale.

Elèves analphabètes

Le CDP doit permettre de relever le système éducatif des pays africains, de plus en plus critiqué pour la piètre qualité de ses acteurs et sa mauvaise gouvernance.

"Plus de la moitié (55%) des élèves de 15 pays d'Afrique francophones débutent leur scolarité dans le secondaire sans savoir écrire, ni lire", souligne un récent rapport du Programme d'analyse des systèmes éducatifs (PASEC) des ministres de l'Education d'Afrique francophone.

"Ces élèves éprouvent des difficultés d'apprentissage (...) relativement importants dans le déchiffrage de l'écriture et la compréhension des mots", indique ce rapport financé notamment par l’Agence française de développement (AFD).

Une question récurrente en Côte d'Ivoire, essentielle à la fois pour les institutions et pour les parents d'élèves, est la qualité de l'enseignement et donc la qualité de la prestation des enseignants, selon un expert.

"Le facteur qui a le plus d’influence sur la réussite des élèves, c'est l'enseignant. Un bon enseignant, c'est celui qui va faire progresser très vite ses élèves", note Julie Higounet, responsable ingénierie formation à la Mission laïque française qui pilote le projet.

"Je souhaite vivement que ce Centre de développement professionnel nous aide à écrire ensemble de belles pages de l'histoire de notre école (...)", a poursuivi la ministre ivoirienne de l'Education.

Pour Théodore Gnagna Zadi, à la tête d'une plateforme qui regroupe une cinquantaine de syndicats du public et du privé, en majorité d'enseignants, "notre pays a commencé à régresser dans la qualité de l'enseignement: nos camarades ont besoin de cet instrument pour stopper l'hémorragie et relancer le système".

Après la vaccination, les Seychellois attendent les touristes

Après la vaccination, les Seychellois attendent les touristes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:03 0:00

Les Seychelles, premier pays d'Afrique à lancer la vaccination contre le Covid-19

Un agent de santé injecte la première dose du vaccin produit par Sinopharm à l'hôpital des Seychelles à Victoria, le 10 janvier 2021.

Le président des Seychelles et plusieurs dizaines de personnalités se sont fait vacciner dimanche contre le Covid-19, faisant de l'archipel de l'océan Indien le premier pays d'Afrique à lancer sa campagne de vaccination, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le président Wavel Ramkalawan a été le premier à se faire vacciner lors d'une séance à l'hôpital de Victoria retransmise en direct sur les télévisions et radios du pays.

"C'est exactement comme si je recevais n'importe quel vaccin. J'encourage tous les Seychellois à prendre son vaccin pour nous prévenir de cette maladie", a déclaré le chef de l'Etat.

Le vaccin utilisé est le vaccin chinois mis au point par le laboratoire public Sinopharm avec sa filiale China National Biotec Group (CNBG).

Les Seychelles en ont reçu 50.000 doses, offertes par les Émirats arabes unis, qui entretiennent des liens diplomatiques étroits avec les Seychelles.

L'ensemble de la population des Seychelles, soit 95.000 personnes, doit être à terme vaccinée, sur la base du volontariat.

Au total, ce sont environ 80 personnes - Première dame, ministres et leurs épouses, personnalités - qui ont été vaccinées dimanche.

Parmi elles, l'ancien président Danny Faure: "Je suis venu en signe de solidarité: si l'on va tous dans le même sens, on peut vaincre cette maladie."

Le président des Seychelles Wavel Ramkalawan reçoit la première dose du vaccin anti-covid à Victoria, Seychelles, le 10 janvier 2021.
Le président des Seychelles Wavel Ramkalawan reçoit la première dose du vaccin anti-covid à Victoria, Seychelles, le 10 janvier 2021.

Lundi, la campagne de vaccination s'étendra au personnel médical, puis aux personnes qui travaillent dans les secteurs essentiels, ensuite aux personnes de plus de 65 ans et enfin à l'ensemble de la population.

A ce jour, l'archipel a enregistré 508 cas de Covid-19, dont 229 toujours positifs, et un mort. Ces derniers jours, le nombre de nouveaux cas a augmenté, avec notamment 57 nouveaux cas pour la seule journée de samedi.

Le président Ramkalawan a précisé que son pays attendait également 50.000 doses du vaccin d'AstraZeneca/Oxford, un don du gouvernement indien qui devrait arriver aux Seychelles fin janvier.

L'Afrique a été relativement épargnée jusqu'ici par la pandémie: le continent a à ce jour enregistré un peu plus de 3 millions de cas et 72.000 décès selon les données officielles, contre 16 millions de cas et plus de 500.000 décès pour l'Amérique du Sud et les Caraïbes par exemple.

Mais plusieurs pays sur le continent font face à une seconde vague de l'épidémie, à l'image de l'Afrique du Sud, pays le plus touché avec 1,2 millions de cas et plus de 32.000 morts.

Jeudi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que les pays les plus pauvres allaient commencer à recevoir leurs premières doses de vaccins entre la fin janvier et la mi-février dans le cadre du programme international Covax.

Ce programme vise à procurer assez de doses pour vacciner 20 pour cent de la population dans chacun des pays participants d'ici la fin de l'année.

Prestation de serment du nouveau chef de l'Etat seychellois

Le président sortant des Seychelles, Danny Faure (à gauche) et le président seychellois nouvellement élu, Wavel Ramkalawan, après les élections présidentielles et législatives qui viennent de se terminer à Victoria, aux Seychelles, le 25 octobre 2020. (Photo AFP/Rassin VANNIER)

Le nouveau président des Seychelles, Wavel Ramkalawan, le premier chef de l'Etat issu de l'opposition dans l'histoire de ce pays, a officiellement pris ses fonctions lundi à Victoria, la capitale. 

Pasteur anglican de 59 ans, M. Ramkalawan a prêté serment lors d'une cérémonie à la présidence. C’est la première passation de pouvoir de l'histoire des Seychelles entre deux présidents de partis différents.

Le nouveau président Ramkalawan a appelé à l’unité nationale. Il a aussi cité la lutte contre la drogue parmi les priorités de son gouvernement; Il a affirmé également que sous son "administration, personne ne sera au-dessus des lois".

Il devra aussi faire face à une situation économique difficile et au coronavirus qui a fait s'effondrer le tourisme, pilier de l'économie du pays.

M. Ramkalawan a remporté 54,9% des suffrages, battant dès le premier tour le president sortant Danny Faure qui a obtenu 43,5% du scrutin. C’était la sixième candidature de M. Ramkalawan à la présidence.

Son parti, l'Union démocratique seychelloise (LDS), a aussi gagné les législatives, remportant les deux-tiers des sièges à l'Assemblée.

Wavel Ramkalawan, le premier leader de l’opposition élu président depuis 1977

Wavel Ramkalawan, le premier leader de l’opposition élu président depuis 1977
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:10 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG