Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Un sommet à l'ONU pour attirer l'attention sur la tuberculose

Un enfant se fait vacciner dans un centre contre la tuberculose, en Afrique du Sud, le 27 janvier 2011.

La tuberculose est devenue la maladie transmissible la plus meurtrière dans le monde, mais c'est sur le sida que se focalisent l'attention et l'argent des donateurs.

Lorsque les dirigeants mondiaux se réuniront le mois prochain à New York pour l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, il leur sera demandé de s'engager à mettre un terme à la pandémie de tuberculose d'ici à 2030 et de lever 13 milliards de dollars par an pour atteindre cet objectif.

Le milliardaire philanthrope Bill Gates, dont la fondation humanitaire finance des programmes de santé publique dans les pays pauvres, sera l'une des têtes d'affiche du premier sommet international sur la tuberculose, qui se tiendra le 26 septembre en marge de l'Assemblée générale.

"La tuberculose n'est pas une maladie du passé, mais si le monde coopère pour la combattre, je n'ai aucun doute qu'elle puisse l'être", a tweeté Bill Gates.

Un différend entre les Etats-Unis et l'Afrique menace toutefois de jeter un froid sur les débats. Plus de deux mois de négociations sur un projet de déclaration finale ont achoppé sur une proposition sud-africaine de reconnaître le droit des pays les plus pauvres à un accès à des médicaments moins chers, proposition que les Etats-Unis ont retirée du texte final.

L'organisation caritative Médecins sans frontières (MSF) a applaudi l'initiative sud-africaine et appelé les autres pays à résister à ce qu'elle a qualifié de "pression agressive" de l'industrie pharmaceutique américaine pour réduire l'accès aux médicaments à bas prix.

Les négociations se poursuivent pour parvenir à un compromis, selon des sources diplomatiques.

L'an dernier, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait sonné l'alarme en annonçant que la tuberculose avait devancé le sida parmi les maladies infectieuses les plus meurtrières, et qu'elle était devenue la neuvième cause de mortalité dans le monde.

Sur les 10,4 millions de personnes qui ont contracté cette grave maladie des poumons en 2016, 1,7 million en sont mortes, alors que c'est une maladie que l'ont peut prévenir, traiter et guérir.

Le projet de document final, en 30 points, prévoit que les gouvernements acceptent de mobiliser au moins 13 milliards de dollars par an d'ici 2022 pour éliminer l'épidémie mondiale d'ici 2030, et 2 milliards de dollars de plus pour financer la recherche et l'innovation contre la maladie.

Les cinq pays les plus touchés par la tuberculose --l'Inde, qui compte 25% des cas, l'Indonésie, la Chine, les Philippines et le Pakistan-- n'ont pas indiqué à quel niveau ils seraient représentés.

Les organisations non-gouvernementales souhaitent que les dirigeants des principaux pays donateurs, comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et le Canada, participent au sommet afin que cette réunion, la première du genre, change réellement les choses.

"La tuberculose n'est pas qu'une question de santé publique. C'est une question économique, une question de développement, une question de sécurité et nous avons besoin du leadership des chefs d'Etat", explique Paula Fujiwara, directrice scientifique de l'Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires, basée à Paris.

"S'ils ne font pas ce qu'on attend d'eux en septembre, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour dénoncer leur responsabilité pour chaque vie perdue", ajoute-t-elle.

Quelque 33 chefs d'Etat et de gouvernement ont annoncé leur participation, selon l'ONU.

Avec AFP

Toutes les actualités

L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

AfroTech : Le cofondateur et PDG de Twitter au Ghana

AfroTech : Le cofondateur et PDG de Twitter au Ghana
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:01 0:00

Les Américaines dans l’armée de l’air

Les Américaines dans l’armée de l’air
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:06 0:00

Journée des anciens combattants : le rôle des femmes

Journée des anciens combattants : le rôle des femmes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:32 0:00

Situation confuse en Bolivie après la démission du président Evo Morales

Situation confuse en Bolivie après la démission du président Evo Morales
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:12 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG