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Un Spider-Man noir et latino fait son apparition au cinéma

Le retour de Spiderman en 2018 incarné par Shameik Moore, un acteur jamaïcain.

Spider-Man revient, une énième fois, au cinéma. Mais cette année, alors qu' Hollywood tente de diversifier le profil de ses héros, l'homme araignée est noir et latino. Exit Peter Parker, bienvenue Miles Morales.

Moins d'un an après le succès de "Black Panther", le premier super-héros noir de l'univers Marvel, un autre personnage de couleur va tisser sa toile sur grand écran : Miles Morales, dans "Spider-Man : New Generation", qui doit sortir mi-décembre en France et aux Etats-Unis.

Le scénario de ce film d'animation - un adolescent piqué par une araignée radioactive - est déjà bien connu. Mais cette fois l'action se déroule dans un univers où Peter Parker, plus vieux, se contente d'un rôle de mentor.

C'est Shameik Moore, un acteur et chanteur d'origine jamaïquaine de 23 ans, qui prête sa voix au jeune super-héros, dans ce film réalisé par Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman.

Bien avant de décrocher le rôle, il voulait jouer ce personnage, a-t-il raconté à l'AFP.

Une amie lui avait offert un journal pour qu'il couche ses pensées sur papier.

"Une des toutes premières choses que j'ai écrites est +Je suis Spider-Man. Je suis Miles Morales+".

C'est en apparaissant dans "Dope", petit film indépendant apprécié par la critique et sorti en 2015, qu'il a attiré l'attention des producteurs.

La probabilité pour qu'il soit projeté sur le devant de la scène de la sorte était pourtant aussi faible que celle de se faire piquer par une araignée radioactive, se plaît-il à expliquer pour filer la comparaison avec Spider-Man.

"L'araignée l'a choisi alors que plusieurs milliers de personnes vivent à Brooklyn. Et Sony m'a choisi pour Miles Morales au milieu des milliers de personnes qui ont passé le casting".

- Premier film sans Stan Lee-

"Spider-Man : New Generation" veut rendre un hommage à la bande-dessinée originale avec son style léger et ses bulles qui s'affichent à l'écran.

Ce sont les premières aventures d'un super-héros Marvel à sortir au cinéma depuis le décès du créateur de Spider-Man, le scénariste Stan Lee, mort le 12 novembre à l'âge de 95 ans.

La légende de la bande-dessinée, papa également des X-Men ou de Hulk, est crédité comme un des producteurs exécutifs du film.

Et, comme c'est la tradition dans les films Marvel, il fait une apparition - sous forme animée bien sûr.

L'idée d'un homme-araignée de couleur a germé dans la tête des responsables de Marvel après la victoire de Barack Obama en 2008.

La maison d'édition, un des poids lourds les plus influents de la pop culture américaine, a créé en 2011 ce personnage métis, qui officie dans une réalité parallèle à celle que connaissent les lecteurs depuis les années 1960 et où Peter Parker est Spider-Man.

L'adaptation de ses aventures semblait donc inévitable étant donné le nouvel intérêt qu' Hollywood s'est trouvé pour les films mettant les minorités à l'honneur, qui s'avèrent souvent très rentables ("Wonder Woman" ou "Black Panther" pour les super-héros, "Crazy Rich Asians" dans un autre registre).

"Je pense que tout a à voir avec le business. La raison pour laquelle il y a plus de projets multiculturels ou avec des femmes est qu'il y a une vraie demande, les gens sont prêts à payer pour cela", explique à l'AFP Jake Johnson, la voix de Peter Parker.

Mais, noir, blanc ou métis, Spider-Man reste un super-héros. Et Miles Morales "n'est pas moins puissant que les autres", ajoute-t-il.

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"L’écrivain est le vigile de la société", écrivaine burkinabè

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Kenya : mort de l'écrivain et activiste homosexuel Binyavanga Wainaina

FILE - Prize-winning Kenyan author Binyavanga Wainaina poses for a photograph after giving a television interview in Nairobi, Kenya.

L'écrivain kényan Binyavanga Wainaina, devenu une icône de la cause des droits des homosexuels en Afrique après avoir fait son coming-out en 2014, est décédé dans la nuit à l'âge de 48 ans, a annoncé mercredi sa maison d'édition.

L'auteur, qui avait remporté en 2002 le prix Caine, une des plus prestigieuses récompenses pour la littérature africaine en langue anglaise, est mort quelques jours à peine avant un jugement attendu de longue date qui pourrait décriminaliser l'homosexualité au Kenya.

"Il est décédé la nuit dernière", a déclaré à l'AFP Tom Maliti, président du Kwani Trust, une maison d'édition basée à Nairobi et fondée par Wainaina.

L'écrivain et journaliste avait été victime d'une crise cardiaque en 2015 et avait le sida. L'an passé, il avait indiqué vouloir épouser son partenaire de longue date en Afrique du Sud.

Son frère James a raconté à la radio Capital News que les condoléances affluaient du monde entier. "Nous avons perdu Ken la nuit dernière. Nous pleurons sa perte (...), mais Ken était une personne incroyable, avec une finesse d'esprit incroyable", a-t-il déclaré.

Wainaina avait reçu des éloges et bénéficiait d'une large audience pour l'ensemble de son oeuvre, dont son essai satyrique "How to Write About Africa".

Mais sa figure divisait parfois dans son Kenya natal, où des lois datant de la période coloniale criminalisent l'homosexualité. Wainaina avait provoqué un énorme débat en 2014 en révélant son homosexualité dans une nouvelle publiée en ligne intitulée "Je suis homosexuel, maman".

"Moi, Binyavanga Wainaina, je jure très honnêtement avoir su que je suis homosexuel depuis que j'ai cinq ans", écrivait-il dans cette nouvelle dédiée à sa mère décédée.

Ce texte est "un acte politique", avait à l'époque expliqué à l'AFP Wainaina, qui l'avait écrit quelques jours après la promulgation d'une loi anti-homosexualité au Nigeria, pays qu'il admirait et considérait comme sa seconde patrie.

Il avait reçu d'innombrables messages de soutien et avait été nommé parmi les personnalités les plus influentes au monde par Time Magazine cette année-là.

Mais il était aussi la cible publique de tous ceux qui dénoncent l'homosexualité sur le continent. Vingt-huit pays sur 49 en Afrique sub-saharienne ont des lois pénalisant les relations homosexuelles.

Un tribunal kényan doit rendre vendredi son jugement sur la constitutionnalité de deux lois datant de l'époque coloniale et criminalisant l'homosexualité.

Ce jugement était attendu en février, mais les juges avaient repoussé à mai leur décision, arguant alors d'une charge de travail trop importante.

Les activistes voient là l'opportunité pour le Kenya de servir d'exemple en Afrique.

De l'art pour valoriser l'Afrique

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Les enseignants du public mettent fin à leur grève

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Fin de la grève des enseignants du public

Un accord a été trouvé pour stopper la grève des syndicats de la santé, à Bamako, Mali, le 16 avril 2017. (VOA/Kassim Traoré)

Le gouvernement malien et les syndicats de l'Education nationale, dont la grève faisait planer le spectre d'une "année blanche", ont signé un accord prévoyant la reprise des cours dès lundi matin, ont annoncé les deux parties.

Depuis plusieurs mois, les enseignants déclenchent des mots d'ordre de grève très suivis, qui ont notamment entraîné des manifestations de professeurs et d'étudiants.

L'accord en dix points a été conclu au cours d'une rencontre sur la crise scolaire samedi avec le Premier ministre Boubou Cissé.

"Nous avons décidé de mettre fin à la grève. Les cours reprendront lundi 20 mai sur tout le territoire national", a déclaré à l'AFP Adama Fomba, responsable d'un des huit syndicats d'enseignants signataires du procès verbal de conciliation avec le gouvernement.

Cet accord, consulté par l'AFP, prévoit notamment l'octroi aux enseignants d'une prime de logement et d'une prime de documentation, ainsi que "l'adoption immédiate du projet de décret portant plan de carrière du personnel enseignant" en Conseil des ministres.

Selon un communiqué du gouvernement, les parties sont notamment convenues de "20.000 FCFA (environ 30 euros) de majoration de l'indemnité de résidence".

"Il n'y a ni perdant, ni gagnant, c'est le Mali qui gagne. La fin de cette grève permettra à nos enfants de reprendre le chemin de l'école, et aux enseignants de jouer leur rôle", a déclaré à l'AFP le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hamadoun Dicko.

Auparavant, les cheminots maliens de la voie ferrée Dakar-Bamako, avaient repris le travail le 13 mai après presque cinq mois d'arrêt, dont un mouvement de grève de la faim, pour le paiement de nombreux mois d'arriérés de salaires.

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