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Buhari appelle à l’élimination totale de Boko Haram

Le président nigérian Muhammadu Buhari

Le président nigérian Muhammadu Buhari, en campagne pour sa réélection, a déclaré mercredi que le groupe jihadiste devait être "éliminé de la surface de la terre."

"Des progrès remarquables ont été faits pour rétablir la sécurité dans le nord-est depuis 2015", a-t-il lancé lors d'un sommet de l'armée nigériane.

Cette réunion annuelle de hauts gradés militaires devait se tenir dans le sud du pays, mais elle a finalement été organisée à Maiduguri, capitale de l'Etat du Borno, après une attaque contre une base militaire la semaine dernière qui a fait une centaine de morts parmi les soldats.

"Nos troupes ne doivent pas perdre de vue leur tâche: éliminer Boko Haram de la surface de la terre. C'est une guerre que nous devons gagner absolument", a-t-il ajouté, sans oublier de partager "pensées" et "prières" avec les familles des soldats tués au combat.

Lire aussi: Lancement de la campagne électorale au Nigeria

Buhari s'est par ailleurs engagé à collaborer avec les partenaires de la Force d'intervention conjointe multinationale (MNJTF), dont le siège est à N'Djaména.

Arrivé au pouvoir en mars 2015, notamment sur la promesse qu'il allait mettre un terme à l'insurrection islamiste, Muhammadu Buhari, un ancien général, avait rapidement assuré que les combattants de Boko Haram étaient "techniquement vaincus", avant d'être cruellement démenti par les faits.

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Des Nigérianes embrassent la profession de mécanicien

Des Nigérianes embrassent la profession de mécanicien
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Dans le village nigérian de Zuba, une mécanicienne déboulonne les préjugés

Favour Okonkwo et son équipe féminine à Zuba, Nigeria, le 2 décembre 2020.

Dans le village de Zuba, situé à la périphérie d'Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, se trouve un garage où les femmes dirigent les travaux de réparation de voitures de tout modèle.

Favour Okonkwo, une mécanicienne, est propriétaire de ce garage. Pour elle, exercer sa profession est un rêve devenu réalité, ayant nourri l'intérêt depuis son adolescence à l'école secondaire. Les commentaires dénigrants des certains sur la mécanique n'ont ni découragé ni fait changer d’avis Favour Okonkwo.

"Beaucoup de choses m’ont motivé à aimer cette profession qui est jusqu’ici dominée par les hommes. Même lorsque j’étais encore enfant et que je grandissais, je faisais déjà quelques travaux techniques de réparation à la maison ... je réparais tout. Ma maman avait noté cela", relate-t-elle.

Originaire d’Awka, dans l’État d’Anambra, et mère de six enfants, "Madame Rock" comme on l’appelle affectueusement, a commencé son aventure au Collège Technique de sa ville natale.

Un des stagiaires dans le garage de favour Okonkwo, Nigeria, le 2 décembre 2020.
Un des stagiaires dans le garage de favour Okonkwo, Nigeria, le 2 décembre 2020.

Elle a également acquis par la suite des connaissances supplémentaires dans la profession auprès de certaines institutions avant de venir s’installer à Zuba.

Avec près de 18 années d’expérience dans son métier, elle a fini par épouser un mécanicien automobile, qui, explique-t-elle, lui a donné tous les encouragements et les moyens dont elle a besoin pour progresser dans sa profession.

Valentine Okonkwo apprécie beaucoup les efforts fournis par sa femme dans la profession.

"Elle est très déterminée, elle fait du bon travail. Il ne suffit pas seulement de former une personne dans une profession. Mais ses efforts pour retenir et appliquer tout ce que vous lui avez appris. Elle apprend très vite, en fait elle est pratiquement devenue une ingénieure. Elle répare toute sorte de voitures sophistiquées", confie-t-il fièrement.

Elle a déjà formé deux femmes dans la profession et elle compte actuellement 12 stagiaires, hommes et femmes confondus.

Odo Philomina, âgée de 18 ans, l’une des stagiaires, explique qu'elle est là "pour réaliser mes rêves". "Je deviendrai une grande mécanicienne dans l’avenir".

Les Nigérians bouleversés après le massacre de 76 agriculteurs

Babagana Zulum, le gouverneur de l'Etat de Borno au Nigeria, le 1er décembre 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

Les Nigérians sont bouleversés après le massacre de 76 agriculteurs le week-end dernier dans l’Etat de Borno. Les forces de sécurité et les groupes d'autodéfense du nord-est du Nigeria cherchent encore des disparus.

Le Nigeria est plongé depuis plus de dix ans dans une crise sans fin dans le Nord-Est du pays. A l’insurrection djihadiste s’ajoutent des affrontements meurtriers et récurrents entre éleveurs peulhs et agriculteurs dans le centre du pays et les multiples enlèvements d'étrangers et de Nigérians pour des rançons.

Dans une vidéo, le groupe dirigé par Abubakar Shekau affirme avoir tué des dizaines de villageois du district de Jere, près de Maiduguri. Depuis, 43 corps ont été enterrés dimanche et 33 autres ont été enterrés lundi, a déclaré Babakura Abba Jatau, le ministre local de l'information. Les recherches sont toujours en cours pour retrouver d'autres victimes.

Le gouvernement nigérian a déclaré à plusieurs reprises qu’il avait vaincu Boko Haram. Expert en sécurité, Onyekachi Adekoya, estime que l’armée nigériane a des difficultés pour faire face a la crise.

"Il y a une contrainte qui explique pourquoi l’armée nigériane ne peut pas faire face efficacement au problème de Boko Haram", explique-t-il. "J’ai répété cela à chaque fois que j’ai eu l’opportunité de m’exprimer. Nous savons où se trouve boko haram et comment le groupe opère. Ce que nous n’avons pas c’est ce qu’on a besoin pour résoudre le problème de bokoharam. Il est aussi vrai que l’armée manque de logistiques".

L’attaque de samedi dernier est considérée comme la plus violente contre les civils cette année. Des villageois ont enterré les corps de dizaines d'agriculteurs presque toutes les victimes ont été égorgées.

La corruption au sein des services de sécurité dans la région et les conditions de travail difficile de la police nigériane sont souvent pointées comme les maux qui minent la lutte contre les islamistes.

Pour Austin Braimoh, membre de la Commission nationale en charge de la gestion des affaires des services de police, il y a un problème de manque d’hommes.

"Principalement il est clair que la police nigériane est sous- financée et manque d’hommes. Parce que si vous avez par exemple une police de moins 400 mille agents pour sécuriser près de deux millions de personnes vous comprendrez certainement qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Nous sommes au courant que nous n’avons pas assez d’hommes qui peuvent pour créer un espace autour de nous maintenir la paix".

Le ministre nigérian de l’information et de la culture Laï Mohamed soutient que le manque de moyens logistiques: "le Nigeria a fait plusieurs tentatives pour obtenir de l’armement nécessaire pour faire face à ce problème de terroris,e. Mais pour une raison ou une autre nous n’avons pas reçu ces armes. Et sans l’armement adéquat nous allons continuer à rester à la merci terroristes".

La crise dans le nord-est a fait plus de 36.000 morts et au moins deux millions de déplacés. Les agriculteurs sont devenus la cible ce qui est aussi une menace la production alimentaire du pays.

Les Nigérians sont bouleversés par le massacre de Borno

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Six femmes et quatre nouveaux-nés libérés d'une "usine à bébé"

Les femmes avec leurs nouveau-nés dans un service de la maternité de l'île de Lagos, Nigeria, le 31 octobre 2011. (AP Photo/Sunday Alamba)

La police nigériane a libéré mardi 10 personnes, dont 4 nouveaux-nés, d'une maternité illégale, plus communément appelé "usine à bébés", dans l'Etat d'Ogun, dans le sud-ouest du Nigeria, a annoncé mercredi un porte-parole de la police.

"Agissant sur renseignement, nos hommes sont intervenus dans cette maternité illégale et ont sauvé 10 personnes, 4 enfants et six femmes. Parmi elles, quatre étaient enceintes", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Abimbola Oyeyemi.

Les femmes ont expliqué à la police que la propriétaire de la maternité payait des hommes pour les mettre enceintes et vendait ensuite les nouveaux-nés.

Cette pratique criminelle est assez répandue dans ce pays de 200 millions d'habitants, mais chaque découverte de ce genre provoque la stupéfaction dans l'opinion publique.

Certaines de ces jeunes filles sont piégées avec des promesses d'emplois et se retrouvent enceintes, forcées d'accoucher d'enfants à "vendre", dans la plupart des cas, à des couples désireux d'adopter un enfant.

La propriétaire de la maternité est en fuite, "nous intensifions nos efforts pour l'arrêter et la remettre à la justice", a ajouté le porte-parole.

Cette femme avait déjà été arrêtée en début d'année: "Elle avait été jugée pour traite des êtres humains, mais elle était en liberté sous caution et a recommencé ses activités", selon la police.

Deux autres suspects, dans la fille de la propriétaire, ont été arrêtés.

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