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Nigeria

Un soldat tué et sept blessés au Nigeria

Un véhicule de convoi de l'armée nigériane avec un canon anti-aérien près de Bama, dans l'État de Borno, au Nigéria, le 31 août 2016.

Des jihadistes lourdement armés ont attaqué une base militaire du nord-est du pays, tuant un soldat.

Des combattants du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), une faction de Boko Haram affiliée à l'organisation Etat Islamique, sont arrivés à bord de camions équipés d'armes anti-aériennes et ont attaqué la base située dans le village d'Arege, près de Baga sur les bords du Lac Tchad.

"La base a été attaquée ce matin vers 05H30 et les soldats ont répondu en force, ce qui a conduit à une bataille intense", a indiqué un officier nigérian, ajoutant que "l'attaque a été repoussée avec succès mais malheureusement un soldat a été tué et sept autres ont été blessés dont un officier."

C'est la deuxième fois en une semaine que cette base est prise pour cible. Mercredi, Boko Haram avait mené un assaut qui s'est soldé, selon l'armée, par "de nombreuses victimes" parmi les jihadistes.

Ces derniers mois, le groupe jihadiste a multiplié les attaques contre des cibles militaires dans le nord-est du pays, infligeant de lourdes pertes humaines et matérielles à l'armée.

Candidat à sa propre succession en février prochain, le président Muhammadu Buhari fait face à un bilan sécuritaire très critiqué. La situation est telle dans la région que les pays du Lac Tchad ont demandé, lors d'une réunion de leurs dirigeants jeudi à N'Djamena un soutien de la communauté internationale dans leur lutte contre le terrorisme.

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Mieux traiter les femmes pour mieux lutter contre Boko Haram, selon l'ICG

Les analystes préconisent un financement plus important pour soutenir les programmes en faveur des femmes.

Des dizaines de milliers de femmes ont été libérées des griffes de Boko Haram ou ont réussi à échapper aux combattants islamistes nigérians mais leur assurer un avenir sûr est essentiel pour gagner la guerre contre les insurgés, estiment des analystes de l'International Crisis Group (ICG).

"Leur détresse est une préoccupation humanitaire - mais elle pourrait aussi alimenter le conflit", affirme le groupe de réflexion dans un rapport publié mardi.

Le soulèvement de Boko Haram, qui dure depuis dix ans et vise à établir un État islamique dans le nord-est du Nigeria, s'est étendu au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins. Une coalition militaire régionale lutte contre le groupe islamiste. Mais la clé du succès ne peut pas dépendre uniquement des forces armées, avertit l'ICG.

Les analystes ont appelé le gouvernement à "regarder au-delà de la campagne militaire" dans leur rapport intitulé "Retour du pays du Jihad: le destin des femmes associées à Boko Haram".

Trop de femmes fuyant le jihadisme sont rejetées par la société, explique le rapport. "La réintégration réussie des anciennes femmes de Boko Haram peut envoyer un signal fort à leurs maris combattants, dont certains envisagent la possibilité de leur propre reddition", a déclaré l'ICG.

"Inversement, de mauvais traitements pourraient non seulement dissuader les hommes de se démobiliser, mais aussi inciter les femmes à retourner dans les rangs des insurgés", ajoute le document.

Cela s'applique à la fois à ceux ou celles qui ont été forcés de se battre parce qu'ils ont été enlevés et à ceux qui ont été recrutés de plein gré mais se sont depuis séparés du groupe et se sont rendus.

Les analystes préconisent un financement plus important pour soutenir les programmes en faveur des femmes et veiller à ce que l'aide soit distribuée de façon à éviter que ceux qui ont souffert des attaques de Boko Haram n'éprouvent du ressentiment envers les anciens combattants.

"Un soutien accru aux personnes déplacées par le conflit et, plus généralement, au développement du nord-est du Nigeria, peut contribuer à rétablir les relations tendues entre l'État et la société qui ont alimenté l'insurrection", assure l'ICG.

Boko Haram a enlevé des milliers de femmes et d'enfants - y compris les 276 lycéennes enlevées à Chibok en 2014 - mais les islamistes ne sont pas les seuls à pratiquer ces enlèvements. Début mai, une milice pro-gouvernementale combattant Boko Haram a relaché 894 enfants, dont 106 filles.

Avec AFP

Quatorze civils tués dans des attaques de Boko Haram

Une camionnette de patrouille de police brûlée reste abandonnée sur le bord d'une route déserte à Damaturu, dans l'État de Yobe, le 7 novembre 2011.

Quatorze personnes ont été tuées jeudi dans des attaques lancées par le groupe djihadiste Boko Haram contre des villages du nord-est du Nigeria, ont annoncé vendredi des responsables.

Les raids ont eu lieu dans les Etats voisins de Borno et Adamawa, où les membres de Boko Haram ont intensifié leurs activités ces derniers mois.

Dans la première attaque, survenue à la mi-journée jeudi, les djihadistes arrivés à motos s'en sont pris aux habitants près du réservoir du village de Maichulmuri, à la sortie de la capitale de l'Etat de Borno, Maiduguri.

"Les insurgés ont tiré sur des groupes de paysans qui irriguaient leurs cultures, sur des pêcheurs qui se trouvaient sur le barrage, sur des bergers qui faisaient paître leur troupeau", a indiqué le chef d'une milice locale, Babakura Kolo.

"A ce stade nous avons retrouvé neuf cadavres", a-t-il dit. Mais le bilan pourrait être plus lourd car les assaillants ont poursuivi les villageois qui s'enfuyaient vers les zones boisées, a dit un villageois, Modu Alhaji Sheriff.

La région est régulièrement attaquée par les insurgés loyaux au chef historique de Boko Haram, Abubakar Shekau.

Dans une seconde attaque, dans l'Etat d'Adamawa, les djihadistes ont tué cinq personnes dans trois villages du district de Madagali (285 kilomètres au nord de la capitale de l'Etat, Yola).

Ils ont fondu sur le village de Shuwa avant de l'incendier. "Trois personnes sont mortes", a indiqué un habitant, Paul Waramulu. Ils s'en sont ensuite pris aux villages de Kirchina, également brûlé, puis de Kuda où "ils ont tué deux personnes", selon un habitant, Simon Damina.

L'insurrection, lancée il y a une dizaine d'année, a fait plus de 27.000 morts au Nigeria et 1,7 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. La situation humanitaire est extrêmement inquiétante dans le nord-est du pays.

L'opérateur téléphonique MTN fait son entrée en Bourse au Nigeria

Des automobilistes traversent un tunnel passant devant une annonce de MTN dans le quartier du Maryland à Lagos, le 8 mars 2016.

Le premier opérateur de téléphonie mobile d'Afrique, le sud-africain MTN, a fait son entrée jeudi à la Bourse du Nigeria, une introduction de 6 milliards de dollars (5,36 milliards d'euros) signe de son intérêt pour son plus grand marché.

"Nous vivons et travaillons au Nigeria, maintenant nous y sommes aussi cotés", s'est félicité son directeur général, Ferdi Moolman, selon qui l'introduction au NSE démontre la confiance du groupe dans l'économie nigériane après des années de différends avec le gouvernement.

MTN dit détenir environ la moitié des parts de marché en termes de chiffre d'affaires au Nigeria, pays le plus peuplé du continent.

Cette introduction en Bourse constitue un "événement historique", a pour sa part salué Jude Chiemeka, chef des opérations de trading au NSE.

MTN compte développer au Nigeria les transferts d'argent via téléphone portables sans compte en banque (argent mobile), populaires dans certains pays d'Afrique mais peu développés au Nigeria.

Ce type de transferts d'argent a un "énorme potentiel", a jugé Ferdi Moolman. "Nous estimons qu'il y a près de 50 millions de Nigérians qui n'ont pas accès à un compte bancaire".

Cette introduction en Bourse a eu lieu après que MTN eut soldé ses contentieux avec les autorités du pays.

En décembre, le groupe sud-africain a notamment accepté de payer 53 millions de dollars (47,3 millions d'euros) pour solder un conflit avec le régulateur des télécoms nigérians (NCC) qui l'accusait d'avoir rapatrié illégalement dans son pays 8,13 milliards de dollars (7,3 milliards d'euros).

Le manque de fonds pourrait ralentir la lutte contre Ebola en RDC (Croix-Rouge)

La Croix-Rouge a averti jeudi que le grave manque de financement pourrait l'obliger à réduire ses activités de lutte contre l'épidémie d'Ebola en RDC, alors que le nombre de cas monte en flèche.

"La situation est grave", a déclaré le directeur du département Santé de la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR), Emanuele Capobianco, lors d'une conférence de presse à Genève.

"L'ampleur et la qualité des activités qui seront menées par les volontaires de la Croix-Rouge diminueront considérablement au cours des deux prochaines semaines, faute de financements supplémentaires", a-t-il dit.

L'actuelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola, déclarée en août dans les provinces du Nord-Kivu et d'Ituri, est la dixième et la plus grave enregistrée sur le sol congolais depuis 1976. Elle est la deuxième la plus grave après celle en Afrique de l'Ouest de 2014-2016 (plus de 11.000 morts en Guinée, Sierra Leone et au Liberia principalement).

Depuis le début de l'épidémie en RDC, il y a eu près de 1.150 décès pour plus de 1.700 cas confirmés et probables, selon les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Mais 20% de ces 1.700 cas ont été signalés au cours des trois dernières semaines seulement, a relevé M. Capobianco, qualifiant ce pic d'"alarmant".

Les différentes sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont reçu jusqu'à présent moins de la moitié des 31,5 millions de francs suisses (28 millions d'euros) demandés pour financer leurs activités.

Sur le terrain, les équipes anti-Ebola font face à des résistances et des violences.

Plusieurs groupes armés sont actifs dans la région. En outre, rumeurs et défiance entravent le travail des personnels de santé, alors qu'une partie des habitants sont dans un déni de la maladie, prenant parfois des formes violentes.

Les enterrements sécurisés des malades conduits par la Croix-Rouge sont parfois perçus par les populations comme une agression culturelle.

Or, une étude portant sur les enterrements sécurisés menés durant la grande épidémie qui a touché l'Afrique de l'Ouest en 2014-2016 a montré qu'ils avaient permis d'éviter 10.500 cas, réduisant d'un tiers l'ampleur de l'épidémie.

Mais le processus est complexe et coûteux. Chaque inhumation coûte environ 500 dollars.

Les forces policières s'unissent contre le crime organisé

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