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Nigeria

Buhari appelle à l’élimination totale de Boko Haram

Le président nigérian Muhammadu Buhari

Le président nigérian Muhammadu Buhari, en campagne pour sa réélection, a déclaré mercredi que le groupe jihadiste devait être "éliminé de la surface de la terre."

"Des progrès remarquables ont été faits pour rétablir la sécurité dans le nord-est depuis 2015", a-t-il lancé lors d'un sommet de l'armée nigériane.

Cette réunion annuelle de hauts gradés militaires devait se tenir dans le sud du pays, mais elle a finalement été organisée à Maiduguri, capitale de l'Etat du Borno, après une attaque contre une base militaire la semaine dernière qui a fait une centaine de morts parmi les soldats.

"Nos troupes ne doivent pas perdre de vue leur tâche: éliminer Boko Haram de la surface de la terre. C'est une guerre que nous devons gagner absolument", a-t-il ajouté, sans oublier de partager "pensées" et "prières" avec les familles des soldats tués au combat.

Lire aussi: Lancement de la campagne électorale au Nigeria

Buhari s'est par ailleurs engagé à collaborer avec les partenaires de la Force d'intervention conjointe multinationale (MNJTF), dont le siège est à N'Djaména.

Arrivé au pouvoir en mars 2015, notamment sur la promesse qu'il allait mettre un terme à l'insurrection islamiste, Muhammadu Buhari, un ancien général, avait rapidement assuré que les combattants de Boko Haram étaient "techniquement vaincus", avant d'être cruellement démenti par les faits.

Toutes les actualités

Reprise du procès de Nnamdi Kanu, leader séparatiste nigérian

La police secrète d'État du Nigeria escorte le leader séparatiste Nnamdi Kanu, deuxième à partir de la gauche, devant la Haute Cour fédérale à Abuja, au Nigeria, le 21 octobre 2021.

Namdi Kanu a comparu devant un tribunal en juin après avoir été détenu dans un pays tiers dont l'identité n'a pas été révélée.

Les autorités nigérianes ont retenu de nouveaux chefs d'accusation contre Nnamdi Kanu, chef du Peuple indigène du Biafra (IPOB), un groupe qu'il a fondé en 2014 et qui fait pression pour la sécession de l'ethnie Igbo, qui couvre une partie du sud-est du Nigeria.

La révélation a été faite par son avocat alors que son procès reprend mardi.

Une tentative de sécession de la patrie sous le nom de République du Biafra en 1967 - l'année de naissance de M. Kanu - a déclenché une guerre civile de trois ans qui a tué plus d'un million de personnes.

Covid et insécurité, premières préoccupations des Nigérians en 2021
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Les autorités nigérianes considèrent l'IPOB comme un groupe terroriste et l'ont accusé l'année dernière d'une série d'attaques contre des postes de police et des bureaux gouvernementaux dans le sud-est du pays. Le groupe nie ces accusations et les considère comme une tentative de le forcer à se dissoudre.

Nnamdi Kanu, un citoyen britannique, a été arrêté en 2015 mais a disparu alors qu'il était en liberté sous caution en avril 2017. Les autorités affirment que les commentaires qu'il a postés sur les réseaux sociaux et les émissions qu'il a diffusées sur les ondes de Radio Biafra ont encouragé les attaques contre les forces de sécurité nigérianes.

Sept chefs d'accusation

L'accusé a plaidé non coupable des sept chefs d'accusation qui pèsent sur lui, notamment celui de terrorisme, appel à la sécession et diffusion en connaissance de cause de fausses informations sur le président Muhammadu Buhari.

L'avocat de M. Kanu, Ifeanyi Ejiofor, a déclaré mardi que les procureurs avaient remis à l'équipe de défense un acte d'accusation modifié portant sur 15 chefs d'accusation.

Des manifestants tiennent des drapeaux du Biafra alors qu'ils participent à une manifestation à Durban, en Afrique du Sud, le 30 mai 2019.
Des manifestants tiennent des drapeaux du Biafra alors qu'ils participent à une manifestation à Durban, en Afrique du Sud, le 30 mai 2019.

L'acte d'accusation modifié représente "la pire forme de vice de procédure" et vise à retarder le procès et à maintenir son client en détention, a déclaré l'avocat dans un communiqué.

Les forces de sécurité nigérianes ont empêché les médias et certains partisans de M. Kanu d'assister au procès.

Nnamdi Kanu a comparu devant un tribunal à Abuja le 29 juin dernier après avoir été détenu dans un pays tiers dont l'identité n'a pas été révélée. Son avocat a affirmé qu'il avait été capturé et maltraité au Kenya, mais Nairobi nie toute implication.

Les élèves reprennent le chemin de l'école dans le nord du Nigeria

Des élèves de l'Oregun Junior and Senior High School assistent à des conférences dans une salle de classe à Lagos au Nigeria, le lundi 18 janvier 2021. (Photo AP/Sunday Alamba)

L'Etat de Zamfara dans le nord du Nigeria a rouvert une partie de ses écoles lundi quatre mois après leur fermeture en raison d'enlèvements de masse par des gangs criminels, a annoncé le gouvernement local.

Les écoles avaient été fermées en septembre à la suite de l'enlèvement de 80 élèves d'un établissement du secondaire dans le village de Kaya. Le nord-ouest du Nigeria est la cible d'une vague d'enlèvements de masse.

Le centre et le nord-ouest du Nigeria sont depuis des années le théâtre de gangs criminels, appelés localement "bandits", qui attaquent les villages, volent le bétail, pillent et tuent les habitants.

Les bandes criminelles ont graduellement orienté leurs activités vers les enlèvements d'écoliers afin d'obtenir des rançons des parents.

Au total, 115 écoles ont rouvert lundi et 85 autres sont restées fermées "jusqu'à ce que la situation sécuritaire s'améliore", selon un communiqué du ministère de l'Education de l'Etat.

Environ 1.500 écoliers ont été kidnappés par ces bandes l'an dernier au cours de 20 enlèvements de masse dans la région et 16 élèves y ont perdu la vie, selon l'agence des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

La plupart des otages ont été libérés après des négociations, mais certains demeurent en captivité.

Des centaines d'écoles ont été fermées en raison de ces enlèvements dans les Etats de Katsina, Kaduna, Zamfara, Niger, Sokoto et Jigawa.

Du Nigeria à l'Himalaya, la télémédecine gagne du terrain

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Twitter de retour au Nigeria après 7 mois de suspension

Twitter de retour au Nigeria après 7 mois de suspension
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Twitter de retour au Nigeria après sept mois de suspension

Un homme utilise son téléphone portable pour lire les gros titres de Twitter dans un bureau à Lagos, au Nigeria, le 7 juin 2021.

Twitter est de nouveau opérationnel au Nigeria après une suspension de sept mois dans le pays le plus peuplé d'Afrique, où le réseau social américain était devenu un important outil de contestation sociale.

"Le président Muhammadu Buhari a approuvé la levée de la suspension de Twitter au Nigeria à partir de minuit aujourd'hui", a annoncé mercredi soir le directeur de l'Agence nationale pour le développement des technologies de l'information, Kashifu Inuwa Abdullahi, cité dans un communiqué.

Le ministre nigérian de l’information et de la culture, Lai Mohamed, s'est dit satisfait des conditions imposées et acceptées par Twitter.

"Nos conditions sont claires. Premièrement, pour faire des affaires ici ils doivent être accrédités comme une entreprise nigériane. Deuxième, condition ils doivent se faire enregistrer officiellement. Troisièmement, ils doivent cesser d’autoriser l’utilisation de leur plate-forme pour des activités qui peuvent affecter le bien être du Nigeria", a-t-il déclaré.​

L’un entrepreneur dans le numérique Adamu Garba a confié à VOA Afrique que "le fait qu’ils vont ouvrir leur bureau au Nigeria, recruter un staff local et payer des taxes, cela signifie qu’a chaque fois qu’il y aura un problème concernant de fausses informations twiter ne va pas utiliser sa plate-forme pour publier de telles informations sachant bien qu’ils seront une victime. Donc je pense que c’est une bonne nouvelle".

Les autorités nigérianes affirment qu'après plusieurs mois de négociations, Twitter a finalement accédé à "toutes les conditions fixées par le gouvernement fédéral", notamment en matière de taxation et de gestion des contenus ne respectant pas les lois du Nigeria.

Twitter n'a pas fait de commentaire jeudi sur les conditions ayant permis de lever sa suspension.

Suspension en juin 2021

Abuja avait annoncé début juin 2021 la suspension de Twitter pour "une durée indéterminée" après avoir notamment accusé le réseau social d'avoir une "mission suspecte" contre le gouvernement nigérian, et de tolérer sur sa plateforme les messages du chef d'un groupe séparatiste incitant à la violence dans le sud-est du Nigeria.

La suspension de Twitter était intervenue deux jours après la suppression par le réseau social d'un message du président Muhammadu Buhari. Le chef de l'Etat avait menacé de "traiter avec un langage qu'ils comprennent" les responsables des violences dans le sud-est du Nigeria - attribuées par les autorités à des séparatistes igbos -, ravivant les terribles souvenirs de la guerre du Biafra qui a fait plus d'un million de morts dans les années 1960.

​Cette interdiction avait suscité les réactions de nombreux utilisateurs de Twitter. Le président du groupe des nigérians concernés Deji Adenyenju salue le retour du media social mais condamne la décision du gouvernement fédéral.

"L’interdiction de twitter tout d’abord était un acte anti démocratique. C’était inconstitutionnel et n’avait aucune base parce que la constitution prévoit aux nigérians le droit de s’exprimer librement. Ils ont aussi le droit d’opinion et de recevoir des informations", a-t-il déclaré.

Jeunesse ultraconnectée

L'Union européenne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et le Canada avaient alors déploré la suspension de Twitter.

Dans le pays le plus peuplé d'Afrique, 75% des 210 millions d'habitants ont moins de 24 ans, selon les Nations unies: une jeunesse très nombreuse, mais aussi ultraconnectée. Environ 20% de la population - soit 40 millions de personnes - dit avoir un compte Twitter.

Ces dernières années, la plateforme avait joué un rôle important dans le débat public, avec des hashtags qui ont eu un grand écho, comme #BringBackOurGirls ("Ramenez nos filles"), devenu viral lors de l'enlèvement de 276 écolières par le groupe jihadiste Boko Haram en 2014, ou #EndSARS, qui a donné en 2020 son nom au vaste mouvement contre les brutalités policières et contre le pouvoir.

Après la suspension de Twitter, les usagers internet nigérians avaient téléchargé en très grand nombre des VPN (réseau privé virtuel), permettant l'accès à Twitter partout dans le monde, et la recherche "VPN App" était devenue la deuxième plus grande recherche dans le pays, malgré les menaces du pouvoir contre tout contrevenant.

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